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SUR LA LUETTE

Les dimensions de la luette offrent un grand nombre de variétés; j’ai vu deux sujets chez lesquels elle était constituée par un tubercule très-court et fort volumineux; elle manque quelquefois entièrement. Dans d’autres circonstances, cet organe offre la moitié plus de longueur qu’à l’ordinaire : l’on conçoit alors que si le larynx s’élève et se porte en avant, la luette peut facilement atteindre sa partie supérieure. J’ai disséqué un cadavre dontl’uvule était mince comme un fil : je ferai remarquer que dans les cas que je viens de citer la voix n’avait éprouvé aucune altération. Jean Hagendorn rapporte (Ephémérides des curieux de la nature)

l’observation d’une jeune fille privée de cefc appendice depuis sa naissance; la voix avait conservé son timbre normal. Wollgnadius parle, dans le même recueil, d’une luette bifide; il existait en même temps bec-de-lièvre. On a vu assez souvent la division de cet organe avec ou sans écartement de la voûte palatine; la lèvre supérieure peut aussi être divisée. J’ai été consulté à Paris par un jeune homme dont la luette seulement est bifide. D’après la loi de symétrie de M. Serres, tous les organes situés sur la ligne médiane se développent, chez le fœtus, de dehors en dedans ; ils présentent deux segments qui, d’abord isolés, marchent à la rencontre l’un de l’autre et finissent ordinairement par se réunir. Mais par une anomalie qui malheureusement n’est pas assez rare, cette réunion n’a quelquefois pas lieu; ainsi la luette est bifide, le voile du palais est divisé , l’écartement de la voûte palatine et le bec-de-lièvre se font observer : c’est par cette belle découverte qu’on explique le spina biflda, les hernies à travers le sternum et le sacrum, l’état bilobé de la prostate, dont j’ai montré plusieurs exemples, etc.

La luette peut être déviée; cette déviation devient permanente quand cet appendice est induré.

L’organe dont nous nous occupons est-il très-mince; est-il représenté par un tubercule; une dissection soignée m’a prouvé qu’il était uniquement composé de la membrane muqueuse et d’un grand nombre de follicules. le regarde comme cause constante de sa proci-

dcncc son état bifide et î’absence des muscles palatostaphylins dans son épaisseur; ainsi toute espèce de médication propre à la relever devient absolument inutile dans les cas que nous venons de citer.

La luette manque cliez presque tous les animaux ; mais un fait qui prouve encore en faveur du beau système des analogues de M. le professeur Geoffroy-Saint- Mil aire, c’est l’existence du rudiment de cet organe, que la nature semble d’ailleurs avoir voulu remplacer chez eux en prolongeant davantage en arrière le voile du palais. Sur le singe Rhésus, cette disposition est telle qu'il dépasse de quelques millimètres (quelques lignes) l’orifice supérieur du larynx ; elle est beaucoup moins prononcée sur le cheval et le bœuf, moins encore sur le mouton et le chien; enfin elle offre un développement un peu moindre sur le cochon d’Inde, le lapin, l’écureuil , le porc-épic et la souris : mais tous ces animaux , abstraction faite du singe, marchent la tête inclinée vers le sol; les narines antérieures donnent ainsi aux mucosités nasales un écoulement trop facile pour quelles se portent dans le pharynx; d’ailleurs les rapports de distance qu’ont entre eux le bord libre du voile du palais et l’orifice supérieur du larynx semblent indiquer d’une manière positive que quand l’animal aspire une très-grande quantité d’air dans les fosses nasales, afin d’en chasser le mucus dans l’arrière-gorge , la glotte se porte en avant et se trouve sous le voile du palais.

M. le professeur Geoffroy-Saint-Hilaire? recherchant

en 1819 quelles sont en particulier les conditions organiques du fœtus cîiez un didelphe marmose , didei phus murina , fit dessiner les dispositions suivantes. Il n’y a point de cordon ombilical chez le fœtus des marsupiaux; niais la tétine delà mère, qui grandit outre mesure, le supplée en s’engageant très-profondément dans la bouche de son petit. À un second âge de la suspension du fœtus , la tétine n’est plus un cordon ombilical; elle se rompt au point où elle est engagée dans le palais du fœtus. Restreinte alors à la condition et à la fonction d’une véritable tétine, elle ne fournit plus du sang comme dans le premier âge, mais du lait. C’est un sujet, dans cette seconde époque ou dans la lactation, que M. Geoffroy a observé; il faut remarquer que ce sujet était contraint, dans le commencement de cette seconde époque, à vivre du lait de sa mère sans quitter la tétine. Pour que les deux fonctions de la respiration et de la lactation puissent s’exécuter simultanément, voici le singulier arrangement qui existe : le larynx est terminé par un col évasé, dont le pourtour se prononce en une sorte de petit bourrelet ; tout cet ensemble est introduit dans les arrière-narines; ainsi le larynx est placé sur le voile du palais ; de cette manière la respiration du jeune didelphe se fait par les narines et le larynx; lorsque la succion de la tétine remplit la bouche et le pharynx de lait, ce liquide glisse le long du larynx, dont le collet ou bourrelet forme un ressaut qui ménage de chaque côté une très-petite issue pour le trajet de la

