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TUBERCULOSE BUCCALE

§ 3. — Langue.

Tuberculose linguale. — Cette affection revêt généralement la forme d’ulcération. Elle débute par une ou plusieurs granulations ou nodosités. A la suite, le tubercule se ramollit, se creuse, s’ouvre et s’ulcère.

Les ulcérations tuberculeuses peuvent se manifester sur plusieurs points de la langue, mais elles affectionnent la face supérieure. L’ulcération du tubercule détermine une douleur très vive. La marche de l'affection est lente.

« Le plus souvent on constate tous les signes de la tuberculose pulmonaire, mais il importe de savoir que l'ulcération linguale peut exceptionnellement constituer le premier symptôme de l’infection tuberculeuse » (Kirmisson). L’ulcération est généralement unique. Elle débute par une forme arrondie qui affecte à la suite une forme irrégulière. Son étendue est variable, et on peut trouver autour d’elle un semis blanc; jaunâtre : points jaunes de Trélat. L'ulcération revêt exceptionnellement la forme d une fissure.

Les symptômes fonctionnels qui accompagnent cette tuberculose se traduisent par la gène dans la parole et la masticatioh. Les douleurs produites par le contact des liquides chauds ou irritants sont intolérables.

g 4. — Voûte palatine.

Tuberculose de la voûte palatine. — La tuberculose de la voûte palatine se manifeste généralement chez les phtisiques.

Les caractères généraux sont ceux des ulcérations de ce genre. La lésion envahit le voile du palais ou s’étend vers la gencive et la joue. Elle peut occasionner des nécroses et des dénudations.

En général celle affection évolue conjointement avec les lésions pulmonaires.

Article VI. — Timelrs.

D’après Cornil et Ranvier, la tumeur est une masse constiluée par un tissu de formation nouvelle (néoplasme) ayant lendance à s’accroître et à persister.

Symptômes. — Les symptômes des tumeurs varient d’après leur nature. Les quelques généralités qui peuvent aider à leur diagnostic sont les suivantes :

1° Elles se présentent généralement sous forme de masses arrondies, de volume et de consistance variable, fluctuantes, molles ou dures, résistantes;

2° Leur masse ou volume est sujet à l'accroissement.

Les tumeurs se subdivisent 1° en tumeurs bénignes et 2° en tumeurs maligges.

Celles qui se rencontrent le plus souvent dans l’appareil buccal sont les suivantes (avec les symptômes généraux qui les caractérisent :

1° Tumeurs bénignes. — Kystes, lipomes, angiomes, sarcomes.

2° Tumeurs malignes. — Epithéliomes , carci nomes.

g d . — Lèvres.

Les tumeurs dont les lèvres peuvent être le siège sont peu nombreuses. Nous mentionnerons les principales :

Kystes. — Les kystes profonds se développent aux dépens des glandes de la face interne des lèvres. Ils se manifestent sous forme de tumeurs arrondies,

TUMEURS DE LA BOUCHE

irrégulières, lisses el plutôt adhérentes. Leur teinte est bleuâtre et leur contenu visqueux.

Angiome. — L’angiome des lèvres se rencontre sous la forme spéciale dite macrochilia . Ils siègent plus souvent à la lèvre supérieure qu’à l’inférieure, et souvent occupent une grande partie de la face, quelquefois ils s’ulcèrent.

Épithéliome ou carcinome. — Cette variété affecte spécialement le sexe masculin. D’après un certain nombre d’auteurs, ce cancer aurait pour cause l’abus du tabac, d’ou le nom de cancer des fumeurs.

L’affection se manifeste, au début, par un petit bouton d’aspect variable, le plus ordinairement sous forme d’excroissance verruqueuse ou par une fistule à bords indurés.

L’ulcération entraîne soit la destruction des tissus (forme rongeante), soit la formation de bourgeons volumineux (forme végétante). A cette période, la tumeur gagne en surface et en profondeur, se répand sur la joue et le menton et se propage par les lymphatiques. L'infection ganglionnaire n’est pas rare. La gène, dans la parole et dans la phonation, est très accentuée. Les douleurs sont très vives. Lamort survient par cachexie cancéreuse (1).

§ 2. — Joues.

Les tumeurs les plus importantes pour le chirurgien dentiste sont celles qui se manifestent à la face interne des joues.

