OBSERVATION ANCIENNE
L'attaque a été subite, cependant le malade assure qu'il n'a éprouvé ni étourdissement, ni vertige, ni surtout do perte de connaissance ; seulement, dès cette époque, le bras et la jambe droits devinrent insensibles, presque complètement incapables de mouvements.
L'œil droit fut frappé d'amaurose incomplète (amaurose hystérique). Le côté droit de la face devint insensible (sans déviation de la bouche). La parole s'embarrassa quelque peu et le malade remarqua lui-même qu'il bégayait en parlant (mutisme hystérique). Tout se borna là, et, le lendemain, le malade put se lever ; il put même marcher un peu, malgré la faiblesse du côté droit du corps, et malgré une sorte de tremblement chronique, de danse, comme dit le malade, occupant le côté droit du corps (tremblement hystérique). Il y a à noter que les fonctions intellectuelles ont été bien peu altérées pendant tout ce temps-là. Le trouble de ces fonctions s'est borné à un sentiment de vague assez léger qui a précédé et suivi l'attaque hémiplégique. Il y a deux jours, de nouveaux accidents se sont manifestés, au moins aussi singuliers et aussi exceptionnels que les premiers. Le malade était, le matin, assis près de son lit, lorsqu'il fut pris tout à coup de convulsions générales^ mais manifestes surtout du côté droit du corps, c'est-à-dire du côté paralysé (attaque hystérique à forme d'épilepsie partielle). Le malade fut renversé, et il fallut le replacer dans son lit, où les convulsions persistèrent encore pendant quelque temps. Il fallut même Vaide de plusieurs infirmiers pour maintenir au lit le malade qui assure que, pendant tout ce temps, il ne perdit pas connaissance. Le malade nous |
a assuré qu'il n'a pas eu d'écume à la bouche, que les membres étaient dans l'extension plutôt que dans la flexion, que le côté droit du corps était principalement le siège des convulsions. Cette attaque convulsive ne s'est pas reproduite depuis, et, lorsqu'elle eut cessé,