substance alimentaire. La lactation achevée, le larynx descend sous le voile du palais, les narines deviennent libres, la respiration et la manducation sont, comme partout ailleurs, des actes nécessairement successifs; on sait que dans les cétacés le larynx , en forme de pyramide, reste engagé dans les arrière-narines pendant tout le cours de la vie de ces animaux.

La luette est formée par les muscles palato-staphylins, dont les fibres adossées se séparent h mesure qu’ elles s’approchent davantage du bout de l’organe; ce prolongement est recouvert par une membrane muqueuse; sous elle existe un tissu cellulaire serré parsemé de petites glandes, dont l’organisation ressemble à celle des tonsilles et à la couche cle cryptes agglomérés que Ton rencontre sous le tissu muqueux du voile du palais des animaux et surtout du cheval. L’extrémité libre de l’appendice que nous étudions m’a paru dépourvue de fibres musculaires ; j’y ai souvent trouvé trois follicules muqueux très-développés , bien distincts et susceptibles d’augmenter au point que la luette peut alors offrir au moins un tiers en sus de sa longueur ordinaire. Loyer a vu sur sa pointe une petite tumeur transparente, produite par une accumulation de sérosité.

Souvent cet appendice se ramollit, surtout vers son sommet; il présente quelquefois l’organisation des polypes muqueux des fosses nasales; il est sujet à la paralysie; il serait inutile de dire qu’il peut s’enflammer, devenir œdémateux, squirreux , carcinomateux et

même cartilagineux. Il est fréquemment à l’état de procidence.

Examinons quelles sont ses fonctions. On a dit qu’il concourt i° à îa formation de la voix; aG à l’articulation des sons : l’observation de Bagendorn détruit la première de ces propositions, et beaucoup d’individus auxquels j’ai enlevé entièrement cet organe m’ont fourni la preuve que la seconde n’était pas plus admissible. Plusieurs médecins savent que des ulcères vénériens ont détruit l’épiglotte, les piliers du voile du palais et la luette à l’un des acteurs les plus distingués de la scène lyrique, et crue cependant le timbre de la voix n’a rien perdu de sa souplesse et de sa fraîcheur. Comme l’a observé Biett , si la voix est altérée dans certains cas de syphilis ayant détruit la luette, cette altération n’est pas due à la destruction de cet organe, mais bien au principe morbide qui a laissé sur le voile du palais ou ailleurs une de ces atteintes profondes contre lesquelles le temps et les médications ne peuvent rien. Je crois avec Riclierand que la luette est destinée à prévenir le pharynx de l’arrivée des aliments ; il est certain que le grand nombre de follicules qu’elle contient fournit beaucoup de mucus propre à faciliter le passage du bol alimentaire.

Mais la luette n’est-elle pas chargée d’autres fonctions? Je l’ai déjà fait entrevoir. Lorsque nous voulons chasser dans le pharynx les humeurs sécrétées par la membrane de Schneider, nous fermons la bouche , nous ou-

vrons les narines antérieures et nous introduisons la plus grande quantité possible d’air dans les fosses nasales; ce gaz doit traverser difficilement ces cavités, pour qu’il s’applique avec plus de force sur leurs parois et pour qu’il les balaye mieux ; atin d’atteindre ce but , le voile du palais se porte en îiaut et en avant; la luette à l’état sain suit ce mouvement; située sur la ligne médiane comme le larynx, elle forme une espèce de digue, qui projette à droite et à gauche les corps étrangers qui tomberaient dans la cavité de cet organe. Le prolongement musculo-membraneux du voile du palais a donc pour usage d’empêcher les mucosités nasales de pénétrer dans la glotte. Il est d’ailleurs disposé de telle manière que lors de son élévation il forme deux gouttières latérales inclinées en dehors.

