‹ Clinique des maladies du système nerveux; leçons du professeur, mémoires, notes et observations parus pendant les années 1889-90 et 1890-91Chapitre 43 sur 177 · CAS DE TRANSITION · texte numérisé non relu

CAS DE TRANSITION

OU les remplace complètement. » Voilà donc un premier point établi : le somnambulisme a sa place dans la troisième période de la grande attaque.

Passons maintenant à la troisième division de M. P. Richer (nous reviendrons tout à Theure à la seconde), a c) Le somnambulisme apparaît sous forme d'accès distincte chez une malade qui, d'autre part, a des attaques convulsives ou simplement d'autres signes d'hystérie. » Cette catégorie de cas comprend celui du malade de M. Mesnet. La seconde englobe précisément ces cas de transition auxquels nous faisions allusion quelques lignes plus haut et qui nous sont précieux pour relier entre eux les cas complets et les cas tout à fait frustes. M. P. Richer la caractérise ainsi : c b) Le somnambulisme n'est accompagné que de quelques-uns des phénomènes appartenant aux diverses périodes de la grande attaque hystérique, j» Conclusion : que le somnambulisme apparaisse isolé ou encadré des phénomènes classiques de la grande attaque, il ne fait pas moins partie de celie-ci^dontilpeutétreà lui seul Tunique représentant.

On objectera : mais comment imaginer une attaque d'hystérie, quelle qu'elle soit^ qui dure, nous ne dirons pas des heures^ mais des jours, des semaines entières? Â cela la réponse est facile. On ne fait pas difficulté de considérer comme attaques de sommeil les cas bien connus de ces dormeuses dont le sommeil dure des mois entiers. M. Charcot en a montré plusieurs dans ses leçons ; M. Gilles de la Tourette en a rapporté des exemples fort probants (Ij. Considérant une autre période de Tattaque classique, la phase épiieptoîde, on peut voir celle-ci, dans ce qu'on appelle l'état de mal hystérique épileptiforme, s'individualiser et s'allonger au point de durer une et deux semaines consécutives (2). Pourquoi s'étonner de voir se produire pour les attitudes passionnelles ce qu'on observe

(1) Gilles de la Tourette. — Des attaques de sommeil hystérique. (Arch. de NeuroL, 1888, t. XV, p. 93 et 266).

(2) Charcot. — