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66 A TA Drés DE ‘LA TÊTE ET DU COU.

cialement fixé notre attention. Nous pensons eñ effet, comme l'a dit Walther, que la tumeur qui caractérise cétte maladie est formée ‘par la dilatation ariévrismale des rameaux de. l'artère thyroidientiesupérieure, avant son entrée dans latslande du même nôin. Elle parait d'abord plus ordifiäré: : métitétir Tün‘où l'atitre des côtés du cartilage thyroïde!, ét tend ensuite à se développer au-devant de ‘ée'cartilage et de la slañde elle-même; qui reste fhiacte 'ouplutôt dônt l’atrophie survient insensibléñient, déterminée par la seule ‘coitipression qu'elle éprouve; ainsi äl est rare qu'elle ‘participe de la maladie. Lorsque cette tumeur à acquis un Yolüitie ün peu considérable elle‘ prénd üñe forme nrroridie , ‘elle ést rénitente et douloureuse äù touchér;'etl'oreillé, appliquée sur sa stürface récou verte d’une feuille de papier, entend daris Son épaisseur ‘un légérfrémissément pulsatif, analogueà celui que dousobservons dans l'añévrisme de Pôtt. Lés’urrés crotides sont fortetñient dilatées, ‘et les veines jugtilaires constamment ‘sonflées. Le “malide à la Voix rauque et sifflante, la respiration gérée, ‘ét “est sujet à des maux de tête fréquens. L'idiosÿncra- » Se ‘de l'individu ‘est ordinairement névroso-sanguine , et présentant des signes d’une diathése anévrismale; le teint de la peau ‘est d'un rouge brun ou basané ; celle-ci est sèche et imperspirable. : Nous sommes parvenus à guérir parfaitèement,, à l'hôpital de la garde, cinq sujets atteints de ce goitre anévrismal , dont deux avaient été déjà inu-

et

MALADIES DE LA TÊLE EF DU COU.: 67 tilement traités par Piode, administré à l'extérieur et à d'intérieur, sous toutes les formes connues. Loind’avoir reçu, sous l'influence de ce remède, quelques heureuses améliorations, le mal s'était au contraire aggravé... | » #1s00

L’un des sujets que nous avons traités en: ville avait fait usage de cette substance intérieurement et.à l'extérieur. C'était. une demoiselle de 25 à 26 ans , ayant au côté droit du larynx etsur le tra. jet des vaisseaux jugulaires, une tumeur ovoide qui présentait tous les caractères du goitre anévrismal.

L'iode, sans avoir, réduit le volume de la tumeur, l'avait rendue extrémement sensible. Après. avoir éprouvé des douleurs assez vives danslesseins avec un sentiment de chaleur qui se manifestait dans toute la poitrine, ets’être a perçue que cescorps glanduleux s’affaissaient et perdaient la forme ronde qu'ils avaient avant le traitement, cette per: sonne; effrayée, cessa l'usage de ce remède et nous appela. Elle a été traitée avec succès par les moyens que. nous allons indiquer. Ar. :

IN ous avions eu l'intention d'employer, pour l’un des premiers militaires qui s'étaient présentés à notre hôpital , le procédé opératoire du professeur Walther; mais outre que le tronc de l'artère thyroïidienne n’était ni apparent, ni sensible au toucher, la tumeur occupait un si grand espace sur la région laryngée et sur. les vaisseaux jugulaires, qu'il eût été impossible de l’isoler d'aucun des principaux vaisseaux qui y aboutissaient,

sans s'exposer à les léser profondément, ou à entamer l'artère carotide elle-même ; en sorte que Je renonçai à ce projet, concevant très-bien l'impossibilité de son exécution. Cette méthode opératoire peut être d’ailleurs rejetée ou-délaissée, avec d'au tant moins de regret, que nous croyons avoir découvert; pour la guérison du goitre qui nous OC cupe , des moyens plus simples, beaucoup moins douloureux, et tout aussi efficaces.

