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DE LA REÉSCISION OU DE LEXTIRPATION DES AMYG- | DALES. IL F

Bien que Celse et d'autres chirurgiens célèbres des temps anciens et modernes, tels que les Ætius, ‘Marc-Aurèle, Séverin, Wisemann, Sabatier, etc., aient conseillé ét pratiqué l’excision complète des amygdales , lorsqu’elles sont devenues squirreuses, où que par leur tuméfaction elles gênent la déglutition, la prononciation et la respiration, un grand nombre de médecins également célèbres des mêmes siècles, les Paul d’Égine, Fabrice d’Aquapendente, Ambroise Paré, Boerhaave , Morgagñi , Moscati, et de très-grands praticiens de nos jours, considèrent lextirpation de ces corps glanduleux comme dangereuseet d’une difficile exécution, ensorte qu'ils désapprouvententièrement cette opération, et ne conseillent tout au plus que la rescision decesglandes, faite au niveau des piliers du voile du palais. Ambroise Paré lui-même a paru tellement effrayé de

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l'extirpation complète, qu'il propose:la bronchotomié-pour prévenir la suffocation dont les sujets, affectés de ces: timeurs tonsillaires , ‘qi qaelquefois menacés. » | Mn

«Sans:entrer age dé ara hd détails sur Li malaan qui affectent les amygdales et sur les opérationsique quelques-unes d'elles nécessitent, nous ferons seulement quelques remarques sur la nature de lengorgement pour lequel Celséet.ses partisans conseillent l'extirpation que nous avons pratiquée nous-mêmes ayec succès. Nous, indiquerons aussi le mode d'opération que nous avons adopté, et les moyens à mettre en usage pour arrêter l’hémorragie dans les cas ou elle a lieu.

: Les amygdales, qui ne sont que des cryptes à muqueux, peuvent s’engorger et s'enflammer par les plus, légeres causes ; souvent cet engorgement est : effet sympathique d’une affection de l’estomac ou de toute autre cause éloignée. Dans ce premier cas, un. vomitif administré à. propos dissipe Cette phleemasie, et les tonsilles rentrent dans leur état normal. Si l'engorgement est l'effet d’une métasttase, il est suivi quelquefois d’un travaïl.de suppuration et d'abcèsqui s'ouvrent spontanément.Dans cette circonstance, si la liberté de la mâchoire le permet, il fautse hâter d’en faire louv. erture avec le bistouri disposé à.cet effet. Quelquefois aussi , l'on. prévient ces abcès.et l'on fait dissiper promptement. l'inflammation par l'application .des xentouses mouchetées aux deux parties latérales, du

MMATADIÉS DE (DA TÊTE. bo ou/et x là nuque; et par quelques légers répercus- | sifs posés sur cés mêmes régions! Si l'engorgement résisté À cés moyens , on‘peut faire de légères scatifications sur les'tonsilles malades ; où des cautérisations avec le fer rouge. Cette dernière opération m’est/ni difficile, ni douloureuse, et elle.est préférable à l'application des médicamens causti - ques , tels que la potasse, le nitrate d'argent , ét les acides concentrés, dont les effets, quelques | précautions que l'on prenne, sont difficiles à circonscrire + ces caustiques peuvent s'étendre pror fondémient dans la gorge et'exposer la vie des individus; nous en:avons vu des exemples facheux:et méme funestes. Enfin, si là tuméfaction ou Finduration des'tonsilles est telle qu’elle ait résisté à tous ces moyens, et que ces organes cênent la déglutition ‘et la prononciation ; l'extirpation en est indispensable. 6 rrrath tour ftp, wi

Maintenant , contre l’assertion de Paul d'Égine et de ses sectateurs, cette opération peut-elle être pratiquée ? Lorsque ces tumeurs sont indolentes, isolées, denses et de couleur crisâtre, assurément elles peuvent être extirpées sans AUCUNE crainte. Il n'y aïque les cas où elles sont adhérentes au voile du palais, de couleur rouge, douloureuses au toucher, let: où les autres parties dela gorge participent de linflammation. Dans ces, derniers .cas, il faut se contenter d’emporter avec l'instrument tomt:ce que lon peut de la tumeur, d'y appliquer ensuite le cautèréaetuel, et de mettre en usageles

