‹ Clinique chirurgicale (volume 4)Chapitre 25 sur 70 · LEE · texte numérisé non relu

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Au: DES CORPS CARTILACINEUX.

cher à réunir la plaie , j'appliquai un appateit tork : simple, ayant soin de tremper danstdu vin camphré les compresses qui devaient envelopper let genou (excellent moyen pour prévenir la dou- « leur et linflammation). 11 n’est pas survenu le L: moindre accident, et la plaie a été parfaitement cicatrisée le vingt-cinquième jour : elle l'aurait été beaucoup plus tôt si le sujet eût été mieux portant. |

Le cartilage que nous avons extrait est de la grosseur d'une amande; il est blanchâtre, rugueux d'un côté, etpoli sur l’autre surface. L'analyse qu’en a faite M. Vauquelin donne pour résultat que cette concrétion ne diffère presque point du cartilage ordinaire. Elle annonce aussi que sa substance est formée d'albumine et de muqueux dévenu concret ; car ces deux matières se comportent, comme le cartilage lui- -même , avec l’eau et les acides affaiblis. |

II°° Observation. — Berens, grenadier à pied de

Ja garde impériale, se présenta à l'hôpital pour y étre traité d’une douleur vive qu'il ressentait au genou gauche depuis plusieurs années. Quelque- k fois il était arrêté tout à coup dans sa marche par le passage subit, d'un côté de l'articulation à. l'autre, d’un corps dur qu'il disait sentir à l'article.

En chu au premier examen que j'en fis, je recon: aus deux Cartilages mobiles, du volume chacun d'une grosse amande. Leur mobilité était telle qu'au moindre contact ils échappaient à la pres.

DES CORPS CARTILAGINEUX. 307 sion du doigt et se cachaient aussitôt dans l'articulation. Pour les extraire avec succès, il m’a fallu les presser d’une main et opérer de l’autre. À raison de cette difficulté, l'opération a été un peu plus

longue que la première , mais elle n’en a pas moins eu de même résultat. Tes deux cartilages extraits ,:

les deux lèvres de la plaie ont été mises en contact au moyen de bandelettes agelutinatives et d’un

bandage méthodiquement fait et peu serré. La’ plaie a été cicatrisée avant le neuvième jour, et le

malade n'est plus gêné dans les mouvemens de la

jambe, J'ai ignoré les causes qui avaient pu donner

lieu à la Éd de ces cartilages; mais selon toutes les apparences, ils ontété daté effet d’une affection rhumatismale, dont le malade était: atteint, que d’une cause mécanique externe. J’eus lieu de soupçonner que les cartilages qui encroûtaient les extrémités osseuses articulaires étaienten partie absorbés, car outre un cliquetis bien manifeste qui se faisait sentir dans les mouvemens de cette articulation, il y avait un commencement d'ankylose *.. à

DES TUMEURS BLANCIHES. Ph

Une autre maladie propre aux articulations a

été désignée sous le nom de fumeurs blanches.

+ À v bout la forme et la grandeur des FRE cr cartilagi-

neuses appartenant aux ‘sujéts des deux observations que nous avons rapportées , voyez la planche du'sarcocèle de la femme,

308 DES TUMEURS BLANCIES.

Cette maladie, qui consiste dans une sorte d'inflammation latente, avec engorgement chronique de tout l'appareil oo et fibreux d'une articulation, notamment de celles ginglymoiïdales, se caractérise par la tuméfaction de l'articulation, la: décoloration de la peau, une légère tension dans toute la tumeur, qui offre des points de fluctuation plus ou moins sensibles à sa surface, par des douleurs lancinantes et la difficulté des mouvemens du membre. Abandonnée à elle-même, cette affection a ordinairement pour résultat l’épaississement de la membrane synoviale, l’altération des appareils fibreux avec un travail de suppuration , la dissolution des cartilages et la carie des pièces osseuses articulaires. Le caractère de cette maladie sera d’ailleurs reproduit, d’une manière spéciale, dans la description que nous allons en faire pour chaque espèce d’articulation. |

