LÉSIONS DE LA PAPILLE
veûtioû. M. Lecorcbé pense également que ces paralysies sont par essence mobiles et passagères.
Quant à Fàmblyopie et à l'atrophie du nerf optique dans le diabète, nous avous vu plus haut, à propos des commentaires de l'observation III, ce qu'il fallait en penser. Cette atrophie diffère, si toutefois elle existe (Parinaud), de l'atrophie nacrée du tabès. M. Galezowôky* déclare que l'amblyopie diabétique grave est due tantôt à des hémorrhagies, tantôt à une atrophie simple, générale ou partielle du nerf optique ou de la rétine, tantôt à une atrophie avec iridochôroïdite (Liebreich). Sur ce même sujet, MM. de Wecker et Landolt s'expriment ainsi : « Reste une troisième catégorie d'amblyopies (en dehors de l'amblyopie sans lésion et de l'amblyopie avec scotome), avec rétrécissement plus ou moins considérable du champ visuel et avec atrophie du nerf optique. Les auteurs signalent à peu près tous une atrophie simple, sans trouble bien manifeste de la papille. L'atrophie était assez avancée dans quelques cas, au point que les artères rétiniennes étaient filiformes. Dans les cas de cette espèce, on a trouvé des troubles de Tachromatopsie en somme de même nature que dans l'atrophie du nerf optique en général. » Pour Âlthaus « le renseignement le plus important est fourni dans ce cas par l'examen ophthaN moscopique... Mais on n'oubliera pas qu'au début de la maladie le disque optique n'offre pas la moindre altération pathologique et que l'amblyopie du tabès peut par conséquent être confondue à cette période avec celle du diabète et de l'alcoolisme chronique. On
(I) GalczowÊki. — Traité des maladies des tjeux, 1875.