moyens propres à combattre linflammation chronique, et à en détruire les causes. Mais nous supposons que les tonsilles sont dans l'état que nous avons décrit pour devoir être extirpées, la rescision proposée par la plupart des auteurs et des praticiens doit-elle être préférée . à l’extirpation totale de ces corps glanduleux? Nous ne balançons pas à donner la préférence à cette dernière opération, et pour les motifs suivans: 1° Elle est aussi prompte et aussi facile que la rescision; 2° l'hémorragie n’est pas plus à craindre dans la première que dans la seconde, car ce sont les rameaux de l'artère palatine postérieure qu'on coupe dans lun et l’autre cas, et ce sont les seules artérioles qui ‘puissent fournir une hémorragie un peu sensible; 3° l’extirpation enlève toute la tumeur, et l'on n'a pas à craindre une reproduction. La rescision au contraire, qui ne détruit qu’une portion plus ou moins considérable de tonsilles, a l'inconvénient majeur de laisser reproduire une nouvelle exubérance , ou de donner lieu à une ulcération qui peut devenir carcinomateuse et rendre alors la maladie dangereuse ou incurable. Dans tous les cas, on remédie promptement à l’hémorragie qu’on redoute tant, par l'application immédiate du fer rouge, cautérisation qui se fait avec facilité et presque sans nulle douleur, ainsi que l’expérience nous l'a prouvé. #0 à Cependant pour procéder, avec tout/le succès que l’on désire, à l’extirpation des amygdales, et

MALADIES DE LA TÊTE: © QG être à même de remédier, avec toute la promptitude nécessaire, à l'hémorragie qui peut survenir après cette opération , bien qu'elle. ne puisse être dangereuse, puisque les tonsilles ne recoiyent.que de très-petits vaisseaux, et en supposant qu’on.ne, se soit pas écarté avec l'instrument tranchant.des limites de la tumeur, car, il faut en convenir, ces. glandules sont très-rapprochées par leur.base des

artères carotides, l’on doit sans doute. -appor- ‘ter dans cettelopération de la dextérité.et avoir une connaissance exacte de l'anatomie: ainsi que pour, toutes celles qu on pratique, sur l’homme: vivant. | le téye

Afin de shéieie: tous ces pattes “if pis avoir des cautères appropriés dans le fourneau et, depetites attelles en bois pour protéger le passage, du fer rouge dans la bouche. Ces précautions prises, on saisit l’amygdale avec une, érigne à double crochet, on la tire. un peu à soi, età l’aide d’un scalpel à courte lame et à tranchant convexe, on. en fait l’excision d’un seul trait, ou par un seul mouvement circulaire. En la terminant, il faut avoir le soin de tourner le tranchant du scalpel en haut et en avant, pour ne point blesser la base de la langue, et s'approcher du trajet des carotides.: L'excision pratiquée, on fait laver la bouche de: l'opéré avec de l’eau saturée de vinaigre ou d’un: acide minéral; et si lhémorragie ne s'arrête pas) assez promptemenñt, on porte sur la plaie un bou. ton de few, dont le plus léger contact: suffit pour:

6 * MArDreS DE EX TÉL arrêter à l'instant même l’effusion dur ‘sang. Une légère phlogose qui survient alors dans toute la | gorge, succède à cette: cautérisation par l'effet du calorique qui, selon sa masse et son degré d'incandéscénce, ‘rayonñe à des distances relatives déson foyer! À Ta l'aide ‘de boissons rafraïchissanités/et-de quelques ventouses mouchetées appliquées sûr les parties latérales du cou, on faït dissiper cétté inflammation dans les vingt-quatre heures.’ Enfin la plaie Se cicatrisé avec promptitudeé, ét le malade éstiordinairement guéri en peu de j jours. La déglütion se faitensuite facilement , et la PHOPO EE tion se rétablit dans son état Al RIT ENS lie peu d'importance que: ons mis au succès de scetterextitpation, que j'avais pratiquée: sur plusieurs militaires, m'avait fait négliger d’enre: … cueillir les ébéérvations ; mais l’opinion:qui régné maintenant chez nos dohègues sür-les dangers de cette opération engage à rapporter dans tous ses détails celle du sujet que jé devais présenter àl Aca> démié; Yétéhacunpüurra prononcer sur Jésavantages ét les inconvéniens de notré probe opératoire: x Le nom ide cé” sujét est Perdrix , âgé d'environ: S7'ans , soldat au-premier régiment de la: garde. Ce dathines éntra dans ms su ‘pendant le mois de: mai 1825, pour ÿ ‘être traité d’un ‘mal de gorge qui lincommodait depuis long-temps: ? Cette affec-! tion consistait principalement dans l'engorgement® squirreux des deux ämygdales; celledu côté gauche surtout était d’un tel volume, qu’elle avait renversé!

