FORMES DIVERSES DE LA MYOPATHIE
pièreSy caractérisé par Tiinpossibilité de rocclusion des paupières causée par la paralysie de ce muscle, et plus tard avec M. Dejerine fondait définitivement l'anatomie pathologique de cette forme d'amyotrophie, connue communément aujourd'hui sous le nom d'atrophie myopathique du type Landouzy-Dejerine, ou facioscapulo-huméral .
Or, il s'agissait de démontrer que ces trois espèces d'amyotrophies n'étaient que des formes diverses d'une seule et même affection : la myopathie progressive. Je ne reviendrai pas ici sur les arguments qui ont été fournis en faveur de cette idée, renvoyant pour cela à la leçon de M. Charcot et à notre travail précédemment cité. La démonstration nous paraissait suffisante pour établir des conclusions basées sur ce fait : d'une part, identité de nature de la paralysie pseudo-hypertrophique et de la forme de Erb, établie par Erb lui-même dans ses importants travaux ; d^autce part, également entre la forme de Erb et la forme facio-scapulo-humémérale de Landouzy-Dejerine^ identité résultant de rétude clinique, de l'évolution, de Thérédité, de la familialité, avec cette seule distinction que la face était prise dans celle-ci et point dans celle-là, et encore la valeur de cette distinction est-elle fortement amoindrie par le fait qu'à un moment donné de son évolution, lorsque la face est prise en dernier lieu, un cas de forme facio-scapulo-humérale peut rester longtemps un pur type d'Erb (1).
Quoi qu'il en soit, en vertu du principe : deux quantités égales à une troisièoMg sont égales entre elles, on pouvait rapprocher Tun de l'autre les deux types extrêmes : paralysie pseudo-hypertrophique et forme de Landouzy-Dejerine. Mais la démonstration d'identité eût été encore plus éclatante si on avait pu faire pour
(1) Voir à ce sujet les cas k début facial tardif de MM. Landouzy et Dejerine in Rev. de mëd., 1886.