DES FRACTURES DÉS OS
Les fractures sont des solutions de continuité
aux os, produites par l'effet ou l'action d’une cause mécanique extérieure , et, dans quelques cas fort
rares, par l’action brusque et violente de la contraction musculaire *. Ces solutions de continuité
varient sélon leur siége, leur caractère particulier et les accidens qui les compliquent.
Nous avons parlé des fractures des os du crâne et de celles des mâchoires à l’article LÉSIONS DE LA Tête. Nous allons décrire ici, d'une manière succincte et rapide, celles qui lèsent les os de la colonne vertébrale , ceux du bassin et ceux du thorax; mais nous traiterons dans de plus grands détails celles qui rompent les os des membres , comme les parties qui sont le plus exposées aux accidens qui les produisent.
? Nous supposons cependant qu’il n’existe point de fragilité
particulière aux os; car, dans cet état, ils se fracturent par la
moindre cause spontanée, et c’est ce qu’on voit arriver fréquement chez les personnes atteintes de diathèses ou de cachexies syphilitiques , scrophuleuses , cancéreuses , etc.
412 (a - DES FRACTURES Les fractures des vertèbres ne sont pas toutes mortelles. Leur gravité est relative à leur étendue, à la nature des parties lésées , ét à la présence des | corps étrangers s’il en existe. Lorsqu'’elles se or: nent aux éminences saillantes et superficielles de cette colonne, telles que les apophyses épineuses ou ai ere. elles peuvent être exemptes d’accidens. Elles sont le résultat de l’action de corps contondans, de projectiles lancés par la poudre ! à canon, ou même d'armes blanches d’un tranchant peu acéré IL suffit, dans ces cas, de débrider 1lés plaies, d'extraire ci esquilles et autres corps étrangers, s’il en existe, et de panser ces plaies de la manière la plus simple. Nous ajouterons aux courtes réflexions que nous venons de faire sur les fractures des vertébres, le précis: d’une observation fort curieuse adressée à l'Académie de Chirurgie par M. le docteur Réveillon, chirurgien- -Mmajor du 18° résiment d’infanteric légère. Le sujet de cette charte est le nommé Gt , Caporal au susdit régiment, en garnison à Maubeuge. Ce militaire, voulant se baigner dans la Sambre, s’élance d’une certaine élévation dans ce fleuve; mais ayant senti avec l'extrémité de ses doigts, en plongeant, le fond vaseux de la rivière, il chercha à éviter d'y plonger sa tête. Il la renverse brusquement en arrière; aussitôt il jette des cris perçans, entre dans les CORNE et il se serait noyé, si ses camarades ; témoins de l'accident, ne l'eussent retiré de l'eau et déposé
DES: OS. . 413 sur le rivage, d'où il fut transporté à l'hôpital de la ville. On ne reconnut aucun signe de luxation ni de fracture ; mais les membresétaient paralysés, et la tête pesante, immobile; ; de légères égratignures se remarquaient à la poitrine et au genou droit ; le, corps. était froid, et la peau insensible ; une douleur aigué se faisait sentir à toute:la partie postérieure et te ah du cou; sans aucun déplacementetsans qu on püt soupçonner une fracture; 3 impossibilité au malade de mouvoir seul sa tête ; elle retombait toujours de côté avec Accboia de douleur : mais un phénomène singulier était un violent priapisme qui s'était déclaré au moment de l'accident, accompagné d’une .ischurie intense. Les émissions sanguines, les frictions d'huile de camomille camphrée, de légers diaphorétiques et les bains tièdes amenèrent un peu de soulagement; mais ensuite les accidens se A ol le tris-
mus.et un délire furieux se déclarent, etilé sujet
meurt dans les convulsions. À Late paie) du'cadavre, faite vingt-six heures après; ona trouvé une fracture com plète du corpsde la cinquième vertébre cervicale, infiltration sanguine dans.les. muscles extenseurs de la tête, et épanchemement, de sang dans le canal ARE LE Cette fracture. a. été certainémént le résultat de la contraction ;muscuaire, produite par l'élévation brusque et violente de Ja tête sur le cou et l'épine dors A CN OA "Lorsque ces fractures attaquent. Les, parois, pra canal vertéhral, et que | IG projegtil Cou, la cause
LA | DES FRACTURES | vulnérante qui a produit la fracture, s’est perdu dans ce canal, le pronostic de cette solution de
continuité sera fâcheux, surtout si le corps étranger se trouve en contact avec la moelle épinière, Presque toutes les fractures qui lésent cette por tion de l'encéphale ou les nerfs auxquels elle donne naissance, sont ordinairement accompa.
