‹ Clinique de l’Hôpital des enfants maladesChapitre 19 sur 26 · GLOBULES BLANCS · texte numérisé non relu

GLOBULES BLANCS

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Obs. 18, — 4,816,062 Obs. 19. — 3,530.062 Obs. 20. — 5,211,312 Obs. 21. — 3,976,830 Obs. 22. — 4,178,291 Obs. 23. — 4,907.968 Obs. 24. — 3,820,930

Et comme moyenne générale, tirée de la moyenne individuelle de cette numération des globules blancs et rouges chez 24 enfants diphthéritiques :

Il est évident que ladiphthérite caractérisée par l’angine couenneuse et le croup produit une augmentation considérable du nombre des globules blancs du sang, c’est-à-dire une leucocythémie aiguë très caractérisée, et une notable diminution du nombre des globules rouges.

La moyenne des globules blancs est de 26,660; mais, comme on peut le voir, cen’est le chiffre réel d’aucun de nos diphthéritiques. Quarante-deux fois, dans nos analyses, ce chiffre a été plus élevé, et une fois il a dépassé 100,000. Sur 93 numérations, il n’a été que onze fois dans les limites de la moyenne normale, et a varié de 5 à 10.000. Dans les 82 autres numérations, il a dépassé le chiffre moyen normal, qui est de 10,000, déjà très élevé pour l’enfant.

La moyenne des globules rouges est de 4,461,543, chiffre inférieur à la moyenne physiologique.

Maintenant, si au lieu de s'en tenir à la recherche d’une moyenne leucocy thémique propre à la diphthérie, on examine la formation et la progression de la ieucocytose, jour par jour, en la comparant à la marche des autres phénomènes de la maladie, on voit que l’augmentation du nombre des globules blancs du sang est d’autant plus consid érable que la diphthérite est plus grave. Son chiffre devient la mesure de l'intoxication générale et peut servir de base à un pronostic sérieux.

Nous ne ferons ici aucune hypothèse suida cause de cette

Globules blancs

Globules rouges

augmentation de nombre des globules blancs dans la diphthénte, dans l’infection purulente et dans la fièvre puerpérale. Toute théorie serait inutile, et nous avons voulu seulement montrer par des chiffres l'existence de la leucocythémie aiguë diphthéritique.

A cet égard, les numérations qui précèdent et les moyennes qui en découlent ne nous paraissent pas laisser de doute sur le fait que nous désirions faire connaître comme vérification de nos recherches antérieures.

Qu'il nous suffise de rappeler que celte altération rapide du sang s'observe dans des maladies où la résorption d'un produit gangreneux et purulent entraîne unesorte d’empoisonnement général, qui constitue la gravité de ces états morbides. En effet, il y a là en même temps de l’albuminurie, de l’endocardite végétante mitrale et triçuspide, des infarctus du poumon avec ou sans pneumonies emboliques, des abcès métastatiques pulmonaires, des infarctus disséminés en différents points du corps, surtout dans le tissu cellulaire sous-cutané des membres. Que ce soit une résorption leucocythéinique altérant le sang d'une façon secondaire, ou, au contraire, qu'à lasuite de la résorption de quelques éléments septiques, gangreneux et purulents, le sang s'altere par suite d’un trouble de l'hématopoïèse, ce qui est le cas probable, peu importe, puisque la démonstration est impossible. Ce qu’il faut retenir, c’est que, dans la diphthérite, il y a secondairement une nosohémie spéciale, c’est-à-dire une altération du sang caractérisée par l'augmentation considérable du nombre des globules blancs et par une faible diminution du nombre des globules rouges. C'est ce qu'il faut appeler la leucocijtliémie aiguë diphthéritique, complication grave qui devra désormais figurer dans la description de la diphthérite.

56. — La métallothérapie chez les enfants ; observation d'hémianesthésie guérie par 1 or.

Lorsque j’étais chef de clinique à l’Hôtel-Dieu, il se déclara dans Paris une grande épidémie de choléra dont les

premiers cas furent apportés dans mon service. C’était en 1849. Chez ces cholériques, pendant la période aiguë du mal, il y avait de ces crampes horribles qui font hurler les malades, et, pendant laconvalescence, chez des sujets assez guéris pour sortir dans le jardin, des contractures douloureuses subites des extrémités qui suspendaient tout mouvement des doigts. C’est ce qu’on a depuis appelé tétanie, et ce qu’on observe souvent, dans d’autres circonstances, chez les enfants de cet hôpital, quelquefois chez les nourrices ou dans la convalescence de la fièvre typhoïde.