Kystes. — Ils se présentent sous forme de tumeur sphérique, solide et surmontée à sa partie

(i) Voir Frey, Pathologie etc la bouche el des dents ( Manuel du chirurgien denPsle).

saillante, d'un point blanchâtre ou noirâtre. Leur volume est variable. Ils peuvent s’ouvrir spontanément et laisser écouler leur contenu sébacé.

Lipomes. — Ils peuvenl siéger superficiellement ou profondément et forment ainsi deux variétés, l’une superficielle sous-cutanée, l’autre sous-aponévrolique. Ils présentent une fausse fluctuation qui les a fait confondre avec des abcès ou des kystes.

Angiomes. — Ces tumeurs peuvent se présenter sous différentes formes:

a) Angiomes superficiels (nævi malerni). — Affection congénitale. Taches étalées, d'une coloration vineuse (taches de vin), tantôt rouge, tantôt pâle et dues probablement à l'afflux du sang des vaisseaux artériels ou veineux. Ils s’atténuent faiblement avec les années.

b ) Angiomes punctiformes (télangiectasie cutanée). — Ils sont formés par un amas de taches rouges, dont quelques-unes sont légèrement saillantes. Ils peuvent disparaître sans cause apparente ou augmenter de volume en s’enfonçant dans les tissus.

c) Angiomes sous-culancs simples. — Ils se présentent sous la forme et la coloration du venus, mais le toucher dénote une tuméfaction profonde.

d) Angiomes sous-cutanés caverneux. — Ils se manifestent comme une tumeur nettement circonscrite. Leur coloration est veineuse. On en trouve aussi dans l’épaisseur des joues (sous-muqueux); dans ce dernier cas, les tumeurs sont plus graves.

c) Angiomes lymphatiques ou lymphangiomes. — « La forme la plus habituellement rencontrée à la joue c’est le lymphangiome du réseau sous-dermique avec production de tissu caverneux et de dilatation kystique » (Dubois). Tumeurs congénitales qui

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augmentent de volume avec l’âge et qui peuvent s’enflammer et suppurer.

Sarcomes. — lis existent sous la forme de sarcomes sous-muqueux et sont constitués par une tumeur dure qui s'interpose entre les dents et gêne la parole et la mastication. L’ulcération peut se produire à la longue.

On confond cette tumeur avec les épithéliomes, mais elle s’en différencie par l’absence d’engorgement ganglionnaire.

Épithéliomes. — Tumeurs assez fréquentes. Elles commencent généralement vers la commissure labiale. L’ulcération qui en dérive est arrondie au début et, en s’étendant, ses bords prennent un aspect dentelé ou déchiqueté. La marche de l’ulcération peut être lente, pour devenir ensuite rapide. Quand l’épilhéliome est profond, sa marche est plus accélérée.

§ 3. — Langue.

Les tumeurs de la langue peuvent être : 1° liquides, 2° vasculaires, 3° solides.

1° Tumeurs liquides.

Kystes glandulaires. — Ils peuvent siéger à la face inférieure. Ils affectent la forme d’une tumeur allongée, qui peut gêner la phonation. Les enfants en sont plus particulièrement atteints.

Kystes dermoïdes. — Ils sont plus importants. Us peuvent se rencontrer sur la pointe de la langue ou sur sa partie inférieure.

On en observe une variété spéciale à la base de la langue.

2° Tumeurs vasculaires.

Angiomes. — Tantôt ils apparaissent sous forme de lâches, tantôt ils affectent l’aspect d une tumeur réductible en tout ou en partie. Leur surface est bosselée et contournée de vaisseaux variqueux. Ils produisent parfois une gène légère dans la parole.

La guérison peut être spontanée; ou bien la tumeur envahit les parties avoisinantes.

Anévrysmes. — Ces tumeurs naissent souvent à la suite d'une plaie. L’anévrysme se montre sous forme de « tumeur molle mal circonscrite, sans battements appréciables, mais animée d’un frémissement cataire » (Kirmisson).

3° Tumeurs solides.

Lipomes. — Ces tumeurs ne sont appréciables que lorsqu'une gène fonctionnelle de la langue en détermine la localisation. La tumeur est plus ou moins grosse, tantôt lisse, tantôt globulée, d’une coloration jaunâtre ou grisâtre, molle et fluctuante (pseudo-fluctuation).

Fibromes. — Ils siègent surtout à la face dorsale et principalement vers la base de la langue.

