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marquables, puisque quinze jours après son apparition , elle avait acquis le double de son volume : et présentait une fluctuation manifeste dans tous les points de son étendue. La partie supérieure de la colonne dorsale était fortement projetée en avant, de manière à former une concavité en arrière. Cette disposition , infiniment rare, était due sans doute à l’altération de la partie postérieure du corps des vertèbres, de sorte que les apophyses épineuses s'étaient rapprochées les unes des autres, tandis que la partie spongieuse du corps de ces os se gonflait et leur faisait éprouver un écar-. tement proportionné.
u membres supérieurs étaient dans un état présque complet de paralysie.
Vingt ventouses et treize moxas furent success"
sivement appliqués autouride la tumeur dans l’es-
ær
pace de deux mois. À mesure qu’on à multipliait ces applications, leur efficacité se manifestait de la
maniere la plus évidente, par la diminution des
douleurs, la réduction du volume de l’abcès et le retour des mouvemens dans les membres thors chiques. |
Le 20 novembre, la tumeur était rédüiteau u quart de son volume primitif. Ce militaire ayant été alor: réformé, il se retira chez lui, où sa guérison se sera sans doute achevée.
Dulard, cuirassier de la garde, après avoir été
Foy. la planche.
DES TÜMEURS BLANCHES. "A 0a8. 10) soumis à l'influence pernicieusé des bivouacs glacés de la Russie, fut atteint d’une douleur fixe dans la région lombaire, avec un engourdissement para lytique des membres inférieurs. À Bourbonne:les- Bains, où ce militaire avait été envoyé, on ne traita que cette dernière affection, mais bn ment.
Lorsqu'il fut conduit à notre hôpital, je reconnus, aux symptômes déjà tracés plüsieurs fois, une rachialgie très-prononcée. Les trois premières vertèbres lombaires formaient une gibbosité d’environ un pouce; la plus légère pression sur le point malade causait de vives douleurs et de faibles mouvemens convulsifs dans lesmembresinférieurs. NE Dès les premières applications de ventousesique PE #4 je fis faire, pendant cinq à six jours, sur les par- |‘
… ties malades , le soulagement fut si évident que je |
. pus commencer l” l'emploi du moxa, et substituer » aux rafraichissans donnés jusqu ai les toniques administrés avec les modifications relatives aux indications.
Quatorze moxas, appliqués successivement Prat
les côtés de la gibhosité et vers les résions dorsale | et sacrée, la firent totalement disparaitre , réta- | blirent l’action contractile dans les muscles ex-
» tenseurs des membres pélviens, et facilitèrent tellement le jeu de toutes les fonctions , qu'à la fin ; de l’année ce malade fut en voie de guérison , et qu'il sortit de l'hôpital peu de semaines apres.
Labaudre (Blaise), âgé de 28 ans, soldat au III. # 21
Bag DES)TUMEURS PLANCHES, 4" régiment d'infanterie de la garde royale, avait
éprouvé, par shite d'incontinence , pendant quel, ques années;.des douleurs dans le dos et: dans le bassin. Lorsqw’il fut transféré , le 7 septembre 1817} de lhôpital du ‘Val-de-Grâce , où il était resté six mois; à celui du Gros-Caillou, il présentait, à la région inguinale gauche, un abcès par congestion de forme ovalaire ; de la grosseur des deux poings, avec fluctuation manifeste dans toute son étendue.
Une autre tumeur (gibbosité) de plus d'un demipouce de saillie, formée par l'écartement des apo-
physes épineuses des dernieres vertébres dorsales,
ne laissait plus de doute sur l’existence réelle de la carie, dont l'abcès n'était que le symptôme, puiiau il prenait naissance dans un point de Fulcère des dernières vertèbres dorsales ou des premières lombaires.
Desventouses sèches etmouchetées, qu'onappli- :
qua sur toute étendue dela région dorsale, combattirent linflammation chronique et soulagèrent le
malade.A près lemploi de dix:neufmoxas;latumeur, . qui d’abord avaitun peudiminué de volume,restant. ‘stationnaire, et l’un de ses points les plus saillans |
étant prêt à s'ouvrir, je commençai par passér un !
séton à travers les tégumens et le tissu cellulaire de J'aine du même côté. J’eus soin de comprendre dans la perforation les cellules profondes de cette région, avec lesquelles la matière purulente ren-
fermée dans la poche me parut communiquer.
