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placâe au couvent de la Visitation, atnente par la mère, le 14 fô- Trier 1ST9 dana mon cabinet.
Ri^glée depuis deux ans et demi, pûle, anémique etalTectée do nèiralgies accipitale et intercostale.
Je lui trouve les duux incisives médianes supérieures moins longues que les littérales, altérées près de leur bord, qui est droit, piquées do trous noirâtres, avec un sillon transversal placé audessus.
Les quatre incisives inrérieures très petites sont toutes aales, piquées et altérées prés de leur bord libre.
Elle a eu ses premières dents à lO mois avec des convulsions pendant quelques jours. Puis les convulsions se sontreproduitcs pendant six mois, et l'enfanl, toujours maladive pendant cetteépoque, ayant presque toujours la diarrhée, s marché à 18 mois. Depuis lors, elle n'a jamais été malade que postérieurement i)a puberté.
Oos. — Malformation du d«n (i.— Métra 1,1 ï ans. entrée le26 février 1879, pour des crises hystériques, a été malade dans sa première enfance sans syphilis appréciable.
Les 4 incisives supérieures et les 2 canines sont altérées, ainsi que les 2 canines et les 4 incisives inférieures. Elles sontcouverles d'un sillon transversal, situé près du bord, et au-dessons la dent amincie est couverte de petits trous noirâtres, tandis que son bord est finement dentelé aiec trois pointes.
Obs. — SI..., 28 ans, rue Lafayelte. —Bien portante aujourd'hui, anciennement rachiliqueetmaladivedans son enfance, sans syphilis supposable. Elle a les dents incisives supérieures jaunes. courtes,d'un vilain émail, sans piqûres noires et fortemeat échancrées.
Les inférieures sont petiles, courtes, également échancrées, mais moins que les supérieures.
Dans lia autre cas que je pourrais citer et qui est relatif à un de mes élévus, interne autrefois à l'hôpiial Sainte-Eugénie, et aujourd'hui coufrêre parisien, les dents incisires supérieures sont piquées, poinûllèûs et transversalement sillonnées par une dépression de l'ivoire. Il n'y a chei lui ni syphilis héréditaire, ni rachiliame, mais seulement un état cachectique prolongé dû à une première enlanco maladîT*.
A l'hôpilat des Enfants, dans mon service et à la consultation publique, cesTaits de malformation dentaire sont très nombreux. Ils sont plus raros dans la première denlition que dans la seconde et c'est principalement vers 10 ou 15 ans que je les al observés. J>n al recueilli 114 exemples.
Tout étaiil bien considéré, après une analyse nilnulieuEe des causes et des phénomènes de ces 114 exemples de malformations, il m'a semblé qui si ou les observait après la syphilis héréditaire, c'était moins comme état syphilitique que comme conséquence d'uu état cachectique ou marastique. En effet sur ces U4 cas, je n'eu ai trouvé que 8 qui fussent syphilitiques. J'en dirai autant des malformations eiclusivement alti ibuécs au rachitisme.
D'ailleurs la recherchede ces causes estextrâmemont difficile et délicate. Sauf quelques cas où les parents avouent leur syphilis et celle de leur enfant, et ceux dan!> lesquels le médecin a suivi l'enfant peodanlpiusieurs années depuis sa naissance, on en est réduit aux conjectures et auxhypothâses les moins acceptables. Dans lus neuf dixièmes de cas de dents altérées et réputées syphilitiques on ne sait absolument rien des antécédents syphilitiques.
Que de fois n'ai-jepas vu considérer comme dents syphilitiques des dents appartenant à des enfants sur le passa desquels on u'avait aucun renseignement précis; à des entants DOn syphilitiques, mais dont le père avait eu autrefois la syphilis, ou enfin à des eufants dont ou ne connaissait pas les antécédents, mais qu'on jugeait pouvoir ôlru syphi- Usés, parce que la plupart des pères peuvent avoir eu la syph Jîs. Il Cl) est de la recherche des' influences syphilitiques snr les dents comme de la recherche de l'arlhritis dans la production de certaines affections cutanées ou viscérales flilcs artbitîques. Avec une forte idée préconçue oo trouve tout ce qu'on désire.