Ils ont une consistance dure, élastique, globuleuse. Ils peuvent, par leur volume, gêner la parole et la mastication. Parfois ils s’ulcèrent. En général, ils ne dépassent pas le volume d’une noix.

Èpithéliomes. — Ils sont assez fréquents et graves.

Us peuvent être superficiels ou interstitiels.

Dans l’épithélioma superficiel, on aperçoit tantôt une petite fente, tantôt une petite verrue qui s’étend en largeur et en profondeur.

Dans la forme interstitielle, les débuts sont marqués par une tumeur appréciable qui augmente pro-

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gressivement de volume en s’étendant dans tous les sens. Son aspect est bosselé et l’une de ses bosselures, après être devenue saillante, s’ulcère. On voit alors apparaître des bourgeons fongueux. A celte période apparaissent des douleurs violentes, qui s’irradient dans les parties avoisinantes.

La douleur affecte surtout l’oreille du côté correspondant. La mastication et la parole sont difficiles. Les hémorrhagies sont extrêmement fréquentes et on constate chez le malade une salivation profuse.

L’ulcération amène un écoulement abondant. « Enfin le malade, miné par les douleurs continuelles, souffrant de la faim, arrivé au dernier terme de la cachexie cancéreuse, succombe aux progrès de l’affection locale » (Kirmisson).

§ 4. — Maxillaires.

Nous passerons en revue, avec les anomalies dentaires, les tumeurs d’origine dentaire telles que les odontomes et les différentes variétés de kystes.

Indépendamment de ces tumeurs, il en est d’autres qui affectent particulièrement les maxillaires et qui ne sauraient entrer dans la catégorie des anomalies. Nous allons examiner leurs symptômes.

Épulis. — L’épulis est une « tumeur rougeâtre pédiculée, à pédicule en général très étroit, qui s’enfonce entre deux dents dans la profondeur de l'alvéole et adhère le plus souvent à l’alvéole » (Tillaux).

Les symptômes cliniques de celte affection sont peu apparents, si la tumeur est intra-alvéolaire. Mais peu à peu la dent voisine est ébranlée, tombe et une véritable tumeur surgit de l’alvéole. Ce symptôme d’apparition est le plus marquant.

Le développement de la tumeur peut se faire en

avant vers la partie labiale ou en arrière dans la cavité linguale.

En général, la tumeur est pédiculée et son développement n’est pas trop rapide. On cite des épulis ayant atteint la grosseur d’une pomme, mais en général ils ne sont pas plus gros qu'une noix.

La couleur et la consistance de cette tumeur sont variables. Au début, la tumeur est ferme et d’une coloration rosée. Dans certains cas, la coloration en devient rougeâtre eL même violacée. Sa consistance peut même varier et arriver jusqu'à celle de l’os.

L’épulis en général n’est douloureuse ni à la pression ni spontanément. C’est une forte sensation de gène qui l'accompagne et une notable déformation de la physionomie du malade.

D’après Ilulke, elle a causé parfois des hémorrhagies profuses.

Fibromes. — Ces tumeurs sont relativement rares. Elles peuvent séjourner dans Los; dans ce cas elles augmentent le volume du maxillaire et occasionnent une déformation de la face.

Quand la tumeur se fait jour au dehors, la peau et la muqueuse restent saines. Néanmoins le contact des parties voisines peut occasionner l’ulcération des parties molles environnantes par suite des déformations dues au volume de la tumeur.

Son volume peut être considérable et sa marche est assez lente.

Chondromes. — Ces tumeurs sont aussi très rares. Elles débutent par une tuméfaction localisée, par une sensation de pesanteur ou de douleur très vive.

En général les dents sont ébranlées et tombent.

Les caractères de cette tumeur ne sont appréciables que lorsqu’elle est superficielle.

Au maxillaire supérieur, elle peut provoquer des

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troubles oculaires et par le volume considérable qu’elle peut acquérir, faire disparaître la saillie nasale.

Sarcomes. — « De toutes les tumeurs des maxillaires, les sarcomes sont les plus fréquentes. Tantôt ils se développent au centre même de l’os (sarcomes centraux) ; tantôt ils naissent sous le périoste (sarcomes périphériques ou périostiques). Enfin, dans certains cas, ils forment sur le bord alvéolaire la variété la plus fréquente d’épulis » (Kirmisson).