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là luette en avant et à droite, bouchaitàrelle seule une grande partie du gosier, et'génait considérablement la déglutition et la prononciation ; aussi Perdrix/me pridit avec instance de le débar: rhsser dé cet obstacle: M'étant'assuré que, chezice militaire} la tuméfaction: des amygdalés était Sur2 veénue"par suite de la prompte cicatrisation d’une plaie syphilitique, je voulus d'abord détruire ce principe morbifique spontané, et tenter tous Les moyers-propres à opérer la résolution-des amyg+ dalés;, tels que les mouchetureset les gargarismes animés d’acide hydrochlorique;, etc; en sorte:qu’il a passé les moïs de juin , juillet; et la plus 7 partie d'août à suivre ce traitement. > 14:

Enfin Tartuméfaction des stef pds étéint: # mêmeytet notre soldat, qui venait d'être réformé, né voulant pas s’en aller chez lui sans étreguérii je résolus d’extirper l’'amygdale la plus grosseicet larplüs dure. Je choisis un jour de: clinique pour pratiquer cétte opération. Après avoir tout;disposé à cet éffet et avoir fait préparer les cautères, mous procédämies à l'opération de la manière suivante: Lemalade assis sur une chaïse, sa téteappuyééisur lagpoitrine d’un aide, les mâchoires écartées ‘et la langue abaissée au moyen d’un couteau debuis, je saisislesommet de l'amygdale avecune-dotble érione fort déliée, et à l'aide d’un petit scalpel,iconvexe sur son tranchant, je fis, par un mouvement circulaire , une incision autour de la base de la tu- * meur, qui fut enlevée par ce seul coup. Une légère

hémorragie se inanifesta immédiatement, mais ellé ne pouvait nous inquiéter. Cependantles ablutions d’eau vintigrée : à la glace, ni celles d'eau saturée d'acide hydrochlorique ne l'ayant point fait cesser, je conduisis alors et immédiatement dans le chatonyde l'amygdale, un cautére droit à olive, presque incandescent. La langue et les lèvres furent protégées du contact di feu par. des couteaux de bois très-minces. À peine eus-Je. touché la plaie; avec l'extrémité du fer rouge , que-le:sang fut arrêté. Le calorique rayonnant de ce cautère détermina une phlogose sur toutés les parties voisines du gosier; l’amygdale droite y participa également, et sans doute sa résolution s'est faite sous l'influence de cet éffluve igné, car elle est revenue à son état normal. Deux ventouses mouchetées, posées sur les parties latérales du col, et des boissons rafraichissantes. suffirent pour: dissiper cette légère inflammation, ét notre. soldat s’est trouvé parfaitement guéri avant le huitième jour. Maintenant la prononciation et la déglutition se font, chez ce militaire, avec la même facilité qu’avant la maladie. La tuiñeur extirpée a été déposée dans le Muséum de l'Académie , et le sujetn'a pu être présenté, parce que, muni de son congé; il est, parti précipitamment pour se rensire à son pays natal.

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Nous n'avons pas la prétention d > &aitér et pro- Jesso cette maladie grave, qui forme une tumeur plus ou moins volumineuse au-devañt du cou , €t qu'on a désignée sous le nom de goître.

Un grand nombre d'auteurs l’ont décrite avec soin -. Nous nous bornerons ici à l'exposé des difiérens goitres que nous avons traités: et, à cette - Occasion, nous ferons quelques réflexions sur le cancer des seins et de la matrice, nous réservant de parler de celui qui attaque l'organe générateur chez l’homme , à l’article SArcocère.

Avant de rendre compte de mes observations, je donnerai un apercu de l'histoire du goitre , considéré dans ses variétés, qui peuvent se réduire à quatre principales.

Nousdésignerons la première, avecle professeur Walther, de Landshut en Bavière, sous le nom de 8oitre anévrismal ; la deuxième sous celui de gottre Parenchymateux de la glande thyroïde. Nous nommerons la troisième gottre aériforme ou vésiculaire (pneumo-bronchocèle); et la quatrième, qui s’établitdansles glandes lymphatiques,goitre squirreux.

} GOÎTRE ANÉVRISMAL.

La premiére variété, assez rare, qui a été parfaitement décrite par le professeur allemand, a spé-,

* Voyez surtout l'ouvrage du docteur Huffeland.

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