gnées (principalement dans les climats chauds) d'opisthotonos ou de paraplégie et quelquefois de névroses plus ou moins aiguës. Quel que soit l'état de ces fractures, il faut d’abord être très: circonspect dans la tGbeiels des corps étrangers, et se contenter des moyens généraux indiqués pour leur traitement,
Nous nous dispenserons de rapporter un grand nombre de faits qui étayent la vérité de nos asser tions. Nous nous bornerons à rendre compte d’une observation très-courte qui a eu pour objet principal la pere dans le canal vertébral, d'una balle russe qu'un jeune officier de notre armée avait reçue pendant la campagne de Moscou.
Au mois de septembre 1814, madame de Staël me fit appeler à à Sa maison de campagne à Clichy, pour voir un jeune officier de 27 à 28 ans, M. de Broca, atteint de douleurs vives et presque permanentes sur le trajet des vertèbres lombaires, avec gêne dans les mouvemens du tronc. On apercevait au côté gauche de la deuxième de ces vertèbres une cicatrice ronde, enfoncée, résultant d'une blessure qu'il nous dit lui avoir été faite à
DES OS. ; ki5 cette région du corps par une balle russe, pendant la campagne dont nous avons parlé. Ce‘projectile n'avait point été retiré et avait dû rester dans les parties : en effet les accidens graves qui avaient suivi ce coup de feu, la situationtet la
direction de la cicatrice, ainsi que les douleurs
que cet officier ne cessait d’éprouver, me donnérent la presque certitude que la balle était enclavée entre les deux premières vertèbres lombaires, Ce pronostic aura sans doute été vérifié à la mort de ce militaire, qui eut lieu aie d'années après.
Les fractures des côtes, du sternum et doc oMO« plates peuvent présenter les mêmes varl iétés que les précédentes. Elles ne sont pas toujours faciles à distinguer ; mais là thérapeutique étant la même pour tous les cas, il suffit d'en connaître les prin< cipales bases, 11 faut d'abord prévenir les épanché: mens locaux ou éloignés par l'usage des saignées révulsives , faites le plus près possible du mal, au moyen de.ventouses scarifiées , sur l'application desquelles on doit insister avee plus ou moins de persévérance ; selon le besoin. Elles n’exemptent pas d’ailleurs des saignées générales, si elles se trouvaïent également indiquées; mais dans'aueun
cas les sangsues ne sauraient remplacer lés ven
touses, dont on seconde énsüite les effets saluaires par une compression modérée et par Time mobilité du sujet. Les bandagés unissans, précohisés par quelques auteurs pour les fractures dés
; | & : ï | Lx6 DES FRiGruRrs + | b côtes, sont inutiles et ati en ce quils | . tendent à faire chevaucher en dedans les déux. extrémités des fragmens rompuüs, par la raison fort : simple que, ie thorax étant orbiculairettet les côtes très-convexes, ces sortes de bandages doivent nécessairemént exercer sur les points saillans une compression concentrique qui fait enfoncer:les deux fragmens. de la côte. : 4 + On aiconsidéré jusqu’à présent les fractures combte aubb in comme mortelles : sans doute elles sont très-graves, mais lorsque les sujets atteints de ces solutions decontinuité reçoivent à temps les: secours qu'elles commandent; on pent ‘enprévenir les suitesfunestes. Nous allons rapporter leprécis de quatre observations ‘que. nous avons rècueillies à l'hôpital de la garde; Chez trois des sujèts, dont les deux premiers avaient faitdes-chutes, de-points très-élevés, la fracture des os du bassinavait pr incipalément portéses effets.sur los coxal droit, en sorte qu'en outre d'un fracas tres-sensible. à la. crête dé cetos, la branche horizontale -du!pubis était rompue . et. fortement déprimée en dédans;, avec fracture de la branche ascendante de l ischium etrenversement en.dehors du membre pelvien: ;COTTeE pondant, de manière à faire croire, à l'existence. d’une luxation complète du fémur en dedans et en avant, phénomène qui .avait. été observé. dans, ie. même temps. pars notre honorable collègue Richerand. IL parait, même qu'on avait fait des, tentatives à l'hôpital Saiut-
de * ' - NN
Ê 1 ERA À .. DES OS. 417 Louis pour la réduction du membre qu'on avait cru d’abord luxé.Nousfümesassez heureux. pourreconnaître nr: shapD la véritable cause de ce phé-
noméne chez notre "malade ; nous ne le fümes pas ”
assez pour prévenir chez ré deux premiers l'issue
funeste de cette fracture : cependant nous cher châmes à remplir, avec toute l'attention possible, “ip les indications qu'elle nous offrait. Le fracas pré- ,
sentait , dans les deux blessés, : à peu près le même fa et fut accompagné des. mêmes résultats.