Les preuves à l’appui du nouveau fait physiologique que je viens d’énoncer, et que j’ai consigné dans mon Mémoire publié en 1823 (voyez Revue médicale') , sont nombreuses. levais les soumettre au lecteur. i° Il suffit de se placer devant une glace, d’ouvrir la bouche, d’aspirer beaucoup d’air, pour voir le voile du palais et la luette exécuter les mouvements que j’ai indiqués ; 20 le rudiment de ce dernier organe que présentent les animaux est d’autant plus marqué qu’ils ont la tête moins souvent inclinée vers le sol et qu’ils se rapprochent davantage de l’homme : ainsi chez l’orang-outang roux, dont l’organisation ressemble le plus à la nôtre, il existe presque une luette ; chez les singes rhésus , déjà très-éloi-

gnés de l’espèce humaine, on en voit à peine quelque trace : mais nous l’avons déjà dit, la nature semble ici avoir suppléé l’appendice musculo-membraneux du voile du palais en prolongeant celui-ci derrière l’orifice supérieur du larynx. Nous avons aussi fait observer que dans les espèces dont les orifices antérieurs des narines sont presque toujours très-déclives et donnent au mucus un écoulement facile par leurs capacités, le voile du palais s’étend encore plus loin dans le pharynx que chez l’homme; nous ajouterons que si ces animaux chassaient les mucosités dans l’arrière-gorge, leur mâchoire inférieure se rapprocherait de leur cou , leur larynx se porterait en avant et serait couvert par le voile du palais. 3° Lorsque la luette est à l’état de procidence complète, ou lorsqu’elle a été entièrement enlevée, j’ai observé que le mucus nasal porté dans l’arrière-gorge pénétrait dans la glotte si l’aspiration ne s’exécutait pas avec beaucoup de lenteur et de précautions.

Nous n’avons pas besoin de rappeler que le beau fait d’anatomie comparée découvert par M. le professeur Geoffroy-Saint-Hilaire vient encore à l’appui des idées que nous venons d’émettre sur les fonctions de la luette. Si l’on nous demandait pourquoi le larynx situé dans les arrière-narines ne reçoit pas les mucosités nasales, nous répondrions que la nature a obvié à cet inconvénient en perçant le bourrelet laryngé à son centre; ainsi l’orifice du larynx est assez élevé pour être à l’abri du mucus nasal * qui glisse sur ses côtés.

La procidence de la luette peut entretenir ou produire une inflammation de la gorge; Guillaume Beckers rapporte quun chevalier romain était sujet à cette maladie : tous les moyens de l’art avaient échoué; Ton fit l’excision de l’uvule et le malade fut guéri ; seulement la voix resta un peu rauque. La chute de cet organe détermine encore une sensation incommode qui provoque la déglutition , des nausées et une toux très-fatigante. Je crois que si la déclamation et le chant occasionnent des phlegmasies aiguës ou chroniques du poumon et du larynx , il est évident que ces maladies devront se développer plus facilement lorsque des quintes fréquentes de toux chasseront l’air brusquement des voies aérien^ nés : je pense que l’on néglige trop la cause qui nous occupe, car c’est en la détruisant que j’ai souvent guéri, lorsqu’on avait épuisé sans succès tous les moyens ordinaires. Nous ajouterons à ces données que l’excision de la luette est quelquefois le plus sûr et même le seul moyen de combattre victorieusement certaines gastrites chroniques : l’on conçoit en effet que le chatouillement de f arrière-gorge produira et entretiendra souvent les irritations de l’estomac.

Quand la procidence de la luette a pour cause une inflammation aigue, Celse conseille la diète, la saignée et les laxatifs ; il veut que la tête soit élevée et bien couverte. On peut ajouter à ces moyens les gargarismes émollients , auxquels il faudrait renoncer si le malade éprouvait trop de douleur en se gargarisant. Les pédi-

îuves sinapisés conviendraient encore , ainsi que les lavements purgatifs.

Que la phlegmasie soit à l’état aigu ou chronique , on conseille de cautériser, dans tous les cas , avec le nitrate

d’argent fondu , ou bien encore on met en usage le garga-

risme suivant :

Eau commune . Demi-litre.

Sulfate acide d’alumine. Deux ou quatre grammes {demi-gros ou un gros). Sirop de mûres . Quatre-vingt-dix grammes (trois onces).

Ces moyens sont très-avantageux lorsque l’inflammation de l’arrière-gorge est encore légère, comme aussi lorsqu’elle est à l’état chronique. La phlegmasie est-elle déjà très-développée, continue-t-elle à augmenter sur un individu robuste chez lequel il existe beaucoup de réaction, les médicaments que nous venons d’indiquer peuvent réussir, mais l’expérience m’a démontré qu’ils augmentaient souvent la maladie. Pour y recourir clans les phlegmasies aiguës déjà très-développées , surtout chez les sujets forts, il faut attendre qu’elles aient été un peu diminuées par les antiphlogistiques ou quelles soient arrivées depuis au moins vingt-quatre heures à leur summum d’intensité. Ces principes s’appliquent à la membrane muqueuse oculaire enflammée, etc. Je répète que si l’on ne suit pas les indications que je viens d’établir, on s’exposera à de graves accidents.

