‹ Clinique chirurgicale (volume 4)Chapitre 28 sur 70 · LAS · texte numérisé non relu

LAS

Ma

au toucher et tuméfé vers! les parties déclives, où l'on distingue: quelquefois de Ia fluctuation et des dépôts commençans, rapprochés ou éloignés de l'articulation. Dans ces cas, les ventouses sont moins indiquées; il faut se hâter d'appliquer le moxa. Lelcautére*actuel ne peut étre employé qu'avec les plus grandes précautions , pour ne pas entamer les parois de labcès , s’il est assez rappro= ché de l'articulation, parce que son ouverture établirait une communication de l'air extérieur avec le foyer purulent, et il en résultérait des accidens fâcheux, surtout si le travail de la: earie m'était point arrêté, ainsi que je l'ai déjà observé. L'excitation violente , mais sraduée, que les moxas communiquent aux parties malades, arrête le travail morbide et paraît augmenter l’action des absorbans, de manière que les fluides, déjà accumulés dans les abcès du pourtour de l'articulation, ou dans ceux qui en sont plus ou moins éloignés (pourvu qu'ils ne soient pas trop distendus), sont repompés et transmis dans le torrent de la circulation. J'ignore les voies par lesquelles se fait là résorption dela matière, mais je pense que c’est par le tissu cellulaire et le système veineux; dans tous lescaselles’annonce par ladiminution dela tumeur, par unc éruption * pustuleuse qui se manifeste sur

* On sait qu'une éruption cutanée, analogue au résultat des piqûres de puces, signale souvent la terminaison du rhuma-

tisme.… 4

DES TUMEUNS PLANCHES. 345 toute la surface du corps de l'individu, ainsi que par le sédiment terreux et purulent des'urines, qui se précipite constamment au fond du vase par le repos de ce fluide. MERE

La carie où l’ulcération des os peut se cicatriser. et se cicatrise réellement , en laissant, comme l'ulcère des parties molles, une dépression relative à la perte de substance et une expansion ou déve: loppement des vaisseaux osseux quise dirigent des bords:de la carie vers son centre, pour en opérer la cicatrisation. Si la carie avait attaqué les pieces osseuses qui sont en contact dans l'articulation , le membre resterait raccourci avec difformité et claudication.

Quels que soient les effets de la foie it gie, il est très-rare que la nature soude les pièces osseuses articulaires entre elles : ce n’est que dans le cas où elles ne seraient plus propres aux mouvemens de l'articulation , tels que celui que nous avons indiqué. Dans les cas favorables, les mouvemens sont favorisés par le poli éburné les os acquièrent dans-les points de contäct car les cartilages diarthrodiaux , une fois dé truits, ne se dsrodpiéent jamais : enfin ces surfaces se solidifient complètement, les parties ligamenteuses qui sont restées saines s'épaississent , prennent de la consistance, et la maladie est guérie. ‘4 1e Ra

Troisième période. — rio le carie est trèsétendue et que les abcès consécutifs sont volumi-

346 DES. TUMEURS. BLANCIES, neux et rapprochés du foyer du mal, l'art offre moins de ressources : cependant jai. vu un âssez grand nombre d'exemples de guérison de cette maladie arrivée à ce degré, et lon doit, dans tous les cas, faire usage des: moyens denis pour: la cond béricdes maïs il ne faut se décider à lou: verture des abcès ou ‘dépôts qui en sont le résult; que lorsqu’ on est convaincu qu'on ne peut AS en espérer la résolution, et que la source dé la matière qui les forme est tarie, ce qui supposé que le travail dé la carie est arrêté. On en juge par la cessation de la douleur locale et par son absence lorsqu'on fait exécuter des mouvemensau membre affecté; mais avant de les lui permettre: il faut bien prendre gardé:si la nature ne l'a pas disposé à l'ankylose, qui devient nécessaire lorsque la tête du fémur‘est détruite par la carie. Dans notre diagnostic, ilimporte donc, avant ou après Fouverture des abcès symptomatiques, d'examiner avec le plus grand soin l’état du membre malade pour connaitre, autant que: possible, l'étendue de la carie et ses résultats , parce qu'on donnérait à cé

membre; une fois l'abcès ouvert ; la situation qui

doit lui convenir selon le degré présumé de carie où se trouvent les pièces de larticulation malade: On juge encore que la carie est arrêtée par le retour de la nutrition , des forces-et dé l’embonpoint du sujet, enfin surtout lorsque labcès, bien qu'il n'ait pas augmenté de volume, est prés à s'ouvrir spontanément.

