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renvoyé, sa santé étant parfaitement rétablie, dans son pays natal (Castelnaudary). J'ajouterai en pas-
sant que j'obtins de l'empereur, pour ce militaire,
la croix della Légion-d'Honneur et une pension
propre à assurer son existence.
Le précepte que nous venons d'établir a été consacré, depuis ces dernières GpÉTEHQRS, par une expérience assez longue qui m'est commune avec celle de plusieurs de mes confrères, et ce même précepte a reçu un assentiment complete l'un de nos plus célebres professeurs, M. Chaussier. (J’oyez à cette occasion son Mémoire de consultation médico-légale, publié au commence-
ment de 1828.)
Maintenant j'oserai donc considérer comme étant résolue, la question établie sur l'époque où l'amputation doit être pratiquée dans cette espèce d'affection gangréneuse. Les chirurgiensan glais qui ont écrit depuis peu sur la UE militaire, partagent également notre qpimpe |
d’accidens auxquels on n'avait pas lieu de s'attendre. w Dans les fractures compliquées de plaies, et en supposant toutefois qu elles ne commandent pas: par leur Brarité, l’'amputation primitive, il arrive souvent que , lorsque la première indication n’a pas étérparfaitement remplie , c'est-à-dire qu après avoir M soin ces Me s'il y dm y On n'a pas
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Des fractures des membres qui se compliquent par la suite*
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appliqué l'appareil destiné à ce genre dé blessures avec les précautions que nous avons recomman-
dées à l'article FRACTURES DES MEMBRES, OU qu'on le lève trop tôt, de manière à mettre lémembre et
les solutions de continuité en contact avec l'air extérieur, les accidens que nous avons déjà signalés se déclarent, et le malade est menacé d’une mort prochaine et presque toujours inévitable, Dans
une telle occurrence, l’amputation, lorsqu'on sait
bien saisir le moment favorable pour la pratiquer, peut encore sauver la vie au blessé. Nous avons eu ce bonheur dans plusieurs cas désespérés.
Conicité du moignon.
. Les auteurs conseillent l’amputation ou plutôt la résection d’une portion du moignon, lorsqu’après lamputation l'os ou les os tronqués font une plus ou moins forte saillie, en se dénudant des parties molles qui les entourent. Je ne parle de ce cas que pour combattre l'opinion émise R ces auteurs. }
Cette saillie de l'os a fréquemment lieu Ra la rétraction des muscles superficiels qu’on n’a pas eu le soin de couper assez bas dans l'opération :
elle arrive également, lorsqu'on n’a pas l'attention
de les fixer en rapport, avec l'extrémité de l'os
ed
coupé, par des pansemens méthodiquestet par la
situation dans laquelle on tient le membre amputé
pendant le traitement de la M sr Mais l'une des
+ de.
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causes les plus communes de la conicité du moignoh, C est l’inflimmation excessive de la plaie avec Ja fièvre qui S empare du sujet. Ce travail inflammatoire fait rétracter au loin les parties molles et détermine aïnsi la Saillie des os : dans ces cas, on à proposé non-seulement là résection de l'os dé;
nudé, mâis même la coupé des chairs rétractées du moignon jusqu'au niveau de la peau.
Cette opération nous parait dangereuse et parfaitement inutile, 1° par PRO ARe que peuvent produire les vaisseaux PORC et difficiles à lier; 2° par l'extrême irritation qu on provoque dans le reste du membre coupé, dont la sensibilité et l’irritabilité ont été exaltées par la maladie; 3° parce qu'il n’est pas possible de porter la scie au-delà de la portion de l'os frappé de nécrose, quelques précautions que l'on prenne. La nature aura autant de peine à déterminer l’exfoliation des parcelles nécrosées qui resteront enclavées dans la partie saine du même os, ét qui se séront trouvées audessus de la section, qu’elle en aurait à expulser le séquestre tout entier. Il vaut donc mieux abandonner tout le travail à cette nature > qui “Fi d’abord la portion d'os nécrosée, et qui ramène ensuite suecéssivement les chairs rétractées ét déprimées par l'effet d'un développement vasculaire et de la tendance qu'ont toutes les parties vivantes à se rapprocher et à se mettre en contact selon leur
affinité organique , lorsqu'elles ont recouvré léurs propriétés ‘vitales. La peau surtout marche das
, Nsudl : AMPUTATIONS. 555
cet état de convergence avec une force étonnante : on dirait qu'elle est ramenée , par une puissance mécanique, de la AL NT Haas du moignon, dont l'espace cependant est plus ou moins étendu, vers lé centre, où lés Bords viennent enfin se réunir pär lanastomose et l’entrecroisement des vais-
seaux qui se sont développés sous ces tégumenis et dans leur é épaisseur.