Les symptômes de ces tumeurs sont variables.

Si le sarcome est intra-osseux, la tumeur est diffuse, tandis qu’elle est limitée dans le sarcome périostique.

A la suite de son développement, la tumeur rompt sa coque osseuse et on peut alors reconnaître sa nature et ses caractères. Elle peut être lisse, régulière et arrondie, à base immobile. Elle est de consistance variable. Elle peut faire saillie du côté de la peau et acquérir un volume considérable. La muqueuse peut être ulcérée et des hémorrhagies se manifester.

Les douleurs qui accompagnent cette tumeur peuvent être vives, mais en général elles sont à peu près nulles. La gêné est mécanique et se traduit par des difficultés dans les fonctions.

La marche rapide de cette affection et les altérations qu'elle fait suhir à la santé doivent être prises en sérieuse considération dans le pronostic de cette tumeur.

Cancer. — Le cancer de la mâchoire n’est pas aussi fréquent que le sarcome.

Tant que la tumeur reste dans l’os, les symptômes qui l'accompagnent permettent difficilement de la distinguer des autres tumeurs,

Los douleurs qu’elle occasionne sont tout d'abord sourdes, pour devenir très vives plus tard et s’étendre vers la tempe et l’oreille.

Les dents s’ébranlent et tombent; les gencives deviennent saignantes.

Le volume de la tumeur peut devenir considérable et amener la déformation de la face. L’ulcération paraît rapidement et à cette période les troubles fonctionnels se manifestent et se traduisent par dedouleurs vives, des hémorrhagies, l’engorgement ganglionnaire, l’amaigrissement.

Cette tumeur est d’un pronostic grave et la mort en est la terminaison.

§ b. — Sinus maxillaire.

1° Tumeurs liquides.

Kystes. — D’après Ciiraldès, on admet deux variétés de kystes du sinus : les kystes glandulaires, grands, volumineux, dus àla dilatation dela glande; les kystes miliaires, plus petits et transparents.

Les symptômes généraux débutent d'une façon obscure. Quelques petites douleurs sont les prodromes de la dilatation du sinus.

Plus lard, le volume de la tumeur produit de l’exophtalmie, abaisse la voûte palatine, dévie le nez et occasionne la chute des dent». Alors à l'induration succède la fluctuation.

2° Tumeurs solides.

La symptomatologie générale de ces tumeurs a été divisée, par M. Duplay, en trois périodes:

Première période. — Latente. Pas de symptômes de la formation de la tumeur.

Exception est laite en faveur des tumeurs cancé-

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reuses dont le début est douloureux et accompagné de névralgies intenses.

Deuxieme période. — Distension des parois du sinus. La gène et la pesanteur se font sentir très sensiblement. La joue subit une tuméfaction progressive. La voix est affectée de nasonnement ; un larmoiement fréquent accompagne la marche de la tumeur; les dents s’ébranlent et leur chute est imminente.

Troisième période. — La tumeur fait saillie hors du sinus. A cette période, l’affection donne lieu à un écoulement fétide, saignant. La cachexie cancéreuse peut se produire et s’aggraver par la pénétration dans la bouche de matières putrides.

§ 6. — Voûte palatine et voile du palais.

Les tumeurs qui peuvent se rencontrer dans cette région sont les kystes, les angiomes, les adénomes, les lipomes, les sarcomes et lesépithéliomes.

Leur diagnostic n'offre rien de spécial.

Adénomes. — Seuls, les adénomes présentent certains caractères particuliers. En général, ils se développent primitivement sur une des parties latérales du palais, mais ils peuvent, plus lard, occuper la ligne médiane. Leur volume varie d’une noisette à un œuf.

La tumeur a une marche lente et très peu douloureuse. Son accroissement provoque des troubles dans la respiration et la déglutition. La voix est nasonnée.

Au palper, la tumeur est arrondie et indolente et sa surface est chagrinée.

Elle ne s’ulcère jamais.

§7. — Plancher de la bouche. — Glandes sous-maxillaires et sublinguales.

Grenouillettes. — Tumeurs liquides du plancher de la bouche, d’origine salivaire.

11 en existe plusieurs variétés :

1 0 Grenouillette sublinguale. — Elle se développe aux dépens des glandes sublinguales. Elle a une forme allongée, un volume variable et une consistance molle.