En faisant évacuer lentement et d’une maniere
1 dis
| DES JŒUMEURS BLANCHES 923 Alaé tous. les liquides, je désirais éviter lou verture directe de !la. tumeur, à cause de da RL lesse et. du. peu d'épaisseur de sesparois , ainsi que de son MhIFinage avec Jes viscères: abdominaux. N'espérant mème plus, malgré la. réduction. très= marquée, qui se fit encore dans, Jabces, ÉpÉCREE
son ouyerture spontanée, jeme DR à à. y plon-
gersun. couteau ‘incandescent, d'après le procédé que j'ai décrit plus haut, , , À MEANS Pendant les trois: premiers mois qui. suivirent
cette seconde opération, le malade fut aussi bien
qu'on pouvait le désirer, pour son état : Ja, suppuration, quoique abondante, était de bonne. Aualité; les symptômes, de. Le fièvre de résorption étaient. dissipés, et, Labaudre commençaitéà se promener dans les salles:;, mais cet infortuné, habitué aux liqueurs spiritnenses, s’y livra sans. modération dès qu’il sé trouva hors de danger : aussi
fut-il atteint de coliques violentes, d’ardeur d'urine,
et successivement d'affection soporeuse; la sup puration de la plaie, restée fistuleuse, se supprima, et une résorption métastatique vers les poumons
et le cerveau se manifesta presque aussitôt; les
fonctions de ces organes se troublèrent et s’affaiblirent graduellement; enfin après un mois d’an-
goisses , le malade mourut dans ler marasme et. l'é- cul
puisement. | or
Vinot- -quatre heures après la mort, nous procé- Lo à l'ouverture du cadavre, di la couleur
était déjà livide. Après avoir enlevé les viscères du
bas-ventre, nous découvrimes une fusée purulente
qui s'étendait de la plaie fistuleuse de la région
iliaque gauche, le long du muscle psoas et derrière le péritoine, jusqu’au corps des deuxième et troisième lombaires , dans lequel on observa une déperdition de substance de plus d’un pouce d’épaisseur : cette déperdition s'était formée aux dépens de ces deux vertèbres, dont lés deux portions restantes s'étaient rapprochées et se trouvaient dans uné adhésion mutuelle. L'échancrüre qui ré-
sultait de la perte de substance était recouverte
par le surtout ligamenteux; des vaisseaux osseux, projetés de chacune des deux pièces, formaient
sur les côtés deux petits ponts, tandis que les
points du centre cherchaient à se rapprocher pour
À opérer une soudure analogue. On peut voir les .
formes de cette pièce pathologique dans la planche: elle prouve , ce nous semble, d’ane maniere irrécusable, que la carie des vertèbres, quelque étendue qu’elle soit, peut s'arrêter, et que Îles points vermoulus par cette ulcération peuvent se cicatriser, comme cela arrive dans les caries vénériennes: lorsqu'elles sont traitées méthodiquement ‘. Il est en effet évident que la carie
1 J'ai donné mes soins à trois militaires qui, par suite d’une syphilis constitutionnelle , avaient été atteints de la carie dans plusieurs points du crâne : elle avait sillonné, chez l’un, toute l'épaisseur de la table externe et du diploë de l'os frontal ; chez l’autre, elle avait étendu ses ravages jusque dans les sinus de ce dernier os, en y causant une grande déperdition de sub-
DES TUMEURS ÉLANCHES. 325 avait été arrêtée chez Labaudre; que les portions osseuses, détruites par cette affection, s'étaient cicatrisées et réunies entre elles, et qu il ne restait plus chez ce malade, pour arriver à une guérison complète , ainsi qu elle a eu lieu chez les sujéts des observations précédentes, que la détersion du foyer purulent qui avait désorganisé le tissu cellu-
stance; le troisième enfin avaitle frontal et l’occipital cariés. Tous
trois jouissent maintenant d’une parfaite santé, La. déperdition de substance qui résulte de cette vermoulure se laisse apercevoir à l'œil et au toucher, sous les tégumens qui ont contracté adhérence dans tous les points. Le moxa n’est point indiqué dans ces sortes de caries : il en accélère les progrès , à moins que la cause n’en soil, détruite, ou qu’on ne la combatté en même temps parles moyens spécifiques. Je ne terminerai point cette note sans parler du traitement que j'ai adopté pour la syphilis , et que nous employons avec le plus grand succès dans l’hôpital dont la direction chirurgicale m'est confiée depuis près de trente ans : ce traitement, que je distingue en interne et en externe, consiste dans l’administration intérieuré d’un mélange de deutochlorure de mercure, d’hydrochlorate d’ammoniaque et d'extrait commeux d’opium , à parties égales. Six, huit ou dix grains de ce mélange, dissous dans une quantité suffisante de liqueur d’Hoffmann , sont les doses suffisantes pour un litre de sirop sudonifique ou d’eau distillée.