DES TUMEURS. PLANCHES. | 347 Si dans cette période on est assez heureux pour arriver au résultat dont je parle, par l'application réitérée des moxas , l'usage des antiscorbutiques et des toniques pris 1 intérieurement (ce qui sup-

pose au moins six, huit, dix, douze. où, ghinze

mois de träitement) , On peut ne tenter l'opéra:

tion propre à ces sortes d’ abcès, d apres le procédé d que jai décrit : à l'article. RAGHIALGIE, L'opération

terminée, on applique sur la paroi, extérieure. du dépôt é évacué en totalité, des compresses épaisses trempées dans de l'huile chaude de camomille.camphrée, et maintenues à l’aide d’un han gage ls rement compressif. tr

Je pense que cette es 24 est préférable, à celle qui a été usitée jusqu’à ce jour, et qui consiste à ne faire qu’une ponction au sommet,de la tumeur, à l'aide d'un trois-quarts, et, à; laisser écouler graduellement et très-lentement. les, matières contenues dans l abcès; car, d’après ce mode d'ouverture, le contact de l'air extérieur altère promptement, les matières qui restent, dan s.. le

foyer de la maladie, Un travail d’absorption.èt de.

métastase. survient, et fait passer..ces principes hétérogènes ou morbides dans le torrent de la cirt culation. Ces principes portent alors atteinte: à l'intégrité. des organes de la vie intérieure, en troublent les fonctions , ou ÿ établissent des foyers d'irritation et ” Wu abces. pernicieux ou bien les parois de ceux qu'on a : ouverts d'après la méthode des anciens. sont: frappées

RÉ

348 | DES TOMEURS PLANCHES.

de gangrène, et la mort survient peu de jours

aprés. ri Be Par mon procédé, je parviens à diminuer le

foyer d'infection et de contagion intérieure, en

évactlant, à l’aide de ventousés sèches, la totalité

du fluide contenu dans la poche ; les parois de

l'abcès sont agolutinées entre elles et peuvent plus facilement’ contracter une adhésion mutuelle; cnfin la nature, secondée par tous ces moyens, agit avec plus de succès contre les causes morbi-

fiques. Pendant les pansémens, qu'il faut renou-

veler fréquemment , on doit porter son attention à maintenir les parois de la poche constamment rapprochées , à empêcher l'introduction de l’air dans la plaie et à continuer l'application des ie. réeteher hide ace MES CAE ,

* "Ainsi que je l'ai déjà observé, la fémoro-coxalgie scrophuleuse chez les enfans ne présente pas de différences sensibles dans ses symptômes avec celle que nous venons de décrire. Chez eux, comme chez les adultes atteints de coxalgie rhumatismale, la luxation du fémur ne peut s'établir que par une cause mécanique qui agirait pendant le cours de la maladie. Jai en également occasion de traiter plusieurs enfans atteints de cette affection, etmes remarques à ce sujet sontles mêmes que celles que j'ai déjà faites chez les soldats: seulement la maladie marche avec plus de rapidité chez les premiers , et sa terminaison en est plus promptement funeste, Les remèdés internes dont on fait usage,

tels que les. antiscorbutiques. mêlés aux antiscrophuleux, n’en arrêtent pas même les. progrès, tandis que le moxa, appliqué d’après le précepte prescrit, produit te effets merveilleux et détruit constamment la maladie, lorsqu'elle n’est pas trèsavancée, Je pourrais citer plusieurs exemples à l'appui de cette assertion.