Lorsqu'elle s'établit dans l'appareil fibro-cartilagineux des pièces qui composent la colonne vertébrale , elle détermine un genre de maladie que nous avons désignée sous le nom génériquede rachialgie. On peut en effet comprendre dans cette dénomination le rachitis des anciens, ayant pour caractère principal le ramollissement des 68 de cette colonne, à divers degrés, ‘sans carie, mais offrant des incurbations plus ou moins prononcées et variables par leur disposition, ainsi, que le rachitis de Pott, ou le ramollissement, avec carie à l’un ou à se des os vertébraux, der-

DES TUMEURS BLANQUES, ‘309 nière affection qui est presque toujours suivie d'abcès symptomatiques ou par congestion. Plusieurs causes principales produisent ordinairement ces maladies; mais celle que nous pouvons considérer comme essentielle dépend de Paction immédiate d’un principe morbifique particulier ‘qui altère les propriétés vitales de cet appareil osseux et cartilagineux, et dont les effets sont. accélérés et aggravés ou par l'intempérance des sujets ou par des causes mécaniques qui ébranlent, dans ses portions ou danssa totalité, cétte colonne “vertébrale. ÿ

Jusqu'au commencement de ce siècle, les auteurs ont conseillé un grand nombre de moyens internes et externes, pour la guérison de cette maladie, soit qu’elle füt simple ou qu'elle füt com- -pliquée. Depuis peu de temps on a beaucoup préconisé, surtout pour le rachitis simple, l'usage de machines propres à mettre la colonne vertébrale dans un état d'extension graduée et permanente, de manière à redresser ses incurbations et à la . rétablir dans la ligne droite. Sans prétendre, du moins pour le moment, faire la critique raisonnée de cette méthode, j'observerai seulement que n'ayant qu'un seul effet, celui de surmonter les puissances motrices et da faire disparaître, par un mécanisme extensif, les courbures:anormales de l'épine, le résultat ne peut être que temporaire ou palliatif. Lorsque les sujets sont sortis des liens qui les retiennent sur. les hts mécaniques ; les

310 DES TÜMEURS PLANCHES.

courbures se réproduisent bientôt après, et rejettent en trés peu dé temps les sujets dans l'état d'infirmité où ils étaient avant d’avoir fait usage de ces machines. : Ces mêmes moyens , employés ‘contre le rachitis compliqué de carie, non-seulement présenteraient le même degré d'inutilité, mais auraient éncore des résultats: pernicieux et

fuhestes, si l’on insistait sur leur usase » nous en 2°

avons vu'plusieurs exemples. Ceux: que notts conseillons au contraire contre cés afféctions ont des avantages réels que le médecin physiologiste SUTtout pourra facilement apprécier. Avant dé les aire Connaître; nous tracerons ef peu de mots la marche de la maladie qui les nécessite et és priti- ‘Cipaux symptômes qu'elle présente. Fr santé Cette lésion particulière occasioné d’abord l' ch gorgement des appareils désignés et le ramllissément de leurs tissus, et comme ‘c’est sur le Corps des vertèbres et leur fibro-cartilagé que'se tuncéntrent les effets de l'affection morbidé } le sujet ‘à dela tendance à se courber, 1! prete de’Ta douleur dans la région malade; il supporte avec ‘peine la sustentation; Vasthénie atigmente avec Je travail d' ou entre et de’ suppuration & une faiblesse notable s s'empare des mémbres pelviéns ; | des abcëès par congestion se forment, , et la L SEE

Contintié 86s progres.

©’ Les'indications qu’elle présente sont, 1° dé dé- ‘gorger les vaisseaux des parties ésflammées par des veñtouses scarifiées posées à la nuque, etitre

les épaules et sur les côtés du rachis; 2° d’attaquer la maladie, d’abord par les moyens propres à combattre la cause spontanée et qui seront m0Odifiés selon la nature de ce principe morbifique, ensuite en faisant usage d’un topique révulsif tel que le moxa, que nous avons reconnu comme le moyen le plus efficace, en ce qu’il rappelle avec les propriétés vitales, dans les parties affaiblies où atrophiées (sur lesquelles on doit faire cette application), un travail de nutrition plus complet qui fait développer, dans toutes leurs dimensions, les organes tels que les os, les muscles, le tissu cellulaire et les vaisseaux. La nutrition qui se faisait en plus dans les parties exubérantes ou courbées se ralentit dans les mêmes proportions, et l'équilibre dans toutes les fonctions de l'individu finit à la longue par se rétablir. Ainsi nous avons vu, chez plusieurs sujets, tout un côté du tronc tellement déprimé et atrophié, que le scapulum, l'os coxal, les côtes et les muscles corréspondans présentaient dans toutes leurs dimensions une différence de plus de ‘la moitié, avec les parties similaires du :côté opposé, tandis qu'äpres avoir employé les moyens précités pendant un temps plus ou moins long, selon l’âge des sujets et l'étendue de l'incurbation, un rapport parfait s'établissait entre tous ces organes.