Le sirop se donne à la dose d’une demi-once jusqu'à deux onces. La seconde préparation s’administre depuis deux gros jusqu'à une once ; dans un liquide mucilagineux ; tel que le:lait. Des frictions mercurielles d’un à trois gros , faites constamment à la plante des pieds , à cinq ou six jours d’ interv alle, auxquelles on
fait succéder des lotions savyonneuses ; un régime doux et un
exercice modéré au grand air, constituent le traitement externe.
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CE ; À #3 ri RTE a &
; Di ii es TUMEURS | LANONES,
#8 da muscle psoas et de la région he où l'abcës s'était prononcé. LU , Bulliard, {Fean-Joseph), Agé. ms 21 ans, “d'une haute taille, blond et d’une constitution lympha: tique, soldat suisse de Ja garde royale, entra à l'hôpital du. Gros- Caillou le 6 décembre 1818, pour y être traité d’abcès froids qui s’étaiént dé veloppés chez lui depus TAN mois : le plus considérable était situé à la FEBIEN dorsale, et le deuxième sur la première pièce du stérnum ; ‘é genou g gauche était tuméfié, et les : mouvemens ie cettearticulation très-génés. Les neuvième, dixième etonzième vertèbres dorsales faisaient une saillie
| assez considérable ; et la moindre pression sur-les
épines de ces vértèbres catisait au malade les plus vives douleurs. Il était maicre , décoloré, ét éprouvait des mouvemens fbriles avec de légères r'émissions , etc.
J'acquis, par tous ces symptômes, la al HEAR AN |
que ce jeune Suisse était affecté d’une phthisie
osseuse établie dans les os désignés ; portée déjà au deuxième degré et causée sans doute par l'idio- | syncrasie scrophuleuse du sujet, ainsi que par ‘ lonanise, auquel il s'était livré sans réserve. | Jem’occupai d'abord du traitement de la tumeur sternale, autour de laquelle je fis appliquer une vingtaine de moxas chinois; j'ouvris ensuite, au moyen de la potasse caustique, l'abcès symptomatique qui était du volume d’un gros œuf dé poule. La matière purulente évacuée, le foyer se détergea
DES TUMEURS HLANCHES: 32 et mit x découvert, au sternum, un point dé carie
qui avait donné origine à l'abcès, Cette vermoulure’ serdétérgea également; des parcelles dé, la laminé compacte dé cet os Lu, , la cica-
4 Res
trice #y opéra, et l'ulcère des parties mof
par là suité, sous l'influence salutaire de nouveaux
moxas chinois posés toutautour. 7 | EC à
Litümeur dorsale avait acquis pendant ce témps un volume si considérable qu’elle égalait la grosseuf et la forme de la tête d’un enfant. Je posai sur
léscôtés de toutela colonne vertébrale, en commen.
çcant à la partie supérieure, et autour de la tumeur, une trentaine de moxas de coton, avec insufflation. Des pilules d'extrait de jusquiame, de nitrate de potasse, de camphre, furent âdministrées; quelques précautions particulières détruisirent chez ce jeuné homme l'habitude pernicieuse qu'il avait con-
tractée, et je pus continuer le traitement avec Sé-
curité et tout le succès qu'on pouvait en attendre.