Les symptômes en sont peu apparents. La tumeur est indolore et son développement lent. Quand son volume augmente, la phonation et la mastication sont gênées. Chez Tentant, la tumeur peut provoquer la suffocation. S’il se produit une rupture, la tumeur peut se fermer ou donner lieu à de la suppuration. Cette variété de grenouillette se rencontre habituellement chez la femme adulte.

2° Grenouillette par ectasie du canal de Wharton. — Cette variété consiste dans l’accumulation de la salive par suite de l’oblitération du canal de Wharton. Cette tumeur est assez rare. Sa forme est oblongue. Par la pression, on peut déterminer parfois la sortie de gouttes de liquide.

3° Grenouillette delà glande île Nuhn-Blandin. — Variété particulière de grenouillette, qui débute dans la langue aux dépens des glandules de cet organe (Kirmisson).

C’est donc plutôt une tumeur de la langue. Elle débute sous un petit volume, pour envahir plus tard la région sublinguale.

4° Grenouillette sus-hyoïdienne. — Cette tumeur est connue depuis peu de temps. Elle est généralement précédée de la grenouillette sublinguale. Son volume varie d'un œuf de poule à celui d'une dinde.

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Elle est molle, fluctuante. Elle détermine des difformités notables.

Kystes hydatiques (grenouillette non glandulaire). — Cette variété se rencontre rarement dans le plancher buccal. Les caractères symptomatiques sont analogues à ceux de la grenouillette vulgaire, avec la différence que les parois de ce kyste sont plus épaisses, i

Kystes dermoïdes. — C'est une tumeur assez fréquente du plancher buccal. La structure est analogue à celle des kystes en général.

Cette tumeur débute par une surélévation de la muqueuse de la ligne médiane. Le kyste fait saillie dans la bouche et sa fluctuation est nettement définie. Les troubles fonctionnels qu’il détermine sont la difficulté dans la mastication, la déglutition et la phonation.

Lipomes. — On désigne quelquefois improprement ces tumeurs sous le nom de grenouillettes graisseuses.

Ce lipome se rapproche du kyste dermoïde et son développement a lieu plutôt vers le cou que vers la bouche. Au toucher, on perçoit une fausse fluctuation.

Cette tumeur est plus rare que le kyste dermoïde.

Épithéliomes. — L'épi Lhéliome du plancher de la bouche est généralement primitif, il débute par une tumeur de la grosseur d’un pois, dont la présence se révèle par une certaine gène dans les mouvements de la langue. La tumeur s’ulcère et elle envahit bientôt le plancher de la bouche. Ce cancer est à marche assez rapide et à récidive presque constante.

§ 8. — Parotide.

Kystes salivaires. — Ces kystes contiennent

un liquide clair et peu visqueux. Leur volume est variable et peut atteindre la grosseur d'un petit œuf de poule. La tumeur a une légère tendance à l'accroissement après le tra%ail de la mastication. La ponction y détermine l’écoulement du liquide. Mais la tumeur se reforme après que le malade a mangé.

Chondromes. — Ils débutent sous forme de tumeurs dures, mobiles. Leur développement est lent et les saillies qu’ils forment sont tantôt unilobées, tantôt multilobées.

Après une période d’arrêt, ces tumeurs atteignent un volume considérable, distendent la peau et compriment le nerf facial. Le chondrome peut provoquer mécaniquement l’ulcération de la peau.

Lipomes. — Ces tumeurs peuvent occuper trois sièges :

1° Le tissu cellulaire sous-cutané.

2° La loge glandulaire. Le lipome peut alors soulever la glande ou être situé au-dessous de l’aponévrose.

3° La boule graisseuse de Bichat. Dans ce cas, la tumeur peut faire saillie dans la bouche.

Sarcomes. — Ils peuvent se présenter sous une forme irrégulière ou nettement circonscrite. La marche en est lente ou à mouvements saccadés. A la suite d’un traumatisme, la tumeur peut atteindre un volume considérable. Ce développement peut aussi se produire sans cause appréciable. Les veines de la peau sont dilatées, les nerfs comprimés. Des irradiations douloureuses sillonnent la face et la surdité peut se produire. A la lin, la peau s’ulcère avec présence de bourgeons fongueux.

Carcinomes. — Le carcinome débute par une tumeur mobile qui devient fixe et augmente de volume graduellement. Daus la forme dite squirrhn, la tumeur est dure et ses prolongements adhèrent

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