‹ Clinique chirurgicale (volume 4)Chapitre 30 sur 70 · HR · texte numérisé non relu

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acquièrent nn Ta consistance; qu une substan .,

éburnée se forme à la surface do ‘condyles ét rem place les cartilages ; enfin que la’ Fe tient à là longué, et l'individu peut conserver l mouvémens de l'articulation.

Nous avons plusieurs exemples de ces succès, même pour des cas présque désespérés. ns.

Nous terminerons l'histoire. de cette maladie grave des 08 > qu'on peut comparer à la phthisie pulmonaire, par le récit des deux faits remarquables que nous avons annoncés. |

Le sujet du premier est un soldat de lun des réginens suisses de la garde ; nommé Chisler, à âgé de 22 ans, Jequel fut transporté à hopital de ce Corps, au commencement de 1824, . présentant tous les Symptômes d’une fémoro- coxalgie à la cuisse gauche, portée au troisième degré. Cette affection était caractérisée par la présence d'un

abcès très “volumineux : à laine du même côté, s és. 4 h ul ZA 4 A À tendar démentdansle bassin parle raCCOUT-

| ‘cissemer du membre, qui était alors dé plus. d'un

pouce, par les douleurs locales , celles sympathi-

| ‘ques du genou, la fièvre symptomatique, l'insom-

nie, la MAISPEUR À extrême et l'impossibilité < de faire “exécuter des motivemens au membre sans OCCAsIO» ner de vives douleurs, Ce sujet avait déja séjourné à Fhospice ce. ersailles pendant pres d une an née, ou il avaitétésoumis à l'usa ge d'un grand noms bre de sang sues, de Yésicatoires et de plusieurs cau- “fêres établis dis Ja région fessière du côté malade,

DES TOMEURS BIANCHES. . 355

I! nous fut facile d'apprendre que l'onanisme avait été, chez ce jeune homme, la principale catise prédisposante dé la maladie : or, pour l'en isoler, nous exigéàmés deïlui, avant de commencer aucun traitement, qu'il se laisserait placér tous les soirs } à l'heure du sommeil, un gilet de force qui le mit dans le cas de rompre cette funeste habitude. Nous supprimâmes les cautères et nous laissàmes cicatriser leurs plaies. Après quelques jours de repos, nous commencämes le traitement par l'application du "cautère transcurrent et rougi à blanc; nous passâmes ensuite à célle des moxas,

posés deux à deux sur la même région sciatique

derrière le trochantér. Malgré l'emploi de ces ré-

vülsifs, Pabcès dé laine fit encore des progrès

assez rapides et men açait des oùvrir spontanément, D’ apres ce motif etla persuasion où nous étions que lcarie était arrétée, les douleurs et la fevre symp-

tomatique étant dissipées , nous plongeämes :

confiance notre coutéau rougi à bla an as le kyste. Cette opération eut pour résultat l'éva cuas. tion d'environ un litre et demi de liquide SÉrO= |

purulent, mêlé de flocons celluleux et das Ci

quel un de mes élèves ts de petits grains Mur

osseux et des parcelles cartilagineuses fournis pas,

le détritus de la carie. Après avoir terminé le pans 1

sement, nous plaçimes dans une rectitude parfaite. le ma à qui était dirigé en dedans de ma nière à nous faire croire à une luxatia Sponta: née et complète dans co ue et il À