-J'entrerai dans de plus grands détails sur la

. marche de cette maladie, en parlant de la fémoro-

coxalgie , affection du même genre, qui attaque

l'articulation coxo-fémorale. Je ferai seulement remarquer ici que les cautères, établis par Pott contre la rachialgie, n'ont pas les avantages que je retire du moxa. La suppuration abondante que ces premiers cautères fournissent, sans produire la révulsion que l’on désire, affaiblit considérablement le malade, surtout s'il existe des abcès symptomatiques ou par congestion. Si ces mêmes abcès sont ouvert# de bonne heure, quel que soit le procédé dont on s'est servi avant d’avoir employé les moyens efficaces contre la carie, lé malade meurt trés-vite. Or, dans l’administration de ces moyens, il faut avoir l'attention de ne point laisser établir ces foyers de suppuration; il suffit de produire une excitation sur les parties affectées pour détourner le principe morbifique et changer les propriétés vitales des parties enflammées. Lemoxa, précédé de ventouses scarifiées, s’il y a lieu, remplit parfaitement , ainsi que nous l’avons déjà dit, cette double indication. |

Nous allons maintenant rapporter le précis de quelques observations qui feront vérifier sans doute la vérité de nos assertions sur la nature et les effets de cette maladie. nie

Le général L°*, épuisé par plusieurs causes débilitantes , était atteint d’une consomption dorsale, avec fièvre lente, asthénie notable des organes génitaux, courbure du rachis, gêne et engourdissement dans les membres inférieurs, ma: rasme au premier degré. Cette affection ayant

DES TUMEURS BLANCHES. 313 résisté à un grand nombre de moyens, il fut décidé dans une consultation qu’on appliquerait unesériedemoxas sur la colonne vertébraleet la région sacrée, sans discontinuer l'usage du quinquina et des ferrugineux administrés jusqu'alors. Après . avoir posé le troisième de ces topiques révulsifs , l'amélioration fut sensible; les forces du malades se rétablissaient à mesure qu'on répétait les applications. À la septième , M. L** fut en état de marcher seul, et à la treizième, il put aller aux eaux thermales achever une guérison déjà très-avancée : il a fait depuis plusieurs campagnes. .

Mademoiselle D**, âgée de 25 ans environ, était au premier degré de marasme, avec des symptômes bien prononcés de phthisie pulmonaire ; déjà les vertèbres dorsales étaient courbées en arrière et à droite ; l’'omoplate du même côté était détachée du tronc d’un pouce environ, par une tumeur molle fluctuante, ou dépôt par congestion : ce symptôme annonçait le premier degré d’une carie vertébrale ; enfin cette Jeune personne était menacée d’une mort prochaine quand je fus appelé pour lui donner mes soins.

Le régime débilitant auquel elle était ‘sou mise depuis plusieurs mois fut remplacé par un régime légèrement tonique, et nous prescrivimes des pilules balsamiques, avec addition de:très: petites doses d’opium gommeux : vingt, moxas furent successivement appliqués à des intervalles de huit à neuf jours, sur les côtés des apophyses