‘ ajouterai à ces réflexions que le cautère actuel, préconisé à juste titre par le professeur allemand pour la fémoro-coxalgie rhumatismale des adultes, ne me parait pas convenir dans la coxalgie scrophuleuse des enfans tres jeunes, attendu que cette

cautérisation forte et profonde entraine une destruüction d'autant plus grande dans les parties mollés de ces individus , qu elles se trouvent, par l'effet de l’âge et du mal, dans un état muqueux : : on produirait donc promptement, par ce moyen, l'affection putride locale. Il faut se borner à lapplicâtion de petits moxas faite avec les précautions indiquées, et à l'usage des antiscorbutiques, qui secondent alors avantageusement l'effet de ces topiques.

A l'appui des principes établis dans ce MOD et relatifs à la fémoro-coxalgie des adultes , je vais rapporter quelques observations qui m'ont paru offrir un véritable intérêt. r

Mademoiselle de Saint-M**, âgée de 21 ans, d’ das sensibilité extrême, était tourmentée depuis longtemps par des douleurs violentes à la région iliaque

gauche vers ar ticulation coxo- fémorale, ainsi

360 DES TOMEURS RLANCHES, qu'au genou ‘du même côté ; elles étaient souyent

accompagnées de névralgies singulières , dont la causé avait été méconnue par plusieurs médecins ap pelés successivement près de cette malade. | ds,

Le docteur Correff, déjà cité, me fit demander à au moment o6ù cette demoiselle était prête à périr des effets d’une constriction tétanique du pharynx et de l'œsophage qu'on avait vainement. essayé de combattre. Nous nous empressämes de forcer la voie de l'estomac au moyen d’une sonde œsopha* gienne, et les symptômes inflammatoires furent entièrement dissipés le troisième jour. ge

Dès lors nous fixâmes notre attention sur la cause des accidens nerveux très-variés que la majade éprouvait fréquemment, et nous reconntunes, une fémoro-coxalgie rhumatismale héréditaire, portée au Fe re degré, aux symptômes qui servent à faire reconnaitre la seconde période de cette maladie. Il se manifestait au-dessus del arcade crurale et au-dessous de l'épine antérieure dé l'os iléon, une tumeur ovoide, peu saillante, au fond de laquelle on sentait A de la fluctuation. 3 | AO ME 4 L'inflimmation qui existait cependant encore céda facilement à à l'application des. ventouses scarifiées , à laquelle, succéda celle du imoxa. Les sept | à Ft premières applications produisirent un changement trés-favorable, et. nous combattimes les douleurs vives qui continuaient ? à se manifester, en passant dans l'épaisseur des téeumens ) SOUS

bns roeurs prancngs. 8h Ja crète de Vos coxal, un'séton qui fut conservé l'espace de quinze jours. De nouveauxMmoxas furent appliqués sur tous les points du pourtour de Tarticulation. Après Le treizième, la tumeur

avait ‘entièrement disparu : cette demoiselle avait.

euypar les voies utérines , un écoulement puru:

lent plus ou moins HÉHAE, selon l'état de lat |

iüsphère. Après le vingtième moxa , là guérison êut lieu. L’extrémité alé, qui Kintes premiers momens était plus longue que l'autre de plus’ d'un

pouce, ‘s'était ERA eradnt rétractée, et quoique à demi fléchie, elle présenta ün raécourtisse

met d'environ un demi-pouce.

Maintenant, ‘comment nous rendré dt dé la marche dé {a nature dans la terminaison heureuse

‘et ‘éktraordinaire de cette maladie? Cela est tres-

difficile sans doute; néanmoïns je pense-qu’en appliquant au sujet de cette observation les principes que j'ai établis conditiénnellement dans le cours de cet article, ‘on sera convaincu qu'il ÿ a eu résorption de la matière purulente, accumulée dans labcès qui s était déjà formé dans le bassin, derrière la cavité cotyloide, qu'un point de carie avaït prour. perforée, ainsi que je l'ai observé chez

l'un des sujets morts de cette maladie à l'hôpital du

Gros-Caillou. Ce militaire ‘aurait probablement recouvré la santé si, Comme mademoiselle de Saint-M*** et plusieurs autres malades , il avait ri-

ponreusement Gbéervé le régime qui lui étaît pres

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