MENSURATIONS
Diamètre biacromial antérieur : 35 centimètres.
Côté droit. Côté gauche.
Bras à 8 cent, au-dessus du bec de Tolécrane 20 cent. \S cent.
Avant-bras (partie la plus large, environ 10 cent, au-dessous du bec de l'olécrâne) 25 cent. 22 cent.
L'exploration galvanique des muscles des membres supérieurs montre qu'il existe en certains points une presque égalité de la contraction de fermeture aux pôles positif et négatif, en particulier en ce qui concerne le deltoïde. Certains muscles ne répondent pas: au bras, le biceps et le triceps ; à Tavant-bras, les extenseurs. On constate l'inversion de la formule au niveau des fléchisseurs de l'avant-bras et de l'abducteur du pouce.
Mouvements, — Au bras l'abduction est faible, mais peut être portée jusqu'à l'angle droit; le bras retombe alors de lui-même (impotence du deltoïde). L'adduction se produit faiblement. La flexion ne dépasse pas 45**: l'extension est très faible. Les mouvements de rotation de l'humérus sont possibles.
A l'avant-bras, la flexion et l'extension, la pronation et la supination sont possibles.
A la main, la flexion est plus forte que l'extension. L'adduction et Tabduction sont limitées. Au pouce gauche, le mouvement d'opposition n'est obtenu qu'après flexion préalable do la seconde phalange sur la première ; et tandis qu'à cette main le pouce arrive à toucher (sans s'apposer réellement) l'annulaire, à droite il ne peut dépasser l'index.
Aux autres doigts, la flexion, qui est la position de repos, est forte; l'extension est difficile. La première phalange ne peut être étendue sur le métacarpe. Si l'on soutient un peu la main, les deuxième et troisième phalanges peuvent être étendues sur la première. Les mouvements de latéralité sont en partie conservés.
Quelquefois après l'exécution do ces mouvements, on voit se produire des mouvements fibrillaires dans les muscles.
Le membre supérieur droit peut être utilisé directement : le malade arrive à porter ses aliments à sa bouche
avec le bras droit; la fourchette est saisie entre le médius et rindex ; la tête est fléchie en avant et rapprochée de la main. Le malade tient sa plume à écrire comme sa fourchette. Le membre supérieur gauche n'est utilisé qu'indirectement : pour arriver à déboutonner le col de sa chemise avec sa main gauche, il lui faut d'abord immobiliser le bras gauche avec la main droite.
Si Ton place une épingle sur son lit, il est incapable de la saisir avec les doigts. Il y arrive encore très bien lorsqu'elle est tenue en Tair.
Membres inférieurs. Au niveau de l'extrémité inférieure de la cuisse, les membres sont atrophiés. Le bord interne de la cuisse forme une Jigne à concavité interne. Â droite l'articulation du genou paraît subluxée.
Il existe un notable degré de pseudo-hypertrophie aux deux mollets. Le mollet gauche est notablement plus gros que le bas de la cuisse du môme côté et l'un et l'autre atteignent le volume des mollets d'un homme de taille et de force moyennes. Les muscles sont extrêmement durs à ce niveau. Cette pseudo-hypertrophie s'est développée principalement dans ces derniers temps, en particulier pendant le séjour du malade dans le service.
Les deux articulations tibio-tarsiennes paraissent augmentées de volume. Le pied est tombant.