Un externe des hôpitaux, aujourd’hui le docteur Burq, vint nous offrir de guérir crampes et contractures à l’aide d 'armatures métalliques de laiton ou de laiton et fer associés en couple galvanique. Ce ne pouvait être dangereux. J’acceptai d’après l’autorisation de mon maître, M. Rostan. Chaquejour, M. Burq et moi, contre les crampes de nos cholériques, et dans la contracture de la convalescence, nous appliquions des armaturesde cuivre, eten un quart d’heure crampes et contractures avaient disparu.

A ce moment, je fus appelé à Courbevoie, où sévissait également l’épidémie cholérique, pour un cas de choléra sec avec horribles douleurs de ventre durant depuis le matin et arrachant à la malade des cris continuels qui troublaient la maison et le voisinage. Un couvercle de casserole en cuivre calma rapidement les souffranccsetles fit disparaître au bout d’une heure. D’autres exemples de douleurs névralgiques de la tête ou des membres, d’anesthésie hystérique guéris par le cuivre, par le fer, par l’or, employés extérieurement ou intérieurement, complétèrent cet ensemble d’une thérapeutique nouvelle, appelée métallothérapie , dont plusieurs médecins purent apprécier l’exactitude.

Ces faits publiés par M. Burq fuient accueillis avec la méfiance et la défaveur que vous pouvez supposer. Je vous fais grâce des calomnies alors articulées contre l'inventeur. Peu de personnes voulurent regarder ce qu’on offrait à leur étude, mais je crus devoir publier les résultats que j’avais observés, et depuis vingt ans, dans mon Traité des maladies des enfants , articles Chorée et Contracture, dans notre

Dictionnaire de thérapeutique avec Després, article Métallothérapie, on trouve un résumé des effets de l’application des métaux dans les névroses.

J’y mis beaucoup de discrétion et de réserve, ne voulant pas, h l’occasion d’une idée qui ne m’était pas personnelle, fournir à mes adversaires un prétexte de dénigrement. Je me contentai donc de me servir de la métallothérapie, à l'occasion, pour rendre serviceà mes malades, sans essayer de me faire le vulgarisateur de la méthode, qui fut à peu près enterrée par l’indifférence générale et par le découragement de son inventeur.

Aujourd’hui, on peut en parler sans danger de déconsidération. Charcot par ses belles recherches vient de confirmer les travaux de Burq. Dans un très intéressant rapport lu récemment à la Société de biologie et publié parla Gazette medicale, mou collègue Dumontpallier, au nom d’une commission spéciale, a exposé, avec autant de précision que d’impartialité, les faits de métallothérapie dont il avait été le témoin à la Salpêtrière. Ce rapport confirme toutes les affirmations fondamentales de Burq, et n’infirme rien d’essentiel. On en peut tirer cette conclusion, que la métallothérapie est réelle et que, sans se tromper, on peut lui > emprunter sérieusement ses moyens d’action.

C’est un moyen de traitement dont je tenais à vous faire part, et j’espère que cette exhumation thérapeutique n'infectera personne. Le temps a sans doute détruit les miasmes de cette idée mesmérique, et, depuis quelques mois que l’enfant qui estl’objet de celte conférence est en traitement, ■, personne de vous ne s’en porte plus mal.

Cette jeune fille sensible à l’or, il faut le lui pardonner, hémianesthésique, en proie à des attaques épileptiformes fréquentes et à des hallucinations, a été guérie de son anesthésie par le chlorure d’or et de ses attaques convulsives par le bromure de potassium. C’est d’elle que je vais vous parler en vous racontant son observation, et, comme elle est dans mon service depuis cinq mois, vous la connaissez tous.

maladies des exvants.

Aménorrhée;— Convulsions épileptiformes ; — Hémianesthésie ; —

Hallucinations ; — Idiosyncrasie de l'or; - Traitement par le chlorure d'or et de sodium ; — Guérison.

G..., Agée de treize ans, non formée, entre le 22 septembre 1877 au n° 14 de Sainte-Catherine, service de M. Bouchut. Cetteeniant a été prise, il y a un an, à la suite d’une course forcée, d'un tremblement de tout le côté d roi t du corps. Au bout d’un quart d’heure elle a perdu connaissance, a eu des convulsions et n'est revenue à elle qu’après une heure et demie.

