TUBERCULES 8Q(.|TAIRBS DU BULBE
au début de sa maladie hémianesthésique du côté gauche. Il est possible, d'après cela, que ce phénomène n'ait été que passager.
Quant à la structure intime des néoplasmes, elle prête à peu de considérations. Les tubercules avaient Taspect et la consistance qu'ils présentent d'habitude dans les cas de ce genre, où l'on observe, comme on sait, spécialement cette variété connue sous le nom de tubercules solitaires. L^absence de membrane d'enveloppe, et surtout la présence des bacilles tuberculeux, les différenciaient très nettement des gommes syphilitiques. Leur structure était également caractéristique par les cellules géantes et les proliférations de vaisseaux oblitérés qu'on y observait. Noire attention a été attirée en particulier sur le mode de réaction des éléments nerveux vis-à-vis des éléments tuberculeux. A cet égard, nous avons vu, dans quelques préparations, des cellules nerveuses, encore reconnaissables à leur forme et à leur volume, dépourvues de leur prolonge* ment et entourées par un amas considérfible de leucocytes qui sans doute étaient sur le point de terminer sa destruction.
Les tubes nerveux, au voisinage du néoplasme, étaient réduits parfois à leur cylindraxe ; plus loin leur gaine de myéline était pour ainsi dire remplacée par un man* chon leucocytique. Certains de ces noyaux montraient du reste, dans leur masse, des gouttelettes do myéline, bien colorées dans les préparations traitées par la méthode de Weigert(l).
(1) Voir sur ce sujet: Bournevillc et Isch-Wall. — Compterendu de Bicôtre pour 1886, p. iOb-128 eiProgrèê médical, 1887, t. VI, p. H8 et 139.
Deux cas de Myopathie progressive du tsnpe Landousy-DejQriue, avec pseudo- hypertrophie de certaius muscles (1).
Dans une leçon publiée en mars 1885, M. le P*" Charoot, par Pétude clinique de plusieurs cas rassemblés dans son service, montrait les liens étroits qui relient entre eux les différent» types de myopathie, et qui n*en font en somme que des formes diverses d'une seule et même affection (2). Quelques mois plus tard, M. Pierre Marie et moi reprenions la même question et, avec un certain nombre d'observations à Tappui, rappelions les conclusions de notre maitre (3).
On se trouvait alors en présence de trois types distincts de myopathie : la paralysie pseudo-hypertrophique ; la forme juvénile de l'atrophie musculaire de Erb ; l'atrophie infantile héréditaire de Duchenne (de Boulogne) sortie du cadre des amyotrophies myélopathiques, depuis les travaux do MM. Landouzy et Dejerine. En effet, dès 1874, M. Landouzy faisait, le premier, connaître le .signe de Vorbiculàire (^ea pau-
(1) Par Georges Guinon. (Travail publié dans la Nouvelle Iconographie de la Salpétrièref 1893, n» 1).
(2) Charcot. — Revision nosographique des atrophies musculaires progressives (Leçon recueillie par Pierre Marie et Georges Guinon. — Progr, méd,, 7 mars 1885) et Leçons sur les Maladies du système nerveux, tome IIL
(3) Pierre Marie et Georges Guinon. — Contribution à l'étude de quelques-unes des formes cliniques de la myopathie progressive primitive; paralysie pseudo-hypertrophique, forme juvénile de Erb, atrophie infantile héréditaire de Duchenne de Boulogne, (Rev. de méd,y octobre 1885, p. 793).