La luette est-elle affectée d’ inflammation chronique

DE L/l PITIE.

ou d’engorgement séreux 9 est-elle frappée de paral ysie, l’on porte sur elle avec une petite cuiller du poivre ou du gingembre; on sait que ces moyens ont souvent réussi lorsque l’uvule n’a pas subi de transformation organique et quand elle n’est pas trop volumineuse; ces distinctions, comme tant d’autres, ont échappé à un auteur moderne qui a essayé de ridiculiser les moyens dont nous nous occupons* Les états pathologiques que nous venons d’indiquer pourraient être combattus avantageusement par une cautérisation légère.

La chute de l’appendice musculo-membraneux résiste à b emploi de toutes les médications : il faut enlever cet organe comme clans le cas où il est squirreux et carcinomateux.

La ligature de la luette est abandonnée, je ne m’en occuperai pas*

Presque tous les auteurs conseillent de n’enlever que la moitié de la luette lorsque l’état pathologique ne s’étend pas plus loin; j’ai observé que souvent alors cet appendice s’engorgeait, s’allongeait cle nouveau, et que l’on était obligé de l’exciser une seconde fois; je crois, d’après un très-grand nombre de faits , qu’il est préférable de l’enlever complètement : j’ai prouvé plus haut que la voix et la parole n’en éprouvaient aucune altération. On a avancé à tort dans le grand Dictionnaire clés Sciences médicales que la luette concourait à la formation de certains sons , surtout à la prononciation de la lettre Pi , que Fou ne peut plus articuler lorsque

cet organe a été enlevé. Tons les médecins sont convaincus qu’Aphrodisée trompa la confiance publique lorsque, sous Antonio et Sévère, il se rendit célèbre en voulant inspirer la crainte de voir mourir phthisiques ceux dont la luette serait coupée à sa base. L’expérience m’a démontré que l’opération ainsi pratiquée n’avait que le léger inconvénient de permettre aux mucosités nasales de tomber plus facilement dans le larynx : or, cet inconvénient ne peut pas être mis en balance avec ceux qui résultent de la récidive de la maladie et d’une seconde excision» Quant au fait cité par Woidei d’un individu chez lequel les aliments solides et les boissons montaient dans les fosses nasales , nous croyons que le voile du palais n’exécutait pas facilement ses fonctions; car lorsque, pour extraire des polypes des fosses nasales, le chirurgien porte par la bouche et le pharynx son doigt indicateur dans les narines postérieures, il s’assure très-facilement que le voile du palais à l’état normal suffit seul, lorsqu’il se porte en haut et en avant, pour empêcher toute espèce de communication entre les fosses nasales et l’arrière-gorge. J’ai émis ces idées dans mon mémoire publié en i8a3 ( Revue médicale ); quoiqu’on ait lu ce mémoire, car on nia fait l’insigne honneur de me citer une seule fois, on les a passées sous silence comme tant d’autres, afin probablement de donner comme une invention, en 1802, de couper la luette à quelque distance de sa base.

On a proposé un grand nombre de moyens pour

exciser la luette ; nous croyons ne pas devoir en faire ici l’historique; nous rejetons même les ciseaux de Percv et les staphylotomes cle MM. Rousseau et Bennatti. il est au moins inutile de multiplier les instruments de chirurgie quand on peut facilement les remplacer.

Quels que soient les ciseaux dont on se servira, leur pointe sera mousse : les courbes sur le plat laissent moins facilement échapper d’entre leurs branches les corps qui y sont logés ; ils méritent la préférence : nous croyons qu’on doit saisir la luette avec de petites pinces fenêtrées, dont les faces correspondantes des mors sont dentelées. Je propose pour exciser la luette de mettre en usage le procédé opératoire suivant.

Le malade est assis sur une chaise; il appuie sa tête sur la poitrine d’un aide, qui la maintient avec ses deux mains placées sur le front ; la bouche est largement ouverte : le chirurgien saisit la luette avec les pinces fenêtrées; il se sert de la main gauche : il attire l’uvule en avant et la porte vers le côté droit de la bouche; ainsi les ciseaux peuvent être placés presque transversalement dans cette cavité ; l’organe malade est engagé entre leurs branches presque jusqu’à leur articulation; d’un seul coup il est facilement et complètement coupé. 11 serait inutile de démontrer la supériorité de ce procédé opératoire que j’ai imaginé en 1816 et que j’ai décrit dans mon mémoire en 182 3 (Revue médicale). Ce procédé est décrit et adopté en s 832 par M. Vcl-

U CLINIQUE CHIRURGICALE

peau , auquel il a plu de ne pas citer le rfom de Fauteur. C’est là une nouvelle galanterie de notre aimable confrère.

S’il est des cas de paralysie dans lesquels l’excision de la luette n’est pas douloureuse, il en est aussi où les malades souffrent beaucoup.

Lorsque la luette a été coupée, il faut s’occuper à combattre l’angine chronique qui ordinairement existe encore et qui pourrait persister; en négligeant ce principe, on s’expose à voir souvent résister la raucité de la voix.

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