‹ Clinique des maladies du système nerveux; leçons du professeur, mémoires, notes et observations parus pendant les années 1889-90 et 1890-91Chapitre 42 sur 177 · CAS FRUSTES ET CAS COMPLETS · texte numérisé non relu

CAS FRUSTES ET CAS COMPLETS

par sa seule présence, d'affirmer la nature hystérique du so mnambulisme dont il était atteint et de le rattacher à la phase passionnelle de Tattaque, mais du moins plaide quel* que peu par lui-même dans ce sens. Le début de chaque crise est en effet, chez cet homme, « précédé d'un malaise, d*une pesanteur vers le front, que le malade compare à l'étreinte d'un cercle de fer. » N'est-ce point là une sorte d'aura qu il nous semble possible de comparer, sans trop s'aven* turer, à l'aura céphalique de l'attaque normale, décrite par M. Charcot ? Joignons à cela les caractères du délire lui-même, si parfaitement identique à celui des autres malades que nous avons examinés, et nous n'aurons point de répugnance à le ranger dans la même catégorie. D'autre part, à la lumière des connaissances nouvelles, le malade de M. Mesnet, s'il se présentait aujourd'hui, apparaîtrait, cela est on ne peut plus vraisemblable, comme un bel exemple d'hystérie traumatique chez Thomme.

En réalité, le cas de M. Mesnet présente une petite difficulté d'interprétation, que l'on peut ainsi résoudre, nous semble-t-il, d'après les caractères propres tirés du malade lui-même, mais qui se trouve singulièrement amoindrie si Ton est en mesure de fournir des cas de transition, pour ainsi dire, montrant que le fossé est moins profond entre les cas absolument typiques comme nos deux précédents et les cas tout à fait frustes comme le sien. Du reste ce ne sont point là choses entièrement nouvelles. Si l'on veut bien se reporter à rou>Tage déjà cité de M. P. Richer, on y trouvera de semblables considérations, nettement formulées. On nous dira que le somnambulisme décrit par cet auteur ne se rapporte pas toujours exactement au type dont nous nous occupons ici. Mais cela s'explique facilement par la confusion relative où se trouvait encore cette question, à l'époque où il écrivait son livre. Quoi qu'il en soit, conformément à renseignement de M. Charcot, il adopte catégoriquement la classification suivante (1) : c a) Le somnambulisme apparaît mêlé aux attitudes passionnelles de la grande attaque hystérique

(1; P. Richer. — Etudes cliniques sur la grande hystérie ou hystéro'épilepsie. î« édit. 18S5, p. 302.

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