Ce n'est pas ainsi que doit progresser la science. 11 faut en médecine bannir louUs le? hypothèses et n'y introduire que dastiits certains et bien observés. Tout ce qui est vague doit être mis de côté ou du moins ne doit être accepté qu'avec réserve.
Ainsi en est-il des dents réputées syphilitiques et rachitigues. Cependant ce qu*on a dit des dernières est bien plus acceptable que des premières. Ces altérations,dites rachiti« ques avec raison par M. Nicati, s'observent chez tous les enfants qui ont été plus ou moins longtemps affectés de rachitisme dans la convalescence prolongée d'une maladie aiguë ou dans les diarrhées chroniques. Elles commencent par l'amincissement du bord libre de la dent qui est piquetée, et au-dessous le reste de la dent fait un relief comme un degré d'escalier. Plus tard la partie amincie se casse en mangeant, et il y a une échancrure courbe de la dent cassée, comme on l'a vu sur la ligure ci-dessus.
2® Ramollissement des os par état cachectiqtte. — Tout ce que je viens de dire de ces malformations dentaires s'applique au ramollissement des os longs, au gonflement de leurs extrémités, à leur déformation et à tout ce que les médecins appellent rachitisme.
En effet, chez les jeunes enfants une maladie aigud prolongée, une fièvre éruptive suivie de complications sérieuses, une entérite chronique, arrêtent l'évolution du tissu osseux, ramollissent les os, dont les extrémités se gonflent et dont la diaphyse se raréfie, enfin amènent les difformités du squelette avec ou sans fracture consécutive. Appeler syphi» litique cette lésion, sans preuve, n'est qu'une hypothèse.
Des enfants, qui avaient commencé à marcher, cessent de pouvoir se tenir debout dans leur convalescence parce que leurs os sont mous, douloureux, ne peuvent supporter le poids du corps,etil faut de un à quatre mois pour que ces os reprennent leur solidité normale. On produit les défo^ mations rachitiques du squelette chez les oiseaux en supprimant tout phosphate de chaux de leur nourriture, et on rend rachitiques à volonté des jeunes chiens à la mamelle si on les nourrit d'une certaine façon.
La pathologie expérimentale, dont le nom fait tant de bruit parmi nos jeunes savants, confirme absolument cette opinion, ce qu'a fait J. Guérin. Sur six petits chiens, nés récemment et allaités par leur mère, si on en laisse
trois au lait maternel et libres, tandis qu'on sèvrc les trois autres en les renfermant pour les astreindre à une alimentation prématurée de viande, on leur donne la diarrhée chronique et on les rend rachiliques. C'est peut-être ainsi que s'est produite la race des Bassets. Dira-t-on que c'est là de la syphilis? Personne ne Toserait faire, môme en invoquant le relâchement des mœurs de la racLî canine qui, par la promiscuité de ses amours publiques, l'expose à la syphilis, au moins autant que l'espèce humaine. Mais, jusqu'à présent, on ne connaît pas la syphilis du chien. Il peut cependant être affecté de rachitisme. Chez lui comme chez l'homme, les causes de cette altération du type offrent dans les maladies de longue durée l'état cachectique.
Sans doute la syphilis héréditaire congénitale ou développée peu après la naissance, peut amener Vost(^oporose ou rachitisme; mais au môme titre que tout autre état de souffrance grave, que toute maladie chronique de l'intestin, de l'estomac, des poumons, et des articulations survenue dans les deux premières années de la vie.G'est l'état cachectique, quelle qu'en soit la cause,qu*il dépende d'une entoritechronique, d'une suppuration prolongée, de la scrofule, de la syphilis, qui en est la cause, en troublant la régularité du mouvement de nutrition osseuse et amenant la dénutrition des os. Laspécilicité delà cause, ou,si Ton veut, la dia^hèse n'y estpour rien ; c'est l'affaiblissement desjeunessujetsqui est le point de départ de toutes ces altérations.
En résumé, les malformations dentaires, l'ostéomalacie, la rachitisme peuvent être parfois le résultat de la cachexie, syphilitique infantile; mais, dans le plus grand nombre des cas, ces lésions n'ont rien de syphilitique, et elles dépendent de rétat cachectique ou marastique des jeunes enfants.