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dans la même position par des coussinets cylindriques de balle d'avoine, roulés dans un demi-drap de lit et fixés par tes liens. On portait une grande: attention à faire observer au malade le plus parfait repos. | Passé les premiers neuf jours, il se trouva dans état le plus satisfaisant, et il alla de mieux en mieux. La suppuration l’abces diminuait graduellement et prenait de la consistance ; les fonctions se rétablissaient à vue d'œil, et le sujet avait repris de l'embonpoint. Parvenu. F2 dixième mois du traitement, le malade exécutait toute espèce de mouvement , sans ÉREOUYEr la moindre douleur à la cuisse, que nous crümes alors très-avancée: dans l'ankylose ; cependant nous continuâmes l’usage des moxas jusqu'au trente-troisième, et nous. oies cheervet le repos à notre jeune Suisse jusqu'à Ja fin du seizième mois. À cette époque le raccourcissement du membre était de quinze à seize lignes , * et l'extrémité était parfaitement, droite; au ussi nous lui permimes de se lever. Il put se tenir debout, et il lui fut facile de faire quel-ques pas dans la salle à l'aide de béquilles. Enfin nous le considérions comme guéri, lorsque tout à coup s'étant livré de nouveau, ct à notre grande surprise, à la masturbation , il retomba frappé dei tous les signes de la même maladie, établie cette. fois dans les vertebres lombaires et ca ractérisée par un abcès Smpathique qui se fit jour brusquement dans la: région lombaire droite. Les accidens

DES TUMEURS PLANCHES, Lon57 de cette récidive marchérent d'autant Ste rapidement, que le malade se refusa à se laisser poser de noûuveaux moxas : enfin, peu de jours après apparition de cet abcès, il mourut dans un état de convulsion tétanique.

À l'ouverture du cadavre, que nous fimes vin ot-

quatre heures après la mort du sujet, nous fume ;

. fort étonné de trouver le corps des trois premières vertèbres lombaires carié jusque dans le canal rachidien. De cette carie partait la fusée purulente qui avait produit l'abcès énorme qui s'était développé à travers les appareils aponévrotiques de la région lombaire. Les intestins étaient affectés de PARTIE chronique et de taches gangréneuses ; les testicules étaient réduits par l’atrophie au volume de très-petits haricots.

La carie de l'articulation coxo-fémorale avait entièrement disparu, et tous les points des pièces

articulaires qui avaient été attaqués par cette ver-

moulure étaient cicatrisés. La tête du fémur man- ‘quait entièrement, et la portion du col : à laquelle elle était unie était lisse et arrondies son côté interne était ankylosé ou soudé avec la paroi interne et supérieure de la cavité cotyloïde, quenous avons trouvée percée du côté du bassin dans une étendue de quatorze à quinze lignes. Cetté ouvérture était en partie bouchée par le sommet de cette éminence, et toute cette région articulaire, recouverte par un tissu fibreux JérMB IE au périoste du reste du bassin. En dehors, la cavité co-

tyloïde, dont le rebord était déjà très-affaissé, était. recouverte d'un tissu cellulaire dense et serré. Le fémur, dans une direction parallèle à celui du côté opposé, paraissait beaucoup plus léger, plus grêle que le droit, et celui-ci, mis en rapport ayec le gauche, a été reconnu de quatorze lignes plus long que ce dernier. Le bassin, après avoir été blanchi par la macération, a été présenté à la Section de Chirurgie de l'Académie royale | de Médecine, dans l’une des séances. de lannée 1027.

Je ne me permettrai aucune réflexion sur ce fait remarquable, qui m'a d’ailleurs servi de guide pour conduire un autre individu, atteint de la même maladie, à une guérison: complète,

Ce sujet est fe nommé Nicolas Tivau, àgé de 25 à 26 ans, d'une constitution lymphatique nerveuse, d'une assez haute taille, et maçon de son métier. Cet ouvrier, père de famille, demeurant ruë Saint- Martin , épuisé par le coït dans les premières années + son mariage , fut frappé brusquement de la maladie de la hanche, pour laquelle il fut contraint de se rendre à l'hôpital de la Charité, voùil subit un traitement assez long, composéde l’application d’une grande quantité de sangsues, de celle de plusieurs vésicatoires.et d’un cautère à plusieurs pois établi derrière le trochanter. Mais le-mal-faisant des progrès et le malade étant effrayé derson danger, surtout de l'idée d’être disséqué après sa mort, réclama de sa femme avec instance qu'il füt

de. "CEE LA

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reporté chez lui s où il espérait trouver, malgré |

son indigence, des secours plus heureux.

