‹ Clinique des maladies du système nerveux; leçons du professeur, mémoires, notes et observations parus pendant les années 1889-90 et 1890-91Chapitre 13 sur 177 · HYSTÉRIE ET HYPNOTISME · texte numérisé non relu

HYSTÉRIE ET HYPNOTISME

ment, ainsi que le soutient depuis si longtemps M. Charcot.

En résumé, nous pouvons conclure des faits que nous avons rapportés : i"" Que dans le délire de la phase p^sionnelle de l'attaque hystérique on peut modifier la marche des hallucinations et en créer de nouvelles à l'aide d'excitations diverses^ mais toujours simples, des organes des sens ; 2^ Que ces hallucinalions sont toujours indépendantes de la volonté de l'opérateur et laissées exclusivement à l'initiative du malade, qui s'approprie la sensation pergue et la trans* forme à son gré en une hallucination correspondant à ses habitudes, à son genre de vie, à ses souvenirs, en un mot à sa propre personnalité.

Daa Somnambulismes (1).

Les diverses questions qui se rattachent au somnam** bulisme, comme toutes celles qui touchent en quelque point au domaine du merveilleux, bien que douées de l'incontestable privilège de provoquer un intérêt considérable^ sont encore, malgré cela, entourées d'une très grande obscurité.

Cela tient en partie, sans doute, à ce que le mot somnambulisme est un mot vague sous lequel sont confondus une masse d'états distincts : le somnambulisme qui survient spontanément au milieu du sommeil, ceux qui dépendent de crises nerveuses épileptiques et hystériques, celui enfin que Ton provoque artificiellement. Aussi, M. le P Charcot vient-il, dans une remarquable leçon, dont nous nous inspirerons ici, de tenter la classification nosographique de ces divers états.

Si les somnambulismes méritent d*ètre étudiés par les psychologues, ils n'importent pas moins aux pathologistes. Leurs caractères communs sont surtout d'ordre psychologique, puisque tous ils représentent, à cet égard, des discontinuités de la vie psychique normale. C'est pourquoi les signes cliniques offriront actuellement plus de prise pour entreprendre cette différenciation. C'est du moins à ce point de vue presque exclusif que nous allons nous placer.

(1) Revue par M. Blocq, d'après les leçoas de M. Gharcot. Extrait de la Gazera hebd. de méd. et de chir. (22 mars 1890). Voir aussi {np^ XXVIII et XXX) mes deux mémoires sur ce sujet, où la question est exposée en détails. (Q. G.)

Page 1