PLAIES PÉNÉTRANTES
gorgement, MI dimflammation, et jamais nous n'avons rencontré dans ces cartilages, malgré nos recherches attentives et répétées, aucune de ces. | affections pathologiques: L’inflammation des vais: seaux où des membranessubjacentes les fait nécroser et exfolier comme la corne des animaux. Privées ainsi de cette circulation exhalante, les écailles de ces cartilages abandonnent leurs Abe osseuses, se lrénts se divisent par parcelles, et se métis aux fluides purulens qui s'accumulent dansles articulations, lorsque l’inflammation profonde des appareils fibreux et synoviaux se termine par la suppuration. Une fois détruits, ces cartilages ne se reproduisent plus, car lorsque le travail morbide a cessé et qu’il est remplacé par celui de la réorganisation vitale qui rétablit l’é équilibre dans les fonctions, la nature n’est plus apte à produire de nouveaux cartilages. Les derniers ramuscules des vaisseaux osseux, au lieu de fournir la substance gélatineuse concrescible qui devrait encroûter la surface articulaire de l'os, déposent au contraire à leur superficie et dans leurs interstices une autre substance de nature calcaire qui prend bientôt la couleur, la densité et le poli de l'ivoire, propre à remplacer, pour les mouvemens des articulations, les cartilages diarthrodiaux. ( Yoyez la planche relative à la fémoro - coxalgie. } Cette substance est également recouverte dk Ja membrane synoviale, qui se reproduit. L’expérience nous a fait vérifier un grand nombre de
fois la vérité de ces assertions. Il en a déjà été parlé à l'occasion de cette dernière maladie.
D'après ces notions anatomiques , les lésions des cartilages qui recouvrent les pièces osseuses articulaires ne peuvent avoir d’autres inconvéniens que ceux de mettre les vaisseaux des os à découvert, lorsque le cartilage est coupé dans toute son épaisseur, et d'y laisser établir une inflammation proportionnée, laquelle est bientôt suivie de la carie du point de la substance spongieuse dénudée. |
Maintenant nous allons tàcher de résoudre la question relative au traitement des plaies des articulations que nous supposerons être récentes. IL est bien évident qu’elles doivent offrir autant d'indications qu’elles présentent de différences entre elles , et à raison de l'espèce d’articulation lésée. Ces différences sont établies, 1° sur la situation respective des plaies par rapport aux divers points de l'articulation; 2° à raison de leur étendue et de leur profondeur ; 3° à raison de la nature des parties lésées ; 4° enfin par rapport aux accidens primitifs qui peuvent les compliquer.
En général les plaies qui entament les grandes articulations ginglymoïdales, pourvues de membranes synoviales plus ou moins étendues et d’un appareil fibreux laxe et extensible, telles que les articulations du genou, du coude et du pied, sont plus graves que celles qui attaquent les articulations orbiculaires ou planiformes, parce qu'elles
378 PLAIES PÉNÉTRANTES | laissent moins d'espace aux liquides qui peuvent | s’épancher dans leurs cavités, êt que la masse des organes susceptibles d’inflammation est moins considérable. Les plaies qui occupent les points déclives des cavités articulaires sont aussi moins dangereuses que celles qui ont lieu à leurs points les plus élevés , par la raison fort simple que si les. liquides épanchés dans leur intériéur ne trouvent aucun obstacle à s'écouler au dehors, ils s'échappent par leur propre poids et par Vaction vitale des membranes, qui tendent toujours à éloigner d'elles toutes les substances qui peuvent les irriter, ou plutôt c'est l'effet de l’engorgement iMlammatoire qui lui fait remplir tous les vides de la cavité articulaire (si nous en exceptons les cartilages, qui, comme nous l'avons dit, ne sont point susceptibles de gonflement). Les fluides qui remplissaient d’abord ces vides sont bientôt déplacés et expulsés par la plaie, s'ils n'éprouvent, dans leur évulsion, une résistance insurmontable.
. Quant à l'étendue des plaies , elle n'offre point de différences bien importantes, car une simple piqüre aux capsules fibreuse et synoviale peut être suivie de l'ouverture de l’une des artères un peu fortes qui rampent dans l'épaisseur de ces membranes, de sorte que si le sang fourni par ce vaisseau pénètre dans la cavité articulaire, comme cela arrive constamment, parce que la solution de continuité des tégumens se fronce promptement ou perd son parallélisme avec celle de la capsule,
ce liquide ne trouvant point alors d'issue au dehors, pénètre d'autant plus facilement dans l'articulation , qu'il y est attiré par une sorte d’aspiration que produit le vide de cette cavité. Dans cé Cas assurément, cette blessure , surtout si elle a lieu à lun des points élevés de l'articulation, sera plus grave qu'une profonde et large coupure faite à l’une des parois latérales et inférieures de la jointure.
Après lamputation des membres aux articles, lorsqu'on ne réunit point par première intention les bords de la plaie produite par cette opération, les surfaces articulaires restent à découvert un laps de temps plus où moins considérable, et quelquefois pendant tout le traitement , sans qu’il en résulte aucun accident notable ; seulement les cartilagés qui recouvrent ces surfaces osseuses se dissolvent et s'exfolient par petites lames plus ou moins épaisses , selon l’âge du sujet, du neuvième au treizième jour; mais à peine cette croûte Cartilagineuse est-elle détachée de los, que les courbes des vaisseaux dont nous avons parlé se déplissent ou se renversent de dedans en dehors, et produisent presque immédiatement les Ho cae Charnus qui recouvrent rapidement toutes les surfaces osseusés. Ces vaisseaux se mettent ensuite en rapport avec ceux qui naissent dés membranes fibreuses , du tissu cellulaire et du derme du pourtour de eat b » pour former ensemble la cicatrice qui doit recouvrir le moigsnon, cic calice