‹ Clinique chirurgicale (volume 4)Chapitre 31 sur 70 · DU MOXA · texte numérisé non relu

DU MOXA

Comme le moxa a été, pour un grand nombre des maladies que nous avons décrites , et surtout

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‘ pour les dernières le moyen le plus efficace Le nous pensons qu'il n’est point inutile d'entrer dans quelques détails sur la nature et les propriétés de ce topique révulsif. |

Pendant mes campagnes dans l'Amérique sep tentrionale, en Egypte et en Syrie, ayant, été à mème de Léo ce que les auteurs et les Voyageurs ont dit des grands avantages que les peuples de ces contrées retirent, contre beaucoup d'affections morbides, de l'usage du moxa, j'ai saisi toutes les occasions qui se sont re dans ma pratique pour faire l'essai de ce remede.

J'avais d'abord médité sur la nature des maladies qui m'ont paru en indiquer l'application; ; j'ai ensuite attentivement observé les effets de ce cautère dans son mode d’action, qu'on l’applique soit

d’après la méthode des anciens, soit d’après les modifications que je lui ai fait subir; j'ai même suivi dans le cadavre les traces des impressions que ce cautère avait laissées, lorsque son action étant devenue insuffisante par l'état trop avancé de la maladie, il m'avait pu entièrement rétablir l'équilibre de la vie. |

Les résultats heureux et prostadiin: que j'ai obtenus généralement de son application dans un grand nombre de cas désespérés, m'ont porté à devant dans ce Mémoire, l'article qui lui est

consacré dans le DU nee des sciences médi-

Cales, où il n’en existe d'ailleurs qu'un très-petit extrait. Je crois en conséquence que ce nouveau |

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travail ne sera pas inutile au public imbu d'un préjugé fatal contre ce remède, ni aux médecins 9 partisans de la médecine expectante, qui n’ont pas eu l'occasion d'exercer dans les grands hôpitaux.

C’est avec juste raison que les peuples de l Asie et de PAfrique ont fait le plus grandéloge du moxa, comme étant proprenon-seulement àadétruire beaucoup de maladies qui résistent à l'emploi d'autres moyens, mais encore à les prévenir et à conserver la santé. Assurément, chez les nations européennes, ce remède souverain aurait joui plus long-temps de sa réputation justement méritée, si, à l'instar des Chinois et des Egyptiens, on l’eut appliqué avec les précautions convenables. C’est en remontant à la simplicité et à la perfection de ce premier mode d'application, que nous sommes parvenu à retirer de ce moyen tous les avantages que les anciens lui avaient reconnus, et à lui Ôter les inconvéniens qu’on a eu également raison de lui attribuer, lorsque cette application n'était pas faite avec le degré de perfection nécessaire.

Dans la description que je vais faire de ce,cautère, je tâcherai de remplir l’attente du lecteur en démontrant son efficacité d’après toutes.les conditions supposées. | #

Je ne m'arrêterai pas sur son origine, qui paraît se PÉHSRe dans la nuit des temps, ni sur .ses formes variées ou son mode d'application selon les peuples qui s'en sont servis. On trouvera ces détails trèscirconstanciés dans le dictionnaire précité, au

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