‹ Clinique chirurgicale (volume 4)Chapitre 58 sur 70 · DAMES HN · texte numérisé non relu

DAMES HN

IE LE | SEE HARAS ‘S dieu sd: “ous « Lors du combat naval du 13 prairial an Ir

(1° juin 17094), il fut fait un grand nombre d’am-

putations l'instant après le coup. Soixante de ces

«nputés furent portés à l'hôpital de la marine, à Brest, et confiés aux soins du célèbre Duret ; deux seulement périrent dutétanos (etil y.a lieu de croire que chez ces deux sujets on avait compris quelques cordons nerveux dans la ligature des artères } inconvénient difficile à éviter dans les OCcurrences pénibles où l'on se trouve presque toujours sur le champ de bataille et à plus forte raison. sur le vaisseau qui est en combat) ; tous les autres furent guéris : l’un d’entre eux avait eu les deux bras amputés. Le chirurgien du vaisseau /e 7 éméraire, qui fut pris par les Anglais, voulut remettre , d’apres le conseil de leurs médecins, jusqu’à son anti vée dans le port, l'amputation indiquée pour plu sieurs blessés, mais il eut la douleur de les voir tous périr pendant la traversée, etc., etc. » |

Envoyé en l'an v (1796) à l'armée d'Italie > EN qua litéde chiruroien en chef adjoint, Jeus également la douleur de voir, dans les hôpitaux, beaucoup de blessés périr victimes de la confiance que les chi. rurgiens de cette armée avaient dans les principes de Faure. Le général Bonaparte sentit qu'une am bulance volante était seule capable, en cas de nouvelles hostilités, de prévenir de semblables accidens, et c’est d'après son ordre que je formai les

trois divisions d’ambulances légères décrites à. la Campagné d'Italie faisant partie de ma relation.

Depuis ce temps, on a toujours disposé aux armées , dans les jours de bataille, des appareils pour amputer lé plus promptement possible. La vue seule de ces ambulances, constamment attachées aux avant-pardes, rassurait les soldats et leur inspirait le plus grand courage. Je rapporterai à cette occasion l’anecdote d'Ambroise Paré.

« Demandé avec instance par le duc de Guise, ‘assiégé dans Metz, pour les blessés de son armée qui étaient sans secours, ce grand chirurgien fut présenté sur la brèche à tous les soldats consternés; ils firent éclater aussitôt les démonstrations de la joie la plus vive, et s’écrièrent : « Nous ne pouvons plus mourir, s'il arrive que nous soyons blessés, puisque Paré est parmi nous. » Le courage se ranima, et la confiance dans l’habile chirurgien contribua à la conservation d'une place devant laquelle une armée formidable fut dés truite. »

Enfin interrogez les invalides qui ont perdu un ou deux membres, et presque tous vous diront qu'ils ont été amputés peu d'instans aprés le combat , ou dans les premièrés vingt-quatre heures.

Si Faure conservait encore des sectateurs, Je les inviterais à se transporter sur le champ de bataille le jour d’une action; ils seraient bientôt convaincus que, sans l’amputation primitive, un grand nombre de guerriers perdraient nécessaires

AMPUTATIONS 517 ment la vie, C’est surtout en Egypte que cette vérité s’est bien démontrée.

Voici ce que m'écrivait à cet égard M. Masclet, chirurgien de premiere classe, détaché : à Alexandrie : | ET

« Du 27 fructidor an vrr.

. » J'ai vu, à l'hôpital de la marine de ce port,

onze soldats ou matelots blessés au combat naval d'Aboukir; à qui on avait fait l'amputation du membre dans les premières vingt-quatre heures. Chez cinq d’entre eux l'opération avait été pratiquée au bras, chez un sixième à l’avant-bras, chez deux autres à la cuisse, et chez les trois derniers à la jambe. Tous ces opérés sont en voie de guérison. Il n’y a eu, dans notre hôpital de terre (et sept ou huit jours après le combat), que trois amputations dé cuisse, dont les trois sujets sont morts trés-peu de jours:après l'opération, quoiïqu’elle ait été faite avec méthode et sans intervention d’accidens graves à l'époque où on l'a pratiquée. Vous voyez, Mol: que l'expérience a bien RER vos principes dans cette occasion.

» J'ai, etc., etc.

..» Signé. MAscLer. »

Pendant la guerre de l'Amérique septentrionale, en! 780, les chirurgiens de l'armée française firent un grand nombre d’ amputations d’après l opinion, us génémletnent adoptée en France, qu'on ne devait 0 PEFEr qu à la cessation des accidens } primi- |

Br8 | AMPUTATIONS.

tifs. Presque tous ces blessés moururent après l'opération. Les Américains, au contraire >» qui eurent le courage de pratiquer l'amputation ke médiatement (ou dans les premières vingt-quatre heures) chez beaucoup de blessés de leur nation ; Pois qui elle était commandée, n’en perdirent qu'un très-petit nombre ; et cepehdät M:Dubor, alors chirurgien-major du régiment d’Artois-dragons , de qui j'ai emprunté ce fait, rapporte que la situation de l'hôpital des bleu français était à beaucoup d égards bien plus avantageuse ?, etc.’ Admettant que, par un concours: de! circonstances heureuses, sur lesquellés on ne peut tou-: Jours compter, quelques: blessés échappenitau danger. des accidens primitifs, cela ne prouve rien en Fr te lamputation consécutive ; encore préconisée par des chirurgiens d’un grand-nom: Il: faut voir.ce: que peut la nature pour l'issue de la malabigss ho ovrotce A | 0 416 D'après l'opinion des partisans de Faure ; au: bout de vingt ou trente:jours, le pronostic astit | aussi facheux, on en'vient à Pamputation : ainsi: toutes les souffrances que le malade.4'èendurées sont en püté perte, et, en outre, l’art exige que la nature, quis’ est presque épuisée ende longs efforts, travaille < sur de. nouveaux frais, Gouibien l'opéra

4 À tes tion alors, n “est-elle | pas hasardensel | qe | | DER D ga denoc LE Va gti

| 353 1191540088 CSL n Foyez \x thèse HAE de ce. docteur, ; Soutenue 1v

29 fr uctilor ai an x1 6 septembre 1803), à l'école de Sixasbourg.

n { > te 2 ET ETS O. 5 à ‘ LEE

AMPUTATIONS. 5r9 :Si là nature reprend le dessus, le succès de l'opération devientsans doute plus probable ; mais dans ce cas , au lieu de pratiquer lamputation, le chirurgien devraredoubler de soins pour aider la nature à conserver le mémbre, dans la supposition. “que nous avons établie, qu'ilne soit point nuisible à l'individu et quil PER lui être de quelque utilité. | | | Dès ce moment l'horizon de avis s'embellit de jour en jour pour le blessé, et plus d'une fois nous avons entendu des militaires se féliciter d’avoir résisté aux conseils de leur chirurgien, qui voulait les mutiler dans ce temps d'espérance. Je crois avoir prouvé, dans la relation demes Cam: pagnes, que Faure n'est pas exempt dè reproche 2 à. cet égard. (Z’or. le tome IE, pag: bor et suivantes de cette relation.)

De l’amputation consécutive.

S il est à péssble d'indiquer lés cas où il faut fairé l'amputation sur-lé-champ , il met est pas de dé terminer à priori et d'une maniéré positivé ceux $ qui nécessitent Tamputation consécutive. Tellé plaie d’arme blanche où d'arme à feu''sè guérir par un traitement ordinaire, tandis qüe telle attré, moins grave dans le principé;, obligera, Soit par Ta manvase constitué tion de bn ‘soit “af Ia fièvre

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