314 DES TUMEURS BLANCHES, jus épineuses des vertèbres dorsales, vis-à-vis les es paces qui séparent les apophyses transverses. Le premier changement favorable fut la cessation presque subite des symptômes de la phthisie pule . monaire, et bientôt après la réduction de la saillie des vertèbres dorsales, le rapprochement et la ré: solation de la tumeur sous-scapulaire, ainsi que l'affaissement de l'omoplate; peu à peu les forcés générales se rétablirent, et les organes intérieurs reprirent le jeu de leurs fonctions. Enfin cette demoiselle jouit maintenant d'une bonne santé. L'observation suivante a été recueillie sur un malade de l'hôpital. Joseph Richaulet, âgé dé 23 ans ,.canonnier à pied de la garde, était atteint, en février 1816, d’une tumeur de la grosseur des deux poings et de forme ovalaire, située derrière le bord, spinal du $capulum droit : il y avait fluc: tuation. dans toute son étendue, sans douleur ni changement de couleur à la peau; le sujet $e tenait constamment courbé ; les apophiyses épineuses dés vertèbres dorsales étaientsaillantes et écartées, êt cette portion du rachis était un peu déviée à gauche (côté opposéà la tumeur); lorsqu'on pressait un peu les. points correspondans à ces vertebres,. le malade ressentait une douleur:vivé: ac: compagnée d’un sentiment dé faiblesse, qui allait jusqu’à la, syncope ; si l'on prolongeait la pression. Cette tumeur et les autres symptômes qui l’accompagnaient me firent aisément reconnaître la maladie de Pott, portée au deuxième et même au

me

DES TUMEURS BLANCHES, 315 troisième degré. Elle était le résultat d’une affection rhumatismale quéce militaire avait contractée aux bivouacs glacés et humides de la campagne de

France én:28 14.24 ::: di: SPA

L'état. du malade était téllement désespéré, que

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je n’attendais aucun succès de l'emploi des MOXAS; néanmoins j'en tentai l'usage. A la troisième application que, j'en fis, à neuf et dix jours d'intervalle, sur le trajet des vertèbres dorsales qui paraiss&ent le plus affectées, le malade se trouva soulagé : la tumeur avait déjà diminué sensiblement, et c'est alors que je la fis dessiner ”.

Je prescrivis les antiscorbutiques et l& contimuation. des MOxas Jusqu'au vingt-quatrième. Les derniers furent. appliqués sur la paroi externe de la poche purulente qui empéchait le recollement, de,ses parois. La guérison de ce militaire était complète dix mois après. Il a éprouvé, pendant le cours de sa maladie , un raccouircissementt de plus dun demi-pouce dans sa taille: Ce:sujet a étésprésenté. à.la Société de Médecine de la Faculié, avantiet après.sa guérison? : tot Le tome ;;pages 396.et suivantes dela Relation de mes. Caripagnes; contient plusieurs observations. qui. constatent l’heureux emploi du imoxa

à Las Bouuare Î

17 ex be planches.

? Lady Morgan » dans son ouvrage sur la France, exprime ÆT . ; LE ; fr: PIFERUAS son admiration sur Jes cürés remarquables que l’on obtient,

tdaris”des cas de ce genre , à l’aide du moxà , moyen inusité

jusqu'à cette époque en Angleterre. (Tome IT, dppéñdice 3.)

dans la rachialgie ou consomption dorsale, avec un principe de carie et des abcès par congestion.

Après avoir fait usage du moxa at a ce que LÉ aie arrêté la marche de la maladie , j'ai opéré les abcès chez quelques sujets, par un procédé exposé dans l'ouvrage précité, et qui consiste à faire une ouverture oblique dans la tumeur au moyen d’un couteau étroit, rougi au feu, puis à faire évacuer, au même instant, à l’aide de ventouses sèches, toute la matière purulente aceumulée dans le foyer : on applique ensuite un bandage légèrement compressif.

Moussot (Pierre), âgé de 24 ans, d'une constitution phlegmatique bilieuse, fusilier au 6"° régi-, ment de la garde royale, contracta aux bivouacs froids et humides de la campagne de Saxe, vers la fin de 1813, uneaffection rhumatismale qui se fixa à la région du dos, en laissant plus ou moins d’intervalleentre les accès. Cette affection s'étantrenouvelée avecplusde force dans l'hiver de 1815, il entra à l'hôpital, -et fut transporté, en mai 18 16, des salles des fiévreux (où il avait été soumis à un traitement antirhumatismal ) dans les miennes. Il portait alors une tumeur considérable entre le rachis et le bord postérieur de l'os scapulum. Nous reconnümes, à la première inspection, la maladie de Pott, parvenue au troisième degré. La tumeur dorsale était de forme ovalaire, elle offrait environ quatre pouces dans son plus grand diamètre , et à peu près au-

DES TUMEURS BLANCHES. 317 tant de saillie; la fluctuation était manifeste dans toute son étendue; la peau ne présentait aucun changement dans sa coloration.

