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DE LA POITRINE | 277 tômes qui la caractérisent n’ont pas été observés par les auteurs, nous allons les retracer brièvement. ”
Le malade éprouvaitu une douleur compressive et permanente dans la région précordiale, avec un sentiment de chaleur brûlante êt une soif inextinguible; il se mettait dans des colères violentes à ch instant ; il manifestait sans cesse un désin, ardent de mourir, et il cherchait à se détruire ; il éprouvait des crampes vives et brusques aux jambes et aux pieds; des frissons glacés parcouraient souvent les membres ; le pouls des deux avant-bras était convulsif et serré ; les pulsations du gauche restaient toujours plus petites , et les battemens du cœur étaient imprimés contre les parois de la poitrine , comme s'ils eussent été produits par le choc uniforme d'une plaque de métal élastique d’une étendue et d’une forme relatives à toute la surface du cœur, et de manière à toucher ces parois par tous les points de cette surface à la fois; les pupilles, extrêémement sensibles, se resserraient et se dilataient alternativement à l'impression de la lumière; enfin cet infortuné expira dansune espèce: d'accès de rage, et en faisant toutes sortes d’imprécations, É 11 Janvier 1819, cent de Jours après l'accident.
L'autopsie cadavérique fat faite, vingt-quatre heures après, en présence du docteur Ribes et des officiers de santé de l'hôpital. Nous fimes d’abord deux coupes perpendiculaires sur les deux côtés
de la poitrine, au niveau desquelles noussciâmes les côtes , ét nous enlevâmes ainsi toute la paroi antérieure de cette capacité. La cavité thorachique malade était déjà réduite aux deux tiers de son volume ordinaire; le médiastin avait étendu ses adhérences à gauche , jusqu’à la ligne d'union des cartilages aux extrémités osseuses des côtes. Le péricarde et le cœur occupaient une grande partie de cette cavité, et se trouvaient portés en arrière et plus en dehors que dans l'état normal. La portion du poumon qui avait échappé aux effets de la compression du liquide épanché, était hépatisée et avait produit de toute sa périphérie une fausse membrane villeuse qui s'était mise en rapport et avait contracté des adhérences avec le péricarde, et celui-ci en avait contracté d’intimes avec toute la périphérie du cœur. Les côtes étaient plus. épaisses que celles du côtéopposé, plusrapprochées, et au total la réduction de cette cavité était déjà arrivée au deuxième degré, en sorte qu'il ne restait plus qu'un petit espace de forme conique, au fond duquel nous avons trouvé un peu de matière purulente de couleur blanchâtre; les parois de cette petite cavité étaient tapissées par des feuillets membraniformes superposés.
La plaie de l'opération restée fistuleuse se trouvait tout juste à la partie la plus déclive de la cavité thorachique. Les deux plaies faites par l'épée étaient parfaitement cicatrisées: En examinant attentivement le ‘trajet que cette arme avait par-
couru en traversant la poitrine, nous avons vérifié tout ce que nous avons dit plus haut sur la lésion des vaisseaux et des autres parties intérieures : les deux bouts résultant de la section de l'artère mammaire interne étaient oblitérés et rétractés à quelques lignes de distance. La pièce pathologique préparée a été déposée au musée de la Faculté de Médecine de Paris.
Nous pourrions sans doute rapporter encore d'autres observations, et notamment celle du colonel du 7° régiment de hussards, Destrés , lequel fut blessé à la bataille de Salehyeh, en DA Outre sept coups de sabre tres-profonds , deux aux épaules, avec division des muscles et d’une partie des os, un troisième au dos avec division des muscles et de deux apophyses épineuses des vertèbres dorsales , il avait reçu une balle qui s'étant perdue dans la poitrine , avait produit un épanchement de sang, dont nous ne pümes obtenir l'absorption, ce qui nous obligea à pratiquer l'opération de lempyème, laquelle eut pour résultat l'issue d'environ trois livres de matière sanguinolente : ce blessé fut confié aux soins du chirurgien-major de lambulance , M. Mongin, qui le conduisit à la guérison, et nous eümes la satisfaction de voir cet officier supérieur quelques mois après dans un état de santé parfaite. Maintenant nous pensons que tous ces faits suffisent pour étayer les préceptes que nous avons établis sur l'utilité de cette opération, et sur la manière de la pratiquer. Pour terminer
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cet article, nous nous permettrons de Joindre à notre théorie et aux observations authentiques que nous venons de tracer, le rapport qui a été fait à l'institut, sur un dernier sujet ayant subi la méme opération, et chez lequel nous avons observé des phénomènes dignes de remarque.