Le premier succomba à ses douleurs le onzieme jour, et le deuxieme, du vingtièmeau vingt-unième jour. La nécropsie nous fit découvrir, chez tous les deux, plusieurs frachurés complètes. au. sacrum et. à l’os coxal droit , avec, infiltration sanguine et affection gangréneuse dans une grpude partie du tissu cellulaire du bassin, ainsi qu'un
chevauchement des deux fragmens de la branche
horizontale du pubis, mais Sans luxation du fémur.
Le troisième se présenta peu de temps après Le mort de ses deux compagnons. Il se nommait Auguste Billy, âgé de 22 ans, soldat au 1° régiment d'infanterie de la garde. Ce militaire, ayant ‘été surpris entre deux voitures au moment de leur entrecroisement et pendant leur marche rapide, fut fortement serré par la roue de. chacune de ces voitures, dont les moyeux rencontrèrent simultanément les deux. côtés droits antérieur et postérieur du bassin de ce jeune homme, le-
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18 DES FRACTÜRES
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nr L quel futeñi quelque sorté écrasé bar ce ciéé violen Tous les points toüchés furént bientôt éouvérts "à larges ecchymoses: la cuisse y la jimbe et le pie
| droit étaient fortement AUDE en dehors comme
dans 18 cas d’une luxation complète én devant ét ét dedans. Lés accidéens les plus graves se déclaré: rent proniptement, et bientôt lé malade fut dans”
ün dängér imminent. Nots nous empréssâmes de
poser tn grand nombre de véntouses scarifiées sur toutes les parties contuses, et nous mimes le membre, qui était totileinént rénversé, dans sa réctittide naturelle ét én rapport avec le baësin ; én cherchant, » par des manipülätioris graduées , à remêttré Îes piècés fracturées däns leur situation réspective. Un double appareil contentif fut pe pliqué avec le plus g grand soin ét conservé jusqu’ à l'époque de la guérison du malade. L'on favorisait $és fonctions alvinés au moyen d'üun moufle suspéhdu au plancher dé son lit. Ce troisième sujet eut le bonheur d'échapper à la mort et d’être conduit à la guérison; mais ilne peut marcher sans béquilles , ‘ét il lui reste une élongation contrée nätüre d'environ un pouce dans le thetobte blessé, Test À remarquer que cé militaire a successivemént présenté des symptômes graves de Cystite, ni péritonite et de gastro-entérite, résultat de l'ébranletent ét des déchirurés intérieures, que noûs avons Combattus par les saïignées généralés, les véntouses scarifiéés et le- Tégiré rafraichissant, Nôus avons eu 16 soin aussi ‘dé laisser: le blessé.
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DES OS. ne ki dans le dernier appareil compressif, et sans le reouveler, l’espace de soixante jours. Ce sujet doit tre maintenant à l'hôtel royal des Invalides , où chacun peut vérifier toutes ces assertions ; mais il est évident qu'il doit son salut aux saignées révülsives, et surtout à l’inamowvibilité de l'appareil, rie de la garde, d’une constitution athlétiques à âgé de 26 à 27 ans, voulant décrocher son HMEAlON suspendu au haut d’une fenêtre d’un troisième étage ; perdit son point d'appui et se laissa tomber sur le pavé de la cour de sa caserne.
