‹ Clinique chirurgicale (volume 4)Chapitre 27 sur 70 · TR · texte numérisé non relu

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336 DES TUMEURS : Braves

fois il écarte les fibres du. ligamient capsulaire , S infiltre dans l’interstice des muscles voisins, etva

ou moins éloignés de sa source. Dès ce moment les accidens dévichnent plus intenses ; le membre peutmême subirun raccourcissement mômentané, dü à l'usure, suite de la carie de la tête du fémur, ou au passage subit, hors de la cavité articulaire; du’fluide qui y était contenu. C' est ce qui caractérise la deuxième période. UE 1904 À Ce phénomène, quand il a lieu, a pu faire croire à la luxation spontanée ; maïs en examinant

attentivement la rectitude et la conformation du

membre, on ne trouve aucun des signes qui caractérisent irrécusablement cetté luxation ; et je

former un ou plusieurs abces dans des points plus

le répète, à moins d’une cause mécanique conco® mitante , la tête du fémur, déjà réduite par la

carie, ne se luxe point :‘je n’en ai pas vu un seul

exemple , bien que j'aie eu l’occasion de faire l’ouverture des cadavres d'un grand nombre de personnes mortes des effets de la fémoro-coxalgie.

La troisième période se caractérise parles pro-

grès de la carie, le développement des abcès à

l'extérieur dans des points plus ou moins éloignés du siége du mal, ainsi que par l'état fébrile et cas

chectique du sujet. Ces abcès sont à peu près cir*, #:

conscrits et présentent une fluctuation uniforme. dans tous les points de leur surface, ‘sans douleur!

locale ni changement de couleur à la: ‘peau ; ils

s’accroissent Ltsétienté insensiblement, et lors *

DES TUMEURS PLANCHES 337 qu'ils sont parvenus: au dernier degré, leurs parois s'amincissent et finissent par s'ouvrir spontanément; dès cemmoment le sujet tombe dans unétat de fièvre lente et colliquative, l'affection gangréneusefrappe les parties ulcérées, et lemalademeurt.

A l'ouverture des cadavres, on trouve des foyers puruleñs autour de l'articulation ét dans larticulation elle-même, dont les pièces osseuses ind, dévorées par la carie. |

Depuis la publication de ces remarques, nous avons été à même d'en faire d’autres non moins importantes. Lorsque la carie a détruit la tot lité de la tête du fémur, et que cette colonne de sustentation n’a plus par conséquent de chapiteau propre à supporter le poids du corps, fa nature est nécessairement obligée de souder la portion du col de cette tête qui a échappé à la carie, avec le point le plus rapproché de la cavité cotyloïde de l'os coxal; mais cette soudure ne s’organise et ne peut se faire que lorsque la carie est arrêtée et que la cicatrisation de l'érosion ou de l’ulcère qui l'entretient est commencée, L'on peut prévoir, la formation de cette ankylose par le. degré degravité de la maladie, ler accourcissement plus ou

moins ‘considérable de l’extrémité affectée, et le |

je volume des abcès par con gestion toujours propor-

tionné à l'étendue de la carie. D’après cette disposi-

tion , il faut Monde la nature dans son travail ;

1° en mettant le membre (lequel est ordinairement

dévié en dedans ou en dehors) dans une ligne. LA 1114 ne" 22

A | sf

droite, et en. + à conservant dans une immobilité complète au moyen de paillassons cylindriques de balle d'avoine roulés dans un demi-drap: deditret fixés en rapport à l'aide de quelques liens; 2° par l'application soutenue des moxas qu’on:pose alors à la région antérieure de larticulation, au-dessus et en dehors du pli de laine. Si lon estcontraint:d'en

appliquer à la région postérieure, il fautretournen

le malade avec les précautions nécessaires-pourme point déranger le rapport immédiat des deux os qui doivent se réunir par la soudure, car si-l’on fait exécuter le moindre mouvement de rétation ou de flexion au membre, on fait rompre ou déchirer les vaisseaux osseux qui établissent ou doivent établir une adhésion éntre les deux os. Cette rupture est alors nécessairement ‘suivié d’un épanchement de fluides dans la cavité articu:s laire, d’un travail d'irritation qui fait développer de: nouveau la carie, et lon peut ainsi," par ces manœuvres où ces mouvyemens inconsidérés ; détruire le succès qu'on avait d'abord obtenu de ï application ‘plus ou moins répétée du moxa. On ne saurait donc, dans cé cas, prendre assez dé’ prés