Je commençai le traitement par l'application, sur tout le trajet de la colonne vertébrale, de ventouses, sèches et scarifiées, auxquelles je fis succéder les moxas et les médicamens usités. Un changement favorable fut l'effet des premières applications et il continua d’avoir lieu. Cependant la tumeur, dont le volume avait éprouvé une diminution très-marquée après le quatrièrne moxa, resta stationnaire jusqu’à l'application du vinotunième, époque à laquelle une petite phlyctène se manifesta presque tout à coup au centre de sa sur-

face, etnous annonça l'ouverture spontanée et très- .

prochaine de l’abcès. Je me hâtai alors d’y plonger un couteau à lame étroite, chauffé jusqu’au blanc, de manière à pratiquer une incision d'environ un demi-potice d’étendue, commençant à la phlyctène et se dirigeant vers la partie la plus déclive de la tumeur. Un vase de Ja capacité d’un litre fut bientôt rempli d'une matière séreuse, inodore, d’un blanc grisâtre, et mêlée de flocons albumineux; une ventouse sèche, appliquée sur l'ouverture, acheva de faire sortir le peu de liquide resté dans le fond de la cavité : dans ce reste de liquide on sentait des grains osseux friables, que je crus être le détritus de la portion cariée du corps de lune des vertèbres. D'UEE Cette opération jeta pendant quatre jours le

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malade dans un état de faiblesse extrême, duéjé combattis par une potion antiseptique ét par un. régime approprié. Un mouvement fébrile vint ensuite s'annoncer par des frissons répétés suivis d’une chaleur intense. Elle était accompagnée d’un sentiment douloureux de constriction dans lés hypocondres avec dyspnée ; légere colique, flux diarrhéique et ténesme. La langue était villeuse ét d'un rouge pourpre; les urines étaient rares et d’un rouge brun. Il y a tout lieu de croire que par l’aberration ou la métastase sur toutes les membranes muqueuses, du principe très-âcre de la suppuration fournie par la carie du corps des vertèbres, il s'était établi, dans toutes ces membranes ,; une’ inflammation chronique qui fut la source des symptômes dont + vièns ” parler. hs der 9 L'application des ventouses mouchétéés, de vésicatoires volants sur le thorax et le bAventte administration des substances mucilagineuses anodines, dissipèrent le danger imminènt dans lequel s'était trouvé le malade ;'et le remirent dans un état favorable. Enfin pour favoriser le recolle” ment des-parois de la poche purulente, ] ‘app'iquat de nouveaux moxas. Le 25 novémbre 1816, ce militaire pouvait être considéré comme très-prés dû dernier point de sa guérison. marchait assezlibrement, maisilétaitprivé délafacultéde fléchirlétronc en avant et sur les côtés, à cause de la souduré des pièces ‘osseuses prifnitivenient: affectées par la

carie; sa taille était raccourcie de plus d’un pouce.

Il est évident que, chez cet individu, qui a été con- |

duit après deux ans de soins à une guérison com-

plète, la carie du cartilage et du corps des vertè+s

bres a dû être très-étendue, puisqu'il y a une si grande déperdition de substance.

Un autre procédé serait encore plus avantageux, -

si le fluide contenu dans l’abcès avait fusé dans une portion de tissu cellulaire qui communiquât profondément avec le foyer purulent. Ce procédé consisterait à passer un séton à travers ce tissu cellulaire; le fluide sortirait aussitôt par les plaies du séton et continuerait à s’écouler graduellement jusqu’à son entière évacuation ; alors, si la carie des os, qui aurait fourni ce liquide, était arrêtée, ainsi qu'on le suppose dans ce cas, la guérison complète de la maladie serait d'autant plus assurée que la matière de labcès aurait été évacnée sans nulle communication de l'air extérieur avec le

loyer purulent. Deux sujets, dont il sera parlé :

plus tard, ont été traités avec avantage d’après cette méthode.

Thomas, fusilier au 5° réciment dela garde, âgé de 22 ans, avait éprouvé plusieurs fois, après des bivouacs multi phés et plusieurs attaques de rhuma: tisme , de vives douleurs qui, dans l'été de 1816,

se réitérérent principalement à la partiesupérieure

du dos; il parut, en même temps, entre le:scapulum gauche et les vertèbres dorsales supérieures, une tumeur dont les progrès furent rapides et res

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