Le devoir du chirurgien, dans ce cas, est donc de seconderla nature , Sans chercher à ne son travail, qu'on prolongéräit au contraire davantage, en le rendant plus difficile. Nous avons vu, dans un état de conicité effrayante, avec nécrose de deux, trois et quatre pouces ducylindre osseux plusieurs moignons de cuisses coupées, qui, après s'être débarrassés du séquestre {cette exfoliation n'arrive jamais avant le cinquante-cinquième Jour), reprenaicnt la forme désirée, ce qui prouve l'inutilité de la résection. Au reste la conicité a rarement lieu lorsque l’amputation est faite d’après la méthode que nous avons décrite.
De la nécrose des os:
Un grand nombre d’autres cas ou d’autres maladies chroniques commandent encore l'amputation consécutive; telle est la nécrose d’un os qui en à envahi able cylindre, surtout lorsqu’ elle OCcupe l’un des membres de la sustentation. Bien que l'on cite quelques exemples de sujets auxquels on
se
SE
te si D RS à
aurait eu le bonheur de conserver le membre par
l'opération de la nécrose, qui a pour résultat l'ex-
traction du séquestre, nous pensons que l’ampu-
tation n’en est pas moins indiquée. Les motifs enw |
seront exposés dans un travail particulier que je me propose de faire sur cette maladie. À
Du spina-ventosa.
Le spina ventosa, complètement développé dans
l'épaisseur de l’un des os des membres, indique également lamputation. Les pièces nombreuses
que nous avons vues dans les cabinets d'anatomie
de l'Allemagne, de l'Italie et de l'Angleterre, nous prouvent, malgré l'opinion des auteurs modernes, que cette dénomination , donnée par les médecins arabes, est fondée ; car l’altération est telle que les parois de la cavité de l'os s’écartent à des degrés relatifs, comme si elles étaient distendues avec une
grande force, par des gaz comprimés. Les fibres
de la substance compacte de l’épaisseur de ces parois, après avoir perdu leur élasticité, se désunissent , s'écartent, et forment à l’extérieur, sous la couche des parties molles qui recouvrent la périphérie de l'os, une exubérance plus ou moins saillante, hérissée d'une infinité de pointes osseuses qui pénètrent dans ces parties molles, conservant ordinairement leurs propriétés vitales et ne participant aucunement de la maladie de l'os. C'est aussi ce qui explique les douleurs intolérables qu'é-
AMPUTATIONS. 557 prouvent les sujets frappés de cette horrible ma- ‘ladie. J'ai vu, dans les divers musées d'anatomie des Iles-Britanniques, son produit sur les os de toutes les parties du corps : la plupart des pièces pathologiques offrent des exubérances osseuses de toutes formes et de toutes grandeurs, creusées dans l'intérieur par des excavations plus ou moins profondes remplies d’air ou de fluides élastiques pendant le vivant des individus, et hérissées à l’extérieur d'amas innombrables d’é 'épines osseuses qu'on peut comparer à des aiguilles de diverses dimensions. J'ai lieu de croire qu'on peut rapporter la cause prédisposante de cette maladie à la présence d’un virus syphilitique héréditaire ou acquis. Nous pensons effectivement avoir fait avorter plusieurs de ces affections graves, par les préparations mercurielles administrées avec les précautions convenables.
De l'ostéo-sarcome.
L'ostéo-sarcome, développé dans les os d’un membre et porté au deuxième ou troisième degré, exige également l’amputation. Cette maladie, du genre des cancers, consiste dans le ramollissement, le gonflement et la dégénérescence des substances de l'os; elle est constamment accompagnée de l'al-
tération des parties molles ambiantes qui se convertissent en tissu lardacé ou cancéreux. Jai remarqué que les nerfs’et les artères résistaient à
658 . AWMPUTATIONS. 15 Yaction de la cause morbide. Nous citerons un fait remarquable de ce genre de maladie, dans l'ampantiun de la cuisse.
Tubercules earcinomateux.
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Des tubercules fibreux ou carcinomateux, déve: loppés dans le cylindre des os des membres, peuvent aussi nécessiter l'amputation. Cette espèce particulière de maladie, en se développant, use excentriquement les parois de l’os jusqu’à la dernière couche de sa substance compacte, distend les parties molles qui le recouvrent, les irrite, les enflamme ef produit les accidens les plus graves. Nous citerons également plus tard un exemple très-curieux de cette affection établie dans la jambe d’un ancien militaire.
Certains anévrismes, ainsi que les fongus hematodes un peu profonds, commandent également l’amputation. Il en a été parlé à leurs articles.
D'ailleurs, il est impossible, nous le répétons, de préciser a priori tous les cas qui nécessitent cette grande et grave opération. C'est au génie du chirurgien à prononcer, lorsqu'il est appelé à secourir le malade. |