; catiée tip conserver la réctitude et limmobilité

du membre dont l’'ankylose est indispensablé pour. 1 la guérison du malade. Nous avons recueilliles. observations de’deux sujets chez lesquels 1 lé phé noméêne de l’ankylôse s’est offert d’une manière bien évidénte. Nous: ‘rapporterons à la fin de cè

Mravail le précis de ces deux observations. 4

DES TUMEURS stAN ÈS 339

Telle est la marche de la fémoro:coxalgie, , que j'ai eu occasion de suivre chez un grand riombre d'individus. Lorsqu'elle n’a pas passé 14; première ou la seconde période, elle est susceptible de guérison., surtout si le sujet est soustrait à l’action des causes qui l'ont produite. J’en ai vu beaucoup d'exemples, et plusieurs sont rapportés dans més Mémoires et Campagnes ; j'en ferai connaîtré d'au tres non moins intéressans dans la suite de cet article : mais si la maladie est arrivée à la troisième période, il est plusdifficile d’en arrêter les progrès et d'en obtenir la guérison; cependant nous avons été assez heureux pour atteindre ce but chez plusieurs malades qui étaient dans cette situation.

2 Dans la première période, il faut détourner linflimmation des parties articulaires par des saignées locales dérivatives, telles que les ventouses scarifiées qu'on applique à plusieurs reprises autour

de l'articulation : par cette opération, faite à pro-

pos, ôn dégorge de proche en proche les vaisseaux des ligamens articulaires ; la douleur diminue , ét le malade éprouve uñ oéséient maniféité. Si les symptômes inflammatoires persistent,

où s'ils se reproduisent pendant le cours dé là maladie, comme cela est arrivé chez quelques-uns . de mes Hodus: il faut passer un séton dans le pli de la cuisse, à travers les tégumens et le tissu céllulaire, sans toucher aux PR LU ni à aucun des vaisseaux et nerfs cruraux : le moxa produit enuite-des effets plus avantageux. |

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à à AA:

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Quibusà diuturnocoxæendicis dolore femoris ca: put suo loco.excidit,iis crus tabescitet claudicant,| nisi urantur Mipp.,aph.LX, sect. 6,édit.Bosquillon:

-M. le docteur Correff, l’un des savans profes= seurs de Berlin, avait eu la bonté de me dire,:lors: de son passage à Paris, dans le commencement: de 18:16, que M. le professeur Rust de Vienne, aujourd'hui professeur à l'Université de Berlin, se servait avec un grand avantage étsans nuls préparatifs, du fer rouge, qu'il appliquait sur larticulation et dans trois lignes obliques réunies au grand, trochanter. M. Rust a fait construire à cet effet un. cautère pyramidal dont la forme et l'épaisseur sont telles qu'il conserve, pendant toute l'appli-. cation, la quantité de calorique nécessaire pour opérer, d'un seul trait et sans qu'on soit obligé de le replonger dans le feu, la cautérisation désirée ; il a: observé qu'immédiatement après cette cautérisation, le membre revient tout à coup à sa longueur naturelle , etse met de niveau avec celui du côté opposé: j ai.eu occasion de voir cetterétraction su-. bite sur un grand nombre de sujets, chez lesquels elle s’est reproduite telle que.lannonce le professeur allemand.

Pour pouvoir expliquer ce phénomène , il faut

d'abord considérer que le ligament inter-articu-

laire à perdu lun de ses points d'insertion ou tous

les deux, ou qu'il est ramolli par l'effet de la suppuration , et que les muscles qui fixent la cuisse au bassin sont tombés dans un état de paralysie; dans