La premiere indication qui se présente naturellement à l'esprit du médecin anatomiste est de dégorger , par une déplétion relative, les vaisseaux dé la tête et de la tumeur , qui se rendent ou s'abouchent dans la veine jugulaire, naissant ellemême des sinus de la dure-mère. L'on doit donc : commencer par faire, une saignée plus ou moins copieuse à cette veine ; celles que l'on pratique aux veinés du bras, ou les sangsues que l'on pose au pourtour de la tumeur ne peuvent point remplacer cette petite opération. Nous l'avons constamment faite avec un si grand succès, que, chez plusieurs sujets que nous avons traités de cette mala-. die, latumeur se trouvait, presque immédiatement. après, réduite d'une grande portion de sa masse. On peut la répéter au besoin, en ouvrant les deux. veines jugulaires alternativement; il est aussi quelquefois nécessaire d'ajouter à cette saignée lPapphication de ventouses mouchetées à la nuque et entre. les épaules. {

Cette première indication remplie; on posera de

MALADIES DE LA TÂTE-ET DU COU. 69 la glace sur la tumeur , et on en continuera l'usage le pluslong-tempspossible, comme l’un des moyens les plus efficaces. Cette maladie étant souvent produite et entretenue par. un principejâcre morbide particulier, nous faisons aussi prendre, au malade de légères doses de deuto-chlorure de mercure, associé à une liqueur mucilagineuse ou lactée, et nous le soumettons x un eine doux. et: rafrachissant. |

Lorsque la tumeur a éprouvé une réduction sensible, on doit faire sur sa surface de légères. frictions avec de petites doses de pommade de Cirillo modifiée. On peut également, dans l'intervalle des frictions, continuer l'usage de la glace, contenue dans.du taffetas gommé, en exerçant sur ellé une compression relative ; il. faut insister sur le réghpe antiphlogistique. HA 47 0A

À l’aide de ces divers moyens > Nous ayons guéri cinq militaires des deux gardes, et un nombre égal de personnes en ville. De ces dernières, étaient de. | jeunes dames, chez lesquelles la menstruation se faisait ciment: le traitement que nous venons de faire, connaître parvint, à la régulariser, en même temps, qu'il détermina la guérison de la maladie essentielle. Nous croyons devoir nous dispenser derapporter ces différentes observations, parce qu'à l'exception du volume de la tumeur, tous ces sujets ont offert peu de variation dans les symptômes de leur maladie.

corne PARPNOHYMAMEUE | nelassie BI Le outre: maine espèce est celui [Qué j ] ’ap- | D dns maladie endémique dans .cértainés vallées froides et humides des hautes imoñitagnés, surtout des Alpes et des Pyrénées. (MNT: Hümboldt et Bonpland lont également dé servé dans les vallées des Cordilières. , Comme noûs avons parcouru ét visité avec soin bites de la Maurienne, de Campan, de Gerde , ét plusieurs autres dans les AVEC des AIpéS et des Pyrénées, nous avons été à même de suivre la ‘arche de cette maladie ét d’en étudier lés causés. Ændémique à ces vallées, elle y est également hérésditäire, en sorte qu'ellé se manifeste peu de temps après la naissance, et s’accroit graduellement avéc ‘Pindividu. Elle se présente d'abord sous la forme de‘deux marrons d'Inde, aplatis et collés aux deux ‘côtés du larynx, ou au sommet de la trachée-artèré. Cés lobules grossissent ensuite insensiblement, et finissent par produire deux tumeurs , HO pts d’une grosseur indéterminée, séparées “dans leur partie moyenne par un sillon qui « en “conserve les deux lobes primitifs. Leur périphérie est ordinairement unie , quelquefois, bossélée ; ? toute Ja! masse est élastique, fluctuante dans ya “ques points, ét tout-à-fait indolente. Elle est enfin parsemée d'une multitude de rameatix veineux. qui forment à sa surface un réseau sensible à l'œil

Les individus atteints de ces goitres sont sujets à des céphalalgies presqué continuelles, et ont une grande tendançceau sommeil. Ils éprouvent aussi de la gêne dans les fonctions de la respiration, de li déglatition. et de la parole ; leur voix est faible, aigu étquelquefois sifflante, probablement parce queda tumeur glanduleuse , parvenueà un certain dégré de. développement, comprime Le larynx et la trachée-artère, au point de diminuer, le. diametre -dü canäk aérien et de modifie; l'ouverture de la -glotte. | ‘4 ‘“HLestégumens qui recouvrent ces goitres paren- ‘chymateux sont très-mincés et pe sensibles;:ils “soit fournis, en grande partie, par la peau ‘des jouesét des parties latérales et supérieures du “evw; où lon aperçoit de légères rides ; résultat évi- “dent: du tiraillement que produisent.la pesanteur plus ou moins grande de la tumeur et l'augmentàtion dé'sa masse. Nous pensons que.cet accroisse- -ment se fait par l'extension-des tissus membraneux étvasculaire qui constituent les glandes thyreïdes , -verstlesquelles, par un travail morbifique particu- “herse portent les sues nourriciers qui, dans l'état idesanté parfaite, servent au développément du Jarynxÿde ses musclés extrinsèques et de toutes les tpartiesde la gorge. Aussi les cartilages thyroïde et cricoïde, dans ces maladies, loin d'acquérir de la densité vers. l'âge adulte et de sossifier dans Ja “sicillesse ;ise ramollissent-et.s'usent dans tous les poiritstde:contact avec le-corps glanduleux. Les