Cette chute effrayante eut pour résultat chez ce militaire la fracture complète de l'os sacrum vers sa base, avec un déplacement considérable de la pièce inférieure en devant dans la cavité du bassin, en sorte que dans ce désordre toutes les branches des nerfs sacrés étaient déchirées ou désorganisées, d'où était résultée une paralysie complète
dans les mouvemens et le sentiment des deux membres inférieurs : cette dernière propriété s’é-
tait néanmoins conservée dans le tiers supérieur
de la surface antérieure des cuisses, vers les régions ingninales; mais les deux extrémités dans le reste de leur étendue étaient en même temps pris
vées de la chaleur qui leur est propre, de manière que ces membres, sans cesser de se notre (car le système artériel a été trouvé intact), étaient con- Stamment froids comme le marbre, ct RE ant éxempts de gangrène,
Un quatrième soldat du 5" régiment d’ infantes |
Ce phénomène justifie l’assertion de sir Everard Homesur la cause immédiate de la chaleuranimale, qu'il rapporte à l’action des nerfs, c'est-à-dire ati selon cet auteur, célèbre, la chaleur latente du corps est entretenue par le système nerveux. Il
faut convenir cependant que le sang rouge con- | tient une quantité de calorique proportionnée à" |
celle de ce liquide ; aussi avons-nous remarqué que dans les anévrismes du cœur où le sang s’accumule en plus ou moins grande abondance, le foyer
de chaleur y devient si fort, que le thermomètre
posé sur cette région monte de 25 à 27 ,28, 3oet 32 degrés. ( Z’oyez l'article AnévrismEs pu COEUR. )
J'ai observé néanmoins que lorsque le système nerveux des sujets affectés d’anévrisme du cœur est affaibli par une cause asthénique, bien que la masse du sang soit toujours la même, la chaleur est réduite dans les mêmes proportions.
Les fractures des clavicules sont aussi plus faciles à réduire et à maintenir qu’on ne l’a pensé jusqu’à ce jour. Il n’y a cependant point de corsets nide machines qu'on n'ait imaginés et proposés à cet égard; mais à la grandesurprise des auteurs mêmes de ces machines, toujours une difformité plus ou moins sensible échappe à leur application , quelque exacte quelle soit, tandis qu'après avoir fixé le bras sur un coussinet très-épais , de forme pyramidale, dont la base doit répondre à l’aisselle du côté fracturé, il suffit d'une double écharpe qui embrasse et maintienne, près de la poitrine, l’a-
\ +" pes 08, 42 vant-bras fléchi, et le bras dans sa rectitude naturelle, pour rendre toute l'extrémité immobile, et sans que le malade en éprouve la moindre gène. L'application de quelques ventouses mouchétées sur les parties ecchymosées, sion le : juge nécessaire, celle d’un gâteau de chanvre fin enduit d'un nées de blanc d'œuf et d’eau-de-vie camphrée, qu’on pose sur les fragmens réunis de la clavicule rompue, et qu'on soutient avec des compresses graduées , trempées dans la même liqueur, com plètent le pansement et l'appareil simple dontnous venons de parler, appareil qui ne doit être levé qu’à l’époque de la formation complète du cal, qui ne peut avoir lieu avant le quarantième jour. Maintenant nous allons éñtrer dans l’exposé des fractures des membres, lesquelles présentent les variétés Kg nous avons indiquées plus haut. Par rapport à la nature des fractures, elles sont simples lorsqu'elles se bornent à un seul os; cependant la division de cet os peut être transversale, oblique ou dentelée, ce qui suppose autant de degrés de gravité faciles à concevoir et souvent difficiles à reconnaître. Lies fractures peuvent être aussi complètes ou incomplètes; cette dernière espèce, d’a-
bord admise par les anciens et contestée ensuite
par lesmodérnes, ne peut être révoquée en douté; on la rencontre assez souvent, surtout chez les jeunes sujets, dans les côtes, aux péronés, aux deux os de l’avant-bras, et même dans la substance
sponsieuse des grands os longs. En effet, l'action
Te CE | ARS ES. 7 RE SR
22 DES. FRACEURES i de la cause mécanique, lorsqu'elle agit en exéreant une pression directe ou indirecte sur le membre, peut s'étendre dans la moitié de l'épaisseur de l'os | vers lequel les effets de cette puissance sont con: centrés, principalement si l’autre moitié.est plus : flexible, et si le tissu fibreux qui la recouvre est | plus dense et plus épais que celui de -la.surface rompue. Dans ces cas , le diagnostic est difficile, et il serait nuisible de vouloir l’éclairer par les signes qui caractérisent les fractures complètes. On au- | ait d’ailleurs d'autant plus de tort à le! tenter, qu'on gagne toujours à traiter les premièrés comme ces dernières.