Depuis, des attaques convulsives semblables se sont produites à diverses reprises différentes. Elles sont toujours caractérisées par un tremblement du bras et de la jambe droite, suivi de perte de connaissance et de convulsions. Dans l’intervalle de ces grands accès, il y a fréquemment des tremblements non suivis de perte de connaissance. L’enfant n’a pas dp boule hystérique et n’a pas de crises de lire ni de larmes. Elle souffre souvent de la tête.

La sensibilité est notablement diminuée dans tout le côté droit du corps, sur le tronc et sur les membres.

En beaucoup de points, elle est même complètement abolie, et, dès qu'on dépasse la ligne médiane, la sensibilité reparaît. Il n’y a qu’analgésie. car l’enfant sent qu’on la touche et elle distingue la tête et la pointe de l’épingle.

Indépendamment des crises décrites plus haut, l’enfant prétend perdre souvent connaissance pendant quelques instants. Elle est aussi sujette à des hallucinations. Elle croit entendredes bruits, elle voit des lumières de diverses couleurs, et a de la diplopie passagère; souvent la nuit elle croit aperçevoir au pied de son lit son pèrequi disparaîtbrusquement. Les renseignements qu’elle donne sous ce rapport sont très précis, et d’ailleurs il est facile de constater l’hémianesthésie et les atlaques convulsives qui reviennent souvent plusieurs fois par jour.

Bon appétit; digestions régulières ; pas de fièvre. Il n’y a que des douleurs hypogastriques, surtout à la région ovarienne.

On applique successivement différents métaux sur le bras anesthésié de la malade. Le cuivre et le fer ne produisent aucun effet; un louis d’or ramène momentanément la sensibilité, mais dans une zone extrêmement restreinte.

Traitement. — Pilules de chlorure d'or et de sodium de 1 centigramme, une par jour. — Contre les attaques convulsives, bromure de potassium, 3 grammes.

Au bout de quelques jours, la sensibilité est revenue à l’état normal dans tout le côté droit. Il n’y a plus d’hallucinations ni de troubles visuels. 11 ne reste que des douleurs de tête et des crises convulsives.

Le chlorure d’or et de sodium est cessé au boutd’un mois, mais J’on continue le bromure de potassium.

Au mois de lévrier 1878, les attaques convulsives cessent, et on garde l’enfantdans la sa I le jusqu’à la fin du mois pour voir si se maintient la guérison.

Exéat le 24 mars.

Chez cette enfant, il faut placer en première ligne l’aménorrhée qui est le point de départ des accidents névropathiques. Elle a des traces de puberté à la poitrine et au pubis, mais le travail intérieur ne correspond pas au développement externe. Elle aune vive douleur à la région ovarienne gauche et dans le bas-ventre, mais il n’y a jamais eu de règles. C’est ce travail de puberté commençant et inachevé qui produit d’une façon réflexe les troubles fonctionnels du système nerveux que l’on observe.

Cela étant dit, nous voyons que depuis un an elle a (les tremblements dans le côté droit du corps avec perte de connaissance, et que depuis quelque temps elle a des crises convulsives épileptiformes sans larmes ni sanglots et sans boule hystérique.

Tout le côté droit du corps était insensible. La piqûre de l’épingle non sentie sur les membres droits, sur le côté droit de la face et du tronc, redevenait douloureuse des qu’on passait sur la ligne médiane. Mais, si l’enfant ne sentait pas la douleur, elle appréciait le contact et discernait la pointe et la tête de l'épingle. Elle avait de fréquents maux de tête et voyait bien clair.

A l’ophthalmoscope, les deux nerfs optiques étaient normaux, un peu voilés en dehors paiT’hypérémie et les veines rétiniennes un peu gorgés de sang.

La nuit l’enfant voyait quelquefois double. Souvent son père lui paraissait au pied de son lit, debout, immobile, et disparaissait sans qu’elle le vît marcher. Une fois, cependant, elle crut voir son père la suivre au cabinet en lui disant : Où vas-tu ? Jamais elle n’a eu d’autres hallucinations.

11 est évident qu’il n’y avait pas là de lésion organique des pédoncules ou de la capsule interne produisant l’hémianesthésie. L’ophthalmoscope, ne montrant rien d’organique au fond de l’œil, en était la preuve.

G 'était une névrose, névrose congestive de l’encéphale, coïncidant avec l’aménorrhée et donnant lieu à des hallucinations, de la diplopie, des attaques épileptilormes et de l’hémianesthésie.