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mu: les même que la tumeur finit par envahir se contondent-ævec elle. Le tissu de la membrane muqueuse qui tapisse le larynx perd également ses propriétés et laisse passer à travers sa substance, ét jusque dans celle des glandes thyroïdes malades, non-seulement les fluides muqueux les plus subtils / exhalés dans son intérieur, mais même de air ou des gaz; car dès les premières périodés du développement de ces goitres, on trouve dans leur épaisseur des vésicules pleines d’airtet dés fluides jaunâtres ichoreux, formant autant dépetits kystes qui ne reconnaissent point d'autre origine. Ce sont'ces fluides élastiques qui, s’altérant à la longue, donnent lieu à de nuisibles complications. Dans tous les cas , le pronostic est ficheux ; -cependant, lorsqu'on attaque ces tumeurs de RTE ‘heure ;°on peut en arrêter les progrès et conduire lé malade d'une guérison relative, Puisque nous avons dit que cette: maladie.est rai dans les vallées que nous avons signa- .lées, nous devons ajouter que cette endémicité -tieñt essentiellement à des causes locales; or, les lobjections faites par le: docteur Fodéré ; contre -icette dernière assertion, ne nousrparaissent-point “fondées! Ces' climats particuliers nous ont,paru ltertainement avoir une influence plus marquéesur sla'santé des ‘individus y vivant habituellément, "seloñleütidiosyncrasie lymphatique, etselonqu'ils sont° plus ou moins! exposés à l’action, des-éauses ‘iaécaniques ; qui agissent, tous les instans deilavie,

sur les habitans de ces contrées. Sans doute, pour bien apprécier la nature des ‘causes’ de l'endémicité de la maladie qui nous occupe, il aurait fallu , ce que nous n'avons pu faire, joindre à nos recherches topographiques l'analyse chimique de l'air qu’on respire dans ces vallées, surtout de celui des habitations des indigens, ou de la classe ouvrière; l'analyse des eaux qu’ils boivent et des principaux alimens dont ils se nourrissent. Il aurait fallu étu-

“dier surtout la manière de vivre de ces habitans, dans les différentes saisons de l’année, particulié- ‘rement dans celle où ces vallées sont remplies de neige, au point de suspendre quelquefois la circu- “lation dé l'air dans l’intérieur de leurs cabanes. En attendant qu'un chimiste physicien et physiologiste nous ait procuré ces lumières ; nous pouvons affirmer d'avance, 1° que l'air dés vallées dont nous “parlons est peu élastique et surchargé, principalement dans leurs parties les plus basses, de miasmes étrangers qui le rendént trés-insalubre ; ce sont des effluves de gaz azotés ou carbonisés, fournies' par des tourbières ou par la combustion spon- ‘tanée ét latente, qui se fait continuellement dés “arbres où de portions d'arbres résineux dans ces ‘lieux profonds et toujours humides, puisque la neige et les eaux pluviales y stagnent toute l’an- ‘née; 2° qu'à cés causes locales d'altération dé l'air “atmosphérique se joignent constamment, et les émanations d'individus malpropres, entassés dans «des cabanes dont la construction est si imparfaite,

qu’elle favorise cette altération, et les gaz échappés des bois résineux, que les habitans,brülent en quantité dans ces réduits. percés ordinairement d’une seule fenêtre, servant à laisser passer. la fumée et la lumière. Ainsi, pendant l'hiver, qui. est fort long dans ces contrées, tous ces individus, surtout les femmes et les filles, sont presque tour jours accroupis devant leur feu, la. tête appuyée sur leurs mains, respirant, avec la chaleur du foyer de combustion , une fumée épaisse set les autres émanations, plus où moins méphitiques, qui sexhalent. des recoins de ces. tristes demeures. 3° Le régime est également mauyais, Car la plupart des habitans se nourrissent d'une espèce, ile poulainte préparée avec la farine , très-indigeste, du blé de sarrasin, font usage de viandes salées,et | de farineux, tels que ies pommes de terre et les châtaignes cuites dans l’eau, et s’abreuvent des eaux pluviales ou de celles qui proviennent de la fonte des neiges, de mauvaises liqueurs fermentées oude mauvaise eau-de-vie, mêlée à une espèce de bière qu'ils font avec les bourgeons: de sapin (.sa- -pipette ). 4 D'autres précautions, hygiéniques , également importantes, ne. peuvent, point. être prises par ces individus, presque,tous mal vêtus | £texposés à toutes les injures de l'air. ° ÆEnfin,set cem'est pas un des motifs les moins puissans du développement des goitres dans ces payss-ioutes . les personnes du sexe , depuis l'âge de. à 8 ans » portent sur leur tête detrès-grandes crachés.d'eau,