DES TUMEURS BLANCS. 4 AA L cette supposition, l'application du cautère actuel

sur la région articulaire doit opérer , à à Pinstant même, une contraction simultanée et presque tétanique de ces muscles , et rappeler, dans les Jigamens affaiblis, l'élasticité et le ressort néces-

saires pour fixer temporairement la tête du fémur

dans la cavité cotyloïde, où elle est ramenée tout LL

à coup par cette Contraction artificielle. Ce qui confirme l’assertion émise plus loin, relativement à la rupture du ligament inter-articulaire, c’est que si le malade, qui se croit bien guéri parce que ses membres ont repris leur niveau , se livre à des exercices propres à rappeler dans les muscles l'affection rhumatismale, et par conséquent l'espèce de paralysie qui en est la suite, le membre s’allonge de nouveau presque tout à coup et conserve cette nouvelle élongation plus OIL moins long-temps, si par de nouveaux excitans on ne rétablit l’action des muscles et l'élasticité des ligamens. Du reste ce raccourcissement subit par l'application du cautère prouve, sans réplique, qu'il n'y a point de luxation.

Nous avons dit que lorsqu'on se bornaïit à lem-

ploi du cautèré métallique, le membre s’allongeait de nouveau et que les symptômes de la maladie, qui avaient momentanément disparu, se reproduisaient. bientôt après; on peut cependant en prévenir Île retour par l'application réitérée du moxa, et l’on finit ordinairement, en persévérant dans son usage , par guérir la maladie,

34a DES. TUMÈURS BLANCIES.

Maintenant peut- on dire que l'application du cautére actuel soit nécessaire ou inutile ? Sans oser prononcer encore sur cette question, que l’expé-

rience seule doit résoudre définitivement, et bien que ce rémède soit effrayant, je pense qu’il peut

concourir” puissamment au succès du moxa, qui

n’agissant point avec la même. énergie, n'arrête pas aussi promptement les. ‘progrès du mal: Les moxas doivent être appliqués autourdé larticulation, un à un, ou deux à deux ,: $i la force et le courage du sujet le permettent. Il faut laisser un ou Bien joursd’intervalleentreles applications,

selon les effets obtenus, ou l’état brumeux de se mosphère.

Dans la première période ae ja méladit: il est facile de concevoir comment les moyèns que je viens d’ indiquer peuvent en arrêter les progrès et rétablir les propriétés vitales dans les partiés affectées. Les ventouses, en désemplissant les vaisseaux engorgés de l'apbareil fibreux et osseux de l’articulation, favorisent la circulation des fluides dans

ces vaisseaux et rétablissent les fonctions suspen-

dues des lymphatiques; les effets de l'irritation et de l’inflammation s ‘apaisent alors graduellement.

Hippocrate connaissait fort bien les résultats heureux de l'emploi des ventouses dans ce qu'il appelait mal des hanches, ainsi que le prouve le passage suivant de son livre De locis in homine+ Quum coxendicum morbus à fluxione fiat, cucurbitam medicam afigere oportet, etc.

DÉS TÜMEURS MANCHES. 343

La combustion du. moxa, opérée par. lé chalumeatw, doit être préférée. à celle quise: fait spone tanémenñt sans le secours du souffle, parce que ;, ‘dans lespremier cas, la colonne d'air qu'on fait | filer aveë force par le tube capillaire du chaltmeau, se À conduit-ou transmet, à des profondeurs, rélatives, avecune grande quantité d'oxigene, la matière du calorique que dégage la combustion; et cestà l'excitation que ce double principe ignifère porte à profondément sur les parties lésées qu'est: due ‘ l'efficacité du remède : d’ailleurs, à chaque:application, les moxas détournent lirritation intérieure, et la masse du calorique qu'ils communiquent aux parties les plus profondés augmente leur ressort et les rétablit dans leur état primitif. 4} "4

- Deuxième période. = Si la carie est commencée etqu’il y ait une collection purulente, ces moyens ont üne action moins prorapte et moins efficace ; Vues cependant ils réussissent souvent, et j'en ai un grand nombre d'exemples ; ce qui doit encourager és les praticiens à les mettre en usage et à pee " dans leur emploi. | 1 are

Cette seconde période de la maladie se caracté- L rise, comme je l'ai dit, par une grande élonsation du membre, par la difficulté de ses mouvemens ou + même son immobilité, par la maigreur extrême du sujet et la fièvre lente. Quelquefois les causes énoncées plus haut peuvent déterminer à cette extrémité un raccourcissement plus ou moins sensible. Le pourtour de l'articulation est douloureux

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