Dans ces conditions, j’ai recherché quelle était l 'idiosyncrasie métallique de la malade.

Des applications de laiton sur les parties insensibles ne changèrent rien à l’anesthésie.

Le lendemain, je remplaçai le laiton par des plaques de fer doux, et l’hémianesthésie resta la même.

Alors, le jour d’après, j’appliquai quelques pièces d’or maintenues avec du sparadrap. Au bout d’une heure la sensibilité était revenue sous les pièces de monnaie et un peu dans le voisinage. C’est ce que Burq appelle être sensible à l’or.

Je prescrivis en conséquence des pilules de chlorure cl' or et de sodium à un centigramme, et l’enfant en prit une par jour.

J’ordonnai en même temps du bromure de potassium, trois grammes par jour. Au bout de deux semaines, l’hémianesthésie et les hallucinations avaient disparu, et en deux mois je vins à bout des attaques épileptiformes. Il y a maintenant six semaines que l’enfant est guérie. Elle va bientôt sortir de l’hôpital, et, si jel’ai gardée aussi longtemps après sa guérison, c’est pour vous permettre de 1 observer bien complètement.

D’après ce que je viens de vous dire, vous voyez qu il y a, comme l’a dit Bur.cq, une métallothérapie externe et une métallothérapie interne.

Par la métallothérapie externe on recherche Y idiosyncrasie métallique des malades, et, selon qu’il sont sensibles à l’or, au cuivre, au fer où à l’argent, il est possible de les soulager par l’emploi de ces métaux à l’intérieur. C’est ce

que vous avez vu pour l’or chez la malade dont je vous parle.

Eu est-il toujours ainsi ? Je n’oserai vous l’affirmer. Cela m'a réussi quelquefois, voilà ce que je puis vous dire, et je laisse à l’expérience ultérieure et à d’autres observateurs le soiu de juger la question en dernier resort.

Par la métallothérapie externe, on peut encore apaiser certains troubles fonctionnels du système nerveux, tels que névralgies, spasmes, crampes et convulsions.

Sans entrer dans tous les détails de cet énoncé, je vous répéterai seulement que les crampes aiguës du choléra disparaissent sous l’influence des plaques de laiton et que les crampes de la grossesse cessent par lefer doux.Celaconfirme ce dicton populaire que ceux qui ont des crampes la nuit font bien de coucher avec une paire de pincettes sous les pieds. Cela réussit en effet à beaucoup de personnes.

Les conLractures dites essentielles delà convalescence du choléra, de la fièvre typhoïde, les contractures des enfants, guérissent également sous l’influence des plaques de laiton laissées en piace pendant vingt-quatre heures.

A ce sujet, je vous raconterai en peu de mots l’histoire du fils d’un magistrat de Paris, âgé de 11 ans, qui avait des contractures essentielles de seconde dentition.. Ses dents permanentes très larges avaient de la peine à trouver leur place. C’étaient des dents d’homme dans une mâchoire d’enfant.

Pris de contracture des extrémités à la campagne, le mal avait duré un mois et avait cessé. Repris à Paris trois mois après, comme rien ne le guérissait, on me l’amena dans mon cabinet. J’annonçai que j’allais le guérir, et, prenant une chaîne de laiton dans mon bureau, je la roulai autour du poignet contracturé. Au bout d’un quart d’heure la contracture des doigts avait cessé. Je fis de même à l’autre bras avec la môme réussite.

La maman stupéfaite me dit : Mais c'est un miracle. — Non madame; il n’y a là qu’un fait d’électricité galvanique, chose toute physique, mais il n’y a rien de surnaturel. J’ajoutai, ce qui se vérifia : La contracture pourra serepro-

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duire parce que l’application n'a pas été assez prolongée, et il faudra réapliquer d’une façon permanente des plaques de laiton. Achetez chez le quincaillier du cuivre laminé en feuilles minces comme du papier, coupez-les avec des ciseaux et faites-en des bracelets, des brassards et des jambières que vous maintiendrez en place avec des bandes. Ce que j’avais prévu se réalisa. La contracture revint, la mère employa les plaques de laiton, et la contracture cessa de nouveau.