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‘ainsi qüe toute sorte d'autres fardeaux à té tables de cette mahière. D 514 M. Mollien, dans son intéressant soyae ds la république de Colombie, a fait la rémarque! ‘que ‘le goitre se ianifestait cominunérent dans les valdées hurriides des Cordilières ; éloignées de la mer, et dont les eaux sont de mauvaise qüalité et quelquefois :impotables. Les habitans de ces valléés frappés d'indisence y sont plus sujets qué les ri- “chesi!les chiens n’en sont pas même exempts. On peut avoir üne juste idée de la: nature de cesiwalées ‘par’la description que fait M. Mollien decellés “qu'on observe au pied du Ferinsa. «Quelques » sources, dont les eaux livides et glacées me sont »pas potables, s'échappentide sés flancs stériles et s'iny portent éépendant jamais da fertilité qu'elles » font “haîtré plus bas. Dés mûres fangeuses, rem- ‘y plies de jénes et d'autres plantes a ta- 5 »pissent le fond de ces vallées , ete!» 153

Quelles qüe’soient les variations de la énipéis- “ture de ces contrées, par les différences de l'élévation, les "lieux où se remarquent les goîtres sont iprités- de coûrans d'air sh et erroné ne RURISES eaux.”

: On peut dont en conclure que cs causes di der: les goitres parenchymateux dans es “éifférentes contrées des’ deux <ontinens sont ‘à Prnetier rênes. 10) B. .

N.Humboldtobserve que phone Sont lravétnentaffenté du igottre. Sans düute ‘que Îes:Br-

ganes chez lui sont moins impressionnables : à l’açtion des causes qui le produisent.

: Toutes ces causes disposent certainement les glandes thyroïdes à la tuméfaction de leur propre tissu, que déterminent la stase ou la suspension de-la circulation dans le système veineux de ces -glandes, l'altération de la membrane muqueuse du Jarynx:et sa pertuisation vers la membrane thyrocricoïdienne; derniers résultats qui permettent le ‘passage, dans le parenchyme glanduleux,; de certains gaz plus où moinsirritans, favorisant ensuite beaucoup cette tuméfaction. Aussi trouve-t-on fréquemment dans ces goiîtres, ainsi que-:nous l'avons déjà-dit, un nombre plus ou moins considérable de kystes remplis d'air ou de gaz.:Cè qui. nous semble contribuer principalement à cette altération intérieure, ce sont , l'attitude particulière -conservée par les habitans près de leurs foyers; les fardeaux pesans portés sur la tête par les femmes, ainsi que toutes les substances hétérogènes à l’éco- -nomie, transmises dans le système de la circula- :tion, par les alimens et les boissons de mauvaise -qualité, dont ces individus se nourrissent, et par les miasmes infects ou insalubres qu'ils respirent. Dans. ce genre de maladie, le système artériel ne participe point de ces tuméfactions énormes; les veinesseulementsegonflentet deviennentvariqueuses, surtout les superficielles, et c’est ce qui distingueessentiellement le goitreparenchymateux de celuique nous ayons désignésous le nom d'anévrismal.

Cette maladie se complique encore assez sou-

vent, dans les pays dont nous avons parlé, princi-

palement chez les individus de la classe indigente, d’une hypertrophie dans les os du crâne et dans ceux des autres parties du corps, avec réduction des cavités craniennes et raccourcissement dans la longueur des os des membres; ce qui caractérise, selon nous, le crétinisme. Cette dernière affection , qui a quelque rapport avec le rachitisme, et qui, déterminant une compression latente et in-

sensible sur l’encéphale, émousse et altère plus ou :

moins les facultés intellectuelles et les fonctions

sensitives, ne nous occupera point cependant, d’a-

bord; parce qu'elle ne fait point partie de la collection de nos Mémoires, ensuite parce qu’elle n'offre malheureusement que bien peu d'espoir de guérison.