| Lorsque je vis ce malade pour la première fois, son état était si alarmant, que je n osais rien entreprendre. Cependant je cédai aux instances de sa femme gt de madame de Jeanlis, marchande lingère, sa voisine et sa protéctrice, que j'avais guérie de la même maladie, mais portée seulement au deuxième degré. Aussi cette dame, apres une année de traitement et Yapplication d’une quarantaine de moxas, fut-elle conduite à une guérison complète. Elle a conservé les mouvemens de l’articulation affectée , parce que la carie, chez élle, n'avait détruit qu'une couche superficielle de là tête du fémur. Il n’y a eu, après là guérison , que trois ou quatre lignes FA raccourcissement, et elle marche maintenant presque sans élaudication. Cette dame avait été remise dans mes mains

par M. lé docteur E Fourcadel. | Notre pauvre maçon éprouvait des douleurs intolérables à l'articulation maladéet aù genou du. même membre, que jai trouvérenversé ou dévié en dedans, avec un raccourcissemént contre nature d'environ un pouce, et de manière à nous faire croïte À l'existence d’une luxation spontanée ; “mais j'étais convaincu que cette déviation et le. raccourcissement devaient être lé résultat de a destruction d’une grande portion ( de la tête du fémur et de la carie profonde 6 de la cavité cotyloïde dont j'avais lieu de soupçonner la paroi postérieure "0er mn L k dire

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perforée, car un abcès par congestion qui Haut saillie dans laine du même côté, ne pouvait avoir d'autre source.Il y avait du reste un mouve:ment fébrile habituel avec des redoublemens. le soir , et le malade était d’une faiblesse extrême.

Après avoir posé, derrière le trochanter, trois moxas quisoulagèrent beaucoup:ce jeune homme, nous redressämes l'extrémité malade et la placames dans une rectitude complète, ce qui se fit sans effort et sans douleur; nous la conservames dans cette attitude au moyen de paillassons cylindriqués de balle d'avoine fixés en rapport par des liens et un drap roulé. Ce mieux sensible encouragea le patient et me donna quelques lueurs d'espérance sur son salut. Nous continuâmes l’usage des moxas, posés deux à deux sur les régions; trochantérienne et inguinale ; nous joignimes à ce topique révulsif l’usage d’un sirop dépuratif antiscorbutique, à prendre dans des infusions améres. Sous l'influence de ce traitement, tous les symptômes fâcheux, tels que les ER > la

fièvre symptomatique, l'anorexie et l'insomnie,

se dissipérent graduellement. L'abcès du bassin, quoique très-volumineux, se réduisit aussi et fut absorbé entièrement à la fin du septième mois, à dater de l’époque où nous avions entreprisce traitement. Pendant ce travail de résolution, l'urine du malade laissait, par le repos, au fond du vase, un sédimeut terreux blanchätre. Le nombre des moxas a été porté à quarante-un. Le raccourcissement de

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l'extrémité, qu’on avait eu l'attention de conserver dans une immobilité parfaite, s'était accru par degrés. Enfin ce malade, parvenu au dix-septième mois de cette médication, fut en état de se lever, de se tenir debout et de marcher dans sa chambre à l’aide de béquilles. J'avais prévu d'avance que le membre serait ankylosé, et nous avions tout fait pour favoriser ce résultat, sans lequel notre maçon ne pouvait compter sur la guérison d'une maladie que tous les auteurs ont déclarée mortelle lorsqu'elle est arrivée à ce point.

En très-peu de temps, la marche de cet homme a été assurée; six mois plus tard , ila pu, sans béquilles , monter jusqu’au sixième étage des maisons en construction pour faire son métier. Au bout d’un an, ce sujet, jouissant d’une parfaite santé, a été présenté à la Section de Chirurgie de l'Académie royale de Médecine. L’extrémité .

losée, comparée avec la jambe droite, présentait un raccourcissement de seize lignes. Sans doute la soudure des os offrirait, cher lui, les mêmes phénomènes que chez celui que nous avons perdu, si la vérification en était possible. Certes, cette cure extraordinaire, et que nous croyons unique, fait le triomphe dumoxa.

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