Un mois après, elle revint. On réappliquadu cuivre sans succès. — Les antispasmodiques ordinaires nerôussirentpas mieux Alors survint subitementde l'amaurose, sans lésion du fond de l’œil visible à l’ophthalmoscope. J’étais assez préoccupé. L’amaurose, qui durait depuis deux jours, cessa tout à coup par le moyen le plus singulier. L’enfant qui avait sur son lit un gros chat de gouttières tigré de noir, caressait l’animal, lorsqu’en le carressant et en le portant sur sa figure et sur ses yeux l’action électrique de la peau fit disparaître l’amaurose.

Cette amaurose revint plusieurs fois en quatrejours, disparut par le même moyen et cessa tout à fait; mais la contracture revenait à chaque instant, durait un ou deux jours et s’en allait spontanément.

C’est alors que la famille de l’enfant, très pieuse, songea à faire une neuvaine au tombeau du P. Olivain. Cela fut aussitôt réalisé, et un dimanche (clôture de la neuvaine), quand j’arrivai, voyant tout le monde en fête et les grands parents réunis, on me. raconta que l’enfant contracturé, en ce moment ne pouvant ni marcher ni se servir de ses mains raidies, s’était fait porter au devant du tombeau et que là il avait subitement guéri. — Et celte fois la guérison fut définitive. Le fait fit beaucoup de bruit dans les journaux religieux, et je ne l’ai pas oublié.

Huit mois plus tard, l’enfant fut pris de douleurs de tête qu’il garda six mois, qui empêchèrent tout travail et qui cessèrent lorsque, vers treize ans et demi, les dents purent trouver leur place à l’aise dans la mâchoire agrandie et mieux développée.

Ici tout a concouru à la guérison : l’action électrique des plaques de laiton, l’action analogue exercée par une peau de chat, et, l’influence morale de la foi religieuse.

Voilà pour l'action des métaux dans les contractures ; mais il y a d’autres applications dans les maladies convulsives . Je veux parler de la chorée.

Vous avez, aux n0’ 30et50 deux enfants atteints de chorée violente, et dont, sous l’influence des applications de cuivre, l’état s’est très amélioré, Les mouvements ont entièrement cessé chez la première en huit jours, et chez l’autre ils ont disparu en trois semaines. — Ces faits ne sont pas les seuls que j’ai observés et, depuis vingt ans, tous ceux qui suivent ma clinique en ont vu de pareils. Au reste, c’est un sujet spécial sur lequel je. reviendrai.

Les vomissements sont quelquefois calmés par des applications extérieures de cuivre autour du corps, ce qui m’a donné l’occasion d'administrer avec succès le cuivre métallique en poudre à l’intérieur.

Ainsi, j’ai donné la poudre de cuivre contre des vomissements symptomatiques de péritonite tuberculeuse que rien n’avait pu arrêter. Ces vomissements se sont calmés, et la maladie a continué sa marche naturelle, entraînant la mort un peu plus tard.

Le cuivre ici n’a eu aucune action toxique, et c’est, un fait important à signaler, dans un moment où l'on a exagéré les propriétés délétères de ce métal et de ses composés.

Je pourrais vous en dire davantage sur ce sujet, qui ne m’a j amais occupé d'une façon bien spéciale et que je u’ai étudié qu’avec une réserve dont je vous ai dit les motifs. J’ai voulu savoir ce qu il y avait de reel dans les prétentions thérapeutiques de la métallothérapie, et j’ai constaté la vérité de quelques-unes des affirmations de M. Burq. Jusqu’où faut-il aller dans cette voie? Dans quelles limites peut -on se mouvoir sans être trompé par les malades et sans se tromper soi-même? Je ne saurais le dire. Ce qui semble ressortir des faits que j'ai observés et que je vous ai fait apprécier, ainsi que du rapport de la Société de biologie, c’est que, dans les différents troubles du système nerveux, l'emploi

extérieur et intérieur des métaux .peut avoir des avantages, et que ces avantages sont dus à une action galvanique encore mal définie.

Il est évident qu’un physicien rougirait de comparer l'action d’une plaque de laiton sur la peau à un élément voltaïque; mais il n’est pas déraisonnable de voir dans cette application une occasion de développement d’électriciLé par action chimique d’oxydation.

En résumé, la petite fille dont je viens de parler avait une hémianesthésie avec hallucinations et crises épileptiformes.

Les parties anesthésiées de la peau étaient sensibles à l'or et récupéraient le sens de la douleur par ce métal.

Traitée par le chlorure d’or à l’intérieur, elle a guéri de son hémi-anesthésie et de ses hallucinations.

Le bromure de potassium a fait le reste en guérissant les crises épileptiformes.

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