56. — Pblegmatia alba dolens dans la convalescence d'une lièvre typhoïde.
On sait, depuis une trenlaine d'années, que dans la convalescence de l'accouchement, dans l'étal cachectique des cancéreux el des tuberculeux, chez quelques sujets anémiques et dans la convaloscence difficile des fièvres, la cougulalion du sang veineux se fait avec grande facilité. Ce sont les thromboses veineuses. On les observe surtout dans les veines des membres inférieurs, ce qui caractérise la phlegmatia alba dolens, dans les sinus de la dure-mère, dans l'artère pulmonaire, etc.
La phlegmatia alba dolens s'annonce par une douleur subite dans le mollet, bienlât suivie d'œdème blanc remontant plus ou moins haut, ut parfois ta peau est sillonnée de veines dues à l'établissement d'une circulation collatérale. Un cordon dur dans le mollet, au creux poplité ou le long des vaisseaux de la cuisse, annonce cette oblitération veineuse. La plilegmatia dure de quelques semaines à quelques mois, Fe guérit bien toute seule, mais parfois peut entraîner la mort subite, si nu caillot se détache et forma une embolie qui remonte vers te cœur. Elle existe surloul chez l'adulte, rarement chez l'enfant; mais là j'en ai vu des exe:nples et celui-ci vient s'ajouter aux antres.
La thrombose des sinus de la duretnère s'observe surtout chez les entants, mais je l'ai vue chez l'adulte. Elle est li cause des convulsions Qnalcs des maladies chroniques,aiuEi que je t'ai démontré dans un mémoire sur ce sujet. Chet l'adulte, eile produit le délire Qnal qu'on attribue génémlement à l'inanition et certains cas de manie aiguë subite qui arrivent dans le cours du la phibisie.
La thrombose de l'artère pulmonaire s'observe chei l'adulleetchez les enfants à la fin de toutes les maladies ai^uAi et chroniques. C'est k elle qu'on doit la dyspnée finale, l'arrêt de la circulation pulmonaire et l'asphyxie.
Voici maintenant l'observation de la phlegmatia aiia
dolenê observée dans la convalescence d'une fièvre typhoïde et terminée par guérison.
La nommée Freget (Clémentine), âgé de 13 ans, entre le 11 février 1881, salle Sainte-Catherine, lit n® 22.
Réglée depuis un an.
Arrivée au huitième jour de la Gèvre typhoïde, est restée malade pendant deux mois avec des symptômes très graves; elle se levait depuis quelques jours et restait 1res pâle, tout en mangeant assez bien.
Le 23 mars elle a été prise d'une douleur dans le mollet gauche, suivie de gonflement œdémateux de la jambe et du pied avec douleur à la pression; on sentait dans le creux du jarret la veine poplitée oblitérée par une thrombose. L^enfant n'avait pas de fièvre.
Ce gonflement a duré quatre ou cinq jours, la douleur a disparu, tout en laissant appréciable le cordon veineux poplilé.
Ici la phlegmatia alba dolens a été très bénigne; la douleur et le gonflement ont disparu en quelques jours, sans laisser de difficultés pour la marche, ce qui a lieu chez quelques malades.
57. — Carie des vertèbres cervicales; pachyméningite spinale ; mort subite dans un mouvement bmsqne fait ponr asseoir l'enfant.
La nommée Durand (Marie), âgée de 6 ans et demi entre le 80 juin 1880, salle Sainte^atherine, lit n* 36.
A son entrée la malade présente à la région postérieure du cou one forte saillie de Tapophyse épineuse de la septième cervicale. Aa-dessous de cette saillie une forte dépression, et ce n*est que plus bas que Ton retrouve la continuation de la crête épineuse. La tète est inclinée en avant, le menton touchant U sternum.
Les membres inférieurs ne peuvent être mus spontanément, jiais si on les pince assez fortement ou que Ton chatouille la plante du pied, il se produit immédiatement un violent mouvement de la jambe sur la cuisse et de la cuisse sur le bassin^ tant à droite qu*à gauche, et bientét suivi d*un tremblement intense