L’abcès du dos paraissant stationnaire, et som point le plus saïillant menaçant de ouvrir, je me décidaï alors à lopérer avec le couteau incandes-
cént. Il y eut une évacuation d'environ une pinte
ét demie de liquide analogue à celui que nous avait fourni l'ouverture de labcès de Labaudre. Le pansement terminé, je pris toutes les précautions nécessaires pour prévenir les accidensconsécutifs ou pour les dissiper. Après quélques orages, le malade alla de mièux en mieux etse ‘trouva ;au
cs, resté lons-temps fistuleux, se cicatrisa de même
Fa
JB 7 des TUMEURS PLANCHES,
bout d’une'année de traitement, PAIE la rachial-
gie, en voie de guérison, D TE
+ Quant à la. tumeur du genou , elle avait ant menté dans les mêmes proportions » malsré tous les Moyens indiqués mis en usage ; ; cependant je ne voulus pas enlever le foyer de ce travail morbide, } avant que la rachialgie ne fût entièrement guérie, comme Je l'avais fait à l'égard de cette dernière, que Je netraitai qu'après la guérison de la sternalgie. Convaincu alors, par les progrès du mal au genou, que la carie avait attaqué profondément toutes les piéces articulaires, je me décidai à pratiquer l’amputation de la cuisse, que cet infortuné réclamait lui-même depuis assez long-temps. Cette opération, quoique faite avec méthode et promptitude , fut suivie d’uné conicité effrayante. Beaucoup He médecins qui suivaient mes leçons de chirurgie clinique étaient intimernent persuadés | Ali je serais obligé d’avoir recours à Ja résection ; mais Je les rassurai. L'expérience m'avait appris que cette saillie étant l'effet de l’irritation locale et
de la fonte du tissu cellulaire, cesserait lorsque 4
l'exfoliation de la virole osseuse serait faite. et qu'il, n'y; aurait plus aucune cause d'irritation, parce qu’alors la fibre motrice étant renflée et écartée par le suc graisseux qui remplit de nouveau le tissu cellulaire, la nature ramène, comme avec de douces tenailles, les parties molles vers le sommet du moignon, et rétablit, entre elles et le point coupé du fémur, le niveau parfait. Ainsi la
DÉS TUMBURS BLANCHES, 329 résection, tant préconisée par quelques auteurs et beaucoup de praticiens, est non-seulement inutile, mais peut être dangereuse : elle est inutile , puisqu'il est tres-difficile, FA he dire impossible, que la scie tombe justement au- -dessus des points du séquestre que la nécrose produit dans le cylindre du fémur, à des distances plus ou moins éloignées de son sommet, et quelque peu qu'il échappe de ce séquestre ou cadavre osseux,
la nature et l’art auront autant de peine à en ob-
ten l'évulsion que pour le séquestre tout entier. Quant'au danger de la résection, il sera relatif à l'hémorragie ou à l’inflammation des membranes fibreuses qui peuvent Kaccotpasnefs Toutes ces considérations seront developpées à l’article Ampurartons. Ce phénomène s’est offert, d’une manière bien évidente, chez Bulliard et chez un de ses camarades à qui j'avais également amputé la cuisse pour une pareille maladie, en sorte que la portion d'os nécrosé une fois exfoliée, les parties molles se mirent de niveau avec le bout de l'os resté sain, et la cicatrice fut parfaite. Enfin ce su-
jet sortit de l'hôpital entièrement guéri, dans les
remiers jours d'août 1820. Il a perdu environ un J Ï FC
pouce de sa hauteur; lembonpoint est revenu , et tout annonçait alors que ce militaire, qui est re-
‘tourné dans sa patrie, y jouirait d’une bonne santé. Cette cure estremarquablesousplusieursrapports.
330 "| prs root SLANCHES, De la sacro=coralgie.
il arrive souvent que le rhumatisme produit; dans la symphyse qui unit l'iléon au sacrum , UN travail de carie ‘analogue : à celui qui s'établit dans
les vertèbres. Si la maladie est récente, on peut Ÿ
remédier avec les moyèns mis en usage par le pro= fesseur Lhéritier, et auxquels on ajouterait avanta= géusèement l'application réitérée des moxas. Si la maladie est ancienne et surtout avec soudure des os dans un rapport vicieux, le mal est incurable.”
