‹ Clinique chirurgicale (volume 4)Chapitre 5 sur 70 · ILE · texte numérisé non relu

ILE

34 DES HERNIES d’ätitant plus facilémient, quand cetté membrane à été incisée où excisée, que ce tissu est très-extensible étsans cessé lubréfié, à sa surface polie, par de l’albu: mine fluidiforme: il présente donc toutesles conditions nécessaires à une prompte réunion deses bords divisés, et, dans le cas d’une dépéerdition de substance, il pérait même que les vaisseaux celluleux des parties ambiantes concourent, avec ceux de éetté membrane, à sa régénération, pour s’en recouvrir Comme d'un épiderme qui leur est nécessaire, et dont les fonctions ont d’ailleurs beaucoup d'analogie avec la cuticule épidermoïque de Ja peau. Un grand nombre d'expériences faites par dés anatomistes célèbres, entre autres par MM. Ri- Bés ét Chaussier, confirment la vérité de nos assertions. Nous avions également remarqué, dans lés Autopsies cadavériques de personnes mortes plus où moins long-temps après des blessures pénétrantes dans le bas-ventre, que la portion du péritoine qui avait été divisée par l'instrument Yülnérant était non-seulement réunie, maïs encore qu'on apercevait difficilement les traces de la cicatrice. À l’occasion des plaies des intestins, nous avons auS$i annoncé que léurs tuniques ou membranès, à commencer par la séreuse, se réunissaient comme toutes les autres parties du corps. Nous avons fait les mêmes remarques sur les épiploons, qui perdent souvent, dans les hernies étranglées ou dans les plaies pénétrantes du basventre, une plus ou moins grande partie de leur

| ÉTRANGLÉES, 35 masse. Celle qui reste rentre dans cette cavité, en quittant les adhérences qu’elle avait primitivement contractées aux bords de la plaie où de l’ouverture qui lui avait livré passage. Elle se déplisse, s'épanouit , reprend sa place naturelle , et l'on ne trouve plus les traces de la déperdition de substance ou des cicatrices.

Demême, après avoir coupé ou excisé le sacmembraneux qui recouvrait une hernie ayant nécessité l'opération, les portions du pédicule des parties qui composaient cette tumeur, lorsqu'elles sont réduites et devenues libres dans la cavité abdominale, quittent également les adhérences contractées vers le pourtour des ouvertures qui leur ont livré passage, rentrent dans la cavité, et y reprennent leur position naturelle à l'instar de l’épiploon : cherchant à se rencontrer par leurs bords frangés, elles contractent de mutuelles adhérences, ferment de nouveau l'ouverture et établissent par un plan continu le premier feuillet des parois du ventre. Cette cicatrisation se fait même avec une telle exactitude, qu'on reconnaîtdifficilement le point où la solution de continuité avait existé primitivement : nous croyons encore que dans ce travail de déplissement ou dedésadhérence, etparsuite de cicatrisation successive, des vaisseaux blancs et des filamens celluleux fournis par les parties subjacentes concourent à cette régénération membraneuse. Une fois le péritoine réuni derriere l'anneau, il cède ensuite à la pression ou à l'impulsion de l'intestin qui doit re-

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produire une hernie, passe au-devant de lui par cette ouverture, si cet organe s'y engage, et lui fournit un nouveau sac. Il peut arriver cependant quelquefois qu'après lopération de la hernie, bien que les parties aient. été parfaitement réduites, une portion de ces organes reste engagée ou s’engage, avant ce travail de cicatrisation membraniforme, dans l’intérieur de l'anneau ou de l’arcade crurale , surtout lorsque le débridement des bords fibreux de ces ouvertures a été un peu considérable, et que l’opéré n’a pas été assujéti à porter le bandage élastique indiqué. La présence, dans ces ouvertures, de cette portion d’intestin, s'oppose alors, d’une part, àlarétraction desbordsfrangés du pédicule du sac coupé, et d’une autre, à ce qu’ils contractent des adhérences intimes entre eux et se cicatrisent, en sorte que cette hernie consécutive, qui peut aller en augmentant de manière à ressortir au dehors et à s'étrangler, sera dépourvue de sac herniaire, quel que soit d’ailleurs le laps de temps qui $e sera écoulé depuis la première opération. Telle est la cause des anomalies que présentent ces productions membraneuses dans les hernies consécutives, et elles nous paraissent propres à concilier les opinions différentes émises par les auteurs qui ont écrit pour et contre l'existence de ces sacs herniaires. |

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