On ne peut même également compter que trèspeu sur celle du goitre parenchymateux, à moins qu'il ne soit commençant; une fois parvenue à son deuxième degré, c’est une maladie que l’on peut mettre au rang de celles qui sont incurables. Il n'est pas possible non plus de l'emporter par linstrument tranchant, parce que l’extirpation de la tumeur , lorsque surtout on veut en enlever la totalité , est etsera constamment suivie, non-seulement d’hémorragies dangereuses, auxquelles le chirurgien anatomiste pourrait remédier sans doute , mais bien d’un suintement ichoreux qui se fait, à travers les intervalles des cartilages du

larynx et des anneaux de la trachée-artère , par les pertuis ou les petits points ulcérés de ta membrane cellulo-muqueuse des cavités de-ces: organes: Ces fluides, s'écoulant alors dans les voies trachéalesow bronchiques, produisent plus ou moins promptement une sorte d’angine gangréneuse, et la mort du sujet, à laquelle doit contribuer pour beaucoup le passage de l’airet des fluides puriformes deila plaie, ou de la partie opérée, par les branches des veines jugulaires et sous-clavières, dans l'oreillette droite du cœur, dont les fonctions sont bientôt troublées et anéanties. Les résultats constamment funestes qui ont suivi ces opéras) lorsqu'elles ont été entreprises, et même pratiquéespar des chirurgiens habiles, confirment notre pronostic et leur inutilité. ee

LE la maladie, au contraire, n’est parvenue qu’au premier degré, on peut en arrêter la marche et la faire disparaître. Dans ce dernier temps, on a beaucoup préconisé les préparations de diode; mais les essais multipliés qu’on a faits de.ce remède, et que nous avons répétés nous-mêmes, n'ayant point répondu à l'attente de ses prosélytes, presque tous les malades pour lesquels on l'avait mis en usage s'en étant fort mal trouvés, àl a été heureusement abandonné.

Pour obtenir quelques résultats datant des moyens.dont on veutseservir, il y adeux.choses à considérer.La premiere est d'isoler ou de séparerdes

individus atteints de la maladie, des causes locales à

MALADIES DE LA TÊTE ET DU Côt. 70 ou'éndémiques qui lont produite, etde les placer, autant que possible, dans des lieux très-aérés ‘et salubrés ; la deuxième, de combattre, autantqu'il est au pouvoir de Vart, la cause morbide intérieure qui a fait développer la tumeur, et d'en faire cesser les effets : 'cétte cause tient ordinairement ‘à uñ principe scrophüleux. Pour remplir ces dernières indications, il faut faire des émissions sanguines afin de débarrasser les vaisseaux du cerveau ‘de l'excès des fluides qui le compriment et génent ses fonctions. La saignée la plus efficace, dans cc'éas, est celle que l’on prätique à la jugulaire, et, autant que possible, du côté le plus malade, parce qu'elle désémplit immédiatément lés branches veineuses qui traversent et émbrassent la tumeur, et qu'elle opére, de propre en proche, le dégorgement de tous Les'sinus dé la dure-mère.

Après avoir rempli l'indication dont nous avons parlé, on fait passer un vomitif légér au malade 5 pour débarrasser'les voies gastriques, ét on applique immédiatement sur la tumeur, après les’efféts de ce vomitif, des sachéts de sel ammoniac, humectés avec du vinaigre ou un peu d’eau salée: On renouvelle fréquemment, pendant la première période, ces topiques sédatifs et résolutifs ; ét on leur substitue énsuite de légères ‘frictions faites avec Pôneuént napolitain double, à déux où trois jours d'intervalle, ou mieux encore avec la pomniade de Cirillo modifiée. Enfin, en ayant soin d'exercer en méme temps, mais ävec précaution, une compres-

sion relative sur la tumeur, on continue ce traitement local un laps de temps suffisant pour obtenir Ja résolution désirée. , Quelquefois il est nécessaire de poser encore sur cette tumeur, surtout. lorsqu’elle est dure et rénitente, quelques vésicatoires et. de petits moxas. À tous ces topiques, il faut joindre aussi l'usage intérieur de diaphorétiques . antiscorbutiques, tels que le sirop que nous conseillons et que nous employons avec ayantage contre toutes les affections lymphatiques, en l'asso: ciant à des infusions amères et apéritives. Le régime doit être le même que celui qui est indiqué dans le traitement des maladies scrophuleuses ; mais il est indispensable ici de faire faire journellement des frictions sèches et alkalines aux malades, et, de maintenir la propreté de la peau avec des lotions d'eau de savon , ou quelques bains savonneux. Il est utile également d'établir, au moins temporairement, deux émonctoires aux côtés de la nuque, . entre les bosses occipitales inférieures et les apophises mastoides.

Nous avons eu le bonheur de conduire à une guérison complète, à l’aide de cette médication , modifiée selon les circonstances, plusieurs jeunes personnes des deux sexes, entre autres six Jeunes femmes, chez lesquelles le goitre qui vient de nous occuper était déjà parvenu à un assez baut

| degré.

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