Les moyens indiqués dans la rachialgié doivént donc être employé és dans cette affection, qui est de même nature : mais je ne saurais trop recommander d'éviter l'application des moxas sur ‘les portions de peau qui récouvrent immédiatement les 05 ; il faut par conséquent choisir l'espace qui cor- Pnut aux symphyses malades, ainsi Lt, il ést indiqué dans les planches. |
Le même genre d'affection porte aussi quelque. fois ses effets sur le sternum, les côtes où les omoplates , ainsi que je l'ai vu, et le résultat dé cette maladie établie dans la she de l'un où de plusieurs de ces os, est absolument lé mémé que dans les cas précédens. L'on peut également affirmer que les abcès qui se manifestent à \des points plus où moins rapprochés du foyer dela maladie sont constamment produits par la carie de lun de ces os. Ces abcès ne diffèrent pas non plus, quant à leur nature et à leur développement,
‘DES TUMEURS BLANCITES. A dc ceux qui accompagnent la rachialgie | proprement dite. On pourra t'donc avec raison donnér ? à ces affections les noms de sternalgie, costalgie ét scapulalite." pr M TU
Dans tous ces cas, ] ai remarqué que TP seb des abces est mortelle, x 1ôrsqu' élle est spontanée, à parce qu elle : a lieu avant que la carie de l'os né soit arrêtée, tandis que si l'ouverture en ést faite par Topération ‘que nous avons indiquée," les moyens, propres à arrêter cetté carie ayant "ete préalablement mis en usage’, ôn peut en attendré un «résultat favorable.
«De la fimoro-coralgie
J appelle ainsi l'inflammation latente où ‘éhro: nique qui $ "établit dans: l'appareil fibro-Cartilagineux et osseux de l'articulation coxo-fémorale , à l'instar de celles dont il vient d’être fait mention , et qui” attaquent l'appareil vertébral et la sÿm: physe. sacrô-iliaque. Elle’est ordinairement l'effet d'une Affection rhumatismale où de l'épuisément des forces prolifiques dù sujet. X
‘Cette maladie peut étre le résultat d’un principe morbide spontané rhumatismal ou scrophuleux : c "Est le: principe rhuinatismal qui la détermine chez Jes adultes; chez les ‘enfans, c'est le scrophule. D'ail leurs chez eux les symptômes qui accompagnent l'affection sont les mêmés que ceux produits par TR fémoro-coxalgie rhumatismale chez les'adultes, Je Le bornérai donc à décrire cètte dernière, me ré-
Roi | DES TUMEURS BLANCHES.
servant de faire quelques réflexions à la fin de cet
article sur les effets de la fémoro-coxalgie scro- |
phuleuse.
La fémoro-coxaleie rhumatismale attaque rarement les âges extrêmes ; elle se manifeste ordinairement pale la première époque de la puberté jusqu’au commencement de l'âge viril, c’est-à-dire dans cette période de la vie où le Re de l’ossification est prêt à se terminer : le développement de cette maladie se fait avec d’autantplus de facilité et de promptitude, que les sujets sont exposés à un ensemble de vicissitudes dont les effets portent sur les systèmes fibreux et lisamenteux. Les] jeunes soldats, assujettis aux eitèts pénibles des armées, destinés à de longues campagnes et à parcourir des climats froids, y sont le plus exposés : c'est ce que jai remarqué particulièrement à la suite des longues et pénibles campagnes de Pologne et de Russie.
Chez la majeure partie de ces jeunes militaires, la maladie étant très-avancée et ayant étéid'abord méconnue, elle a eu des résultats funestes : cependant j'ai eu le bonheur d'en traiter un grand nombre avec un succès inespéré.