Les fractures des membres sont composées lorsque les deux os du même membre sont divisés, ou lorsque le même os se trouve rompu. dans plusieurs ponts, On les nomme comminutives quand les.os, ou même un seul, ont été fracassés ou brisés en plusieurs fragmens. Lorsque ces fracas sont ac: compagnés d'attrition dans les chairs et de rupture des principales artères du membre > l'amputation devient indispensable, Kant Buv
Toutes ces fractures peuvent enfin être compliquées de plaies aux, parties molles, soit que ces divisions aient été produites par les mêmes causes mécaniques, soit qu'elles l’aient été par le déplacement excentrique des os fracturés, et ces plaies peuvent être alors compliquées elles-mêmes.dela présence de corps étrangers et d’autres accidens.
Le diagnostic de chacune de ces espèces. de
mn 4 fractures n'est point difficile à. établir; der pronostic sera relatif à chaque degré de gravité: os
Quant aux indications curatives, elles: offrent très-peu de différence pour chacun des membres fracturés. La première qu'on ait à remplir, est-de simplifier la maladie , autant que possible, en ais
taquant ses complications par les moyens indis
qués. Ainsi, lorsqu'avec la fracture il y a'plaie aux parties molles, il faut constamment endébrider les angles aponévrotiques; lier les artères) qui pourraient avoir déterminé une hémorragie ;etextraire les corps étrangers s’il en existe; remettre ensuite les pièces fracturées en rapport;; et en: opérer l’exacte coaptation; enfin panser à plates ‘plaies avec des linges fenêtrés, enduits de substances bal: samiques légèrement agglutinatives; couvrir ces linges d'une couche de.charpie mollétte, et appliquer immédiatement l'appareil: à fracture; qui sera décrit plus bas. Saséreenel.o1t$ dot Telle est en général la: méthode.à ‘suivre dans tous les cas de fractures des extrémités, quels que
soient les accidens primitifs qui les accompagnent
Mais si l'on est appelé trop tard, et que l'inflamma: tion traumatique se soit déclarée, il faut d'abord la combattre, non par l'application des sangsues ; ainsi que le conseillent tous les partisans de la méthode broussaisienne (elles ont: l'inconvénient d'augmenter la stase des fluides ét leur extravasa: tion, favorisée encore par les cataplasmes émolliens, ce qui amène promptement le collapsus et
aid "4 TA pes FAAÂCTORESS | la gangrène), mais au moyen de la satdlfle générale et de quelques ventouses mouchetées , si l’application en est facile. Elles ont un véritable effet révulsif,; accéléré sans doute par la déplétion sanguine, et nous leur faisons succéder, avec des avantages inappréciables, une compression graduée et uniforme, à l’aide de notre appareil à fracture: Par ces divers moyens, l’on rétablit l'action systaltique des vaisseaux affaiblis , et la circulation des fluides qui s’y étaient arrêtés. Cette mé-
thode compressive nous à toujours réussi , et elle |
réussira constamment lorsqu'elle sera mise en pratique; avec les précautions requises, à moins qu'il
n'y ait dans l'épaisseur du membre un épanche-
ment trop considérable ou une attrition plus ou moins profonde. Ce seraient alors autant d’indications particulières, pour lesquelles nousrenvoyons aux abcès sanguins, lesquels dans tous les cas doivent être largement ouverts. :
Dans les fractures obliques des os cylindriques des membres, et dans celles du col du fémur principalement , tous les auteurs conseillent l’emploi. d'appareils à extension permanente; quelques
praticiens en étendent même l'usage aux fractures
complètes et obliques de la jambe. On emploie cette extension permanente , 1° dans l'intention
de prévenir un'cal difforme, 2° pour-vaincre les
Puissances motrices et s'opposer’'au déplacement ou chevauchement des fragmens osseux. Dans tous les cas, cette sorte d'extension est inutile , et