‹ Clinique chirurgicale (volume 4)Chapitre 32 sur 70 · DU MOXA · texte numérisé non relu

DU MOXA

mot. Moxibustion , du célèbre Percy. ù indiquera seulement la nature de celui que j'emploie, son mode d'application, les régions et les points du corps humain sur lesqueis on peut le poser, et pour en donner une juste idée, je joins à ce travail la figure d’une poupée que jai fait graver sur ses deux faces ‘. Enfin je ferai connaître les propriétés spécifiques de ce cautere et ses efiets en général, lors de son application.

Le cône ou cylindre du moxa se COMPOFE d’une quantité relative de coton cardé qu’on roule dans une petite pièce de toile fine, assujettie par le bord au moyen de quelques points d'aiguille. Ce cylindre conique doit avoir environ un pouce de longueur et une épaisseur proportionnée; d'ailleurs on en fait de grosseur différente selon les circonstances. Un porte-moxa, représenté dans la planche, est destiné à fixer ce cylindre sur le point où l’on veut en faire l'application. L’anneau métallique de ce porte-moxa est isolé dela peau par trois petits supports de bois d’ébène, mauvais conducteur du calorique. Après avoir allumé l'extrémité du cône, on en entretient la combustion au moyen d'un chalumeau, représenté dans la même planche. Il ne faut pas trop presser la combustion; elle doit se faire lentement.

Pour bien appliquer le moxa, on marque d’a-

bord, avec un peu d'encre, le point o où Tapplica-

He ”

Poryes la planche.

‘ RS A di DU MOXA. ist 365 tion doit &e faire ; on recouvre toute la région correspondante d’un linge mouillé , exprimé et percé dans son milieu pour laisser à nu Île point marqué :

ce linge garantit la peau du contact des étincelles.

Après avoir mis le feu au sommet du moxa, onen

pose la base, retenue dans le porte-moxa, sur le point indiqué, et à l'aide du chalumeau on le fait’ brûler jusqu’à son entière combustion.

Pour prévenir linflammation profonde et la suppuration abondante qui en serait le résultat, il faut appliquer immédiatement, sur le point brülé * J'ammoniaque (alkali volatif fluor). ou de l'eau de Cologne. Re DLL AE AT

D'après les auteurs, on peut poser le moxa sur toutes les parties du corps; nous pensons néanmoins, avec quelques-uns d’entre eux, devoir en excepter toute la portion du crâne qui n'est recouverte que par la peau et le péricrâne : ici, les effets du moxa, et à plus forte raison ceux du

cautère actuel, porteraient trop immédiatement rs

sur les membranes cérébrales et sur le cerveau lui-même, d’où il pourrait résulter des accidens funestes, ainsi qu'on en à Vu un grand nombre d'exemples. Dehaën rapporte deux observations ‘qui prouvent le danger de l'application du moxa | sur cette région à ae

His LEE « TAN X sn On ne peut pas non plus l'appliquer sur les ee

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1 Foyez le tome II des OEuvres posthumes de, Pouteaus +04

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page 4 : nous avons ide croire que c’est l’une des causes H él t k 2 : à NE CARNET |

qui ont Le plus contribué à. la mort du D | - ; : | 5 FLD RENE ERTS 7 4 RUPTURE Fa RES

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paupières, sur le nez nisur les oreilles; on évitera

également son application sur le trajet du larynx,

de la trachée-artère , sur le sternum , sur le Corps glandüléux des mamelles, sur Ja li gne blanche au bas-ventre , et sur les parties génitales” à moins

que ce né dE sur le périnée, vers l'origine du Cas nal de lurètre, pour des eñgorgemens squirreux

et se (ED de cés parties, notamment de la prostate.

On doit aussi s'abstenir. de l'application de toute espèce de cautère sur le trajet des tendons superficiels, et sur les points des articulations où l'on aurait à craindre d'entamer les capsules artis culairés (voyez la planche). Les points carrés de cette planche indiquent les lieux d'élection pour l'application de ce caustique, et les points ronds, les lieux que nous nommons de nécessité ; Ou COmmandés par la situation propre des ÉEPNaY

Les propriétés du moxa sont différentes de celles du cautère métallique (fer rouge), dont les effets paraissent se borner au point touché par le feu. La désorganisation de cette partie se fait à des degrés plus où moins étendus, selon le volume, l'épaisseur du cautère et la er de son application. Elle est accompagnée: d'une douleur vive, brusque , que le malade supporte avec peine, et quelquefois elle est suivie de la destruction des

nerfs sous-cutanés, et: d'une suppuration très-

äboïdante, tandis que lé moxa, qu'ôn fait brûler lentement, est moins effrayant, et que les dou«

DÙ MOxA. AA 36 ] Jéurs sont gräduées. Ce moyen ‘d afléurs nous a paru pôrtér, avec le calorique, un principe volatil très-actif que fournissent lès substances cotonneusés , lorsqu'elles sont en combustion. 1 excita-

tion ét PE Oh qui résultent de la combinaison Fa

de ces deux produits développés par l'insuffla tion, $e propagent de pr oche en proche dans toutes les diréctions, de manière à rétablir l'action des ñerfs 'affaiblis ou paralysés ,et à arrêter la marche de la cause morbide établie dans telle ou telle partie. Lorsqu'on ne veut obtenir du moxa que des effets superficiels, on peut le laisser brüler sans se servir du chalumeau. (C'était la méthode de notre hônorable collègue le baron Percy.)

Jai tàché d'expliquer les effets excitans du moxa en parlant des causes des maladies pour à je te conseillé. Pendant son application, j'ai remarqué que lé prémier degré. de chaleur cause au malade plutôt une sensation agréable que douloureuse, mais que la douleur va PIÉRUÉ en augmentant, et que les dernières sont 'très-vives. Cepéndant le sujêt les supporte d'autant plus courageusement qu'il y est préparé, et qu'il sait par expérience , après une seule application , qu’elles sou dise à l'instant même par VÉRHIARSE immédiate de l'eau de Cologne.

Le nombre des moxas dont ün doit faire usage varie selon là nature et l'ancienneté de Ta maladie, On les’ pose un à un où deux à deux; mais il faut hisser plusieurs jours d'intervalle entre chaque

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