La fémoro-coxalgie s'annonce par des douleurs plus ou moins profondes dans la région articulaire du fémur, douleurs qui se propagent bientôt le long de cet os jusqu’à l'articulation du genou, où
oi se concentrent de maniere à détourner 17
tention du malade et du médecin, de-celles qui
DS TUMBURS BLANCHE. 1888 sont ressenties Yers l'articulation ilio-fémorale : cette circonstance a occasioné bien des erreurs. Le sujet porte habituellement la cuisse et la jambe demi-fléchies ; les mouvemens s’exécutent difficilement, ré ceux de flexion et d'extension complètes du membre, dc la nutrition s ’altère | promptement. SENS ” Dans la première péri extrémité s'allonge par degrés et dépasse le niveau de l’autre. Cette élongation contre nature est due à l'état de relàchement et de paralysie dans lequel tombent les muscles ambians deParticulation, à l'engorgement ét à l’inflammation de la membrane synoviale ; on peut l'attribuer aussi à celle des ligamens, et notamment de celui qui fixe la tête du'fémur dans le fond de la cavité cotyloïde, sur le point d'insertion et sur la substance duquel le vice rhumatismal porte spécialement ses premiers effets, lesquels agissent aussi sur le tissu synovial qui remplit la fossette sismoïde de la cavité articulaire. Pendant cette première période du travail morbide, les douleurssontprofondes, le malade éprouve un malaise général , et les fonctions de la vie intérieure sont plus ou moins troublées selon l'irritabilité du sujet: il s'établit un mouvement fébrile avec des intermissions relatives à la durée des accès. On pourrait expliquer ces épiphénomènes par Ja stagnation des fluides qui abreuvent l'articulation, par l'état inflammatoire latent des ligamens capsulaires, de la membrane synoviale et dis pièces osseuses
me
884 DES FUMEURS HEANCIS. L
articulaires. Les cartilages ne repoussent:pas par leur gonflement la tête du-fémur,. ainsi.que Jont écrit plusieurs auteurs (voyez letome XV, pag. 33
du Dictionnaire des sciences, médicales) ; rca je
les ai constamment trouvés, à l'ouverture. des, ça: davres, plutôt amincis.et dissous que. tuméfiés: leur organisation ne met pas ce gonflement.
Par cet état d'altér ration générale des parties
articulaires, la tête du émur s'éloigne par degrés
du fond de la cavité :cotyloïde et. détermine une
élongation du membre d'autant plus sensible ; que le. ligament inter-articulaire: a: perdu. toute son élasticité ou. s’est détaché de son point d'insertion, soit au fond. de la cavité cotyloïde, soit: à la tête
du ‘fémur, ce qui arrive de très-bonne heure. En
effet , lorsque ce lien s’isole de l’un. deises points, le Fous, en raison de $es courbures et de sa gravité ou de:sa pesanteur, tendant. à reprendre la ligne droite, doit déterminer, dans la totalité du membre , une élongation d'autant plus grande que les puissances qui concouraient àle fixer dans ses rapports avec la hanche ont perdu leur ressort. Mäis la tête du fémur se déplace-t-elle en entier, comme l'ont avancé les mêmes auteurs?ou bien , s'il n’en est pas ainsi, que devient-elle? | Avant qu'elle soit arrivée au rebord de de cavité cotyloïde, l'érosion du: ligament inter-articulaire et des cartilages-diarthrodiaux a lieu, ét à moins d'une chute, ou d'un mouvement forcé-delaeuñsse,
à DES PUMEURS mtaRGS, 4 | fémur, alors dépourvue de. son ligament ;d'inser: « tion , il nya point de luxation; et si, à J’ouverture des cadavres, on trouve la tête de cetos hors:de:sa cavité, on doit. en rapporter Ja cause essentielle à une chute on à une percussion vio+ lente dont les effets ont porté sur lextrémité, de l'os, demanière à produire une luxation primitive ou consécutive, La fémoro-coxalgie peut avoir devancé ou suivi cette luxation, et c'est ce) qui paraît être arrivé aux malades qui font les sujets des observationside Sabatier, notre illustre maitre. (Foyez les Mémoires de l Académie royale de Chi j rurgie:). à 43 oi,
Lorsque la luxation FR nn AVEC la maladie dont nous parlons, elle offre, avec les symptômes propres.à la fémoro-coxalsie, ceux qui caractérisent la luxation, que je n'ai jamais rencontrée chez le grand nombre.de malades, que j'ai traités. Mais le-travail d'érosion intérieure est ac: ‘ compagné d'un:suintement séreux, lymphatique, qui remplit d’abord la cavité cotyloïde et:concourt sans doute. à l'éloignement dela tête.du-fémur, dont les.dimensions se réduisént par:la:icarie. qui en attaque. la surface ; telle, s'empare en,:mèêmé temps de toute Piece de la cavité articulaire, en perfore même quelquefois les points les plus minces s'étend par degrés dans l'os-iléon, pénètre dans le bassin, où le fluide, d'abord accumulé dans Farticulation, se porte souvent tout à coup pour y former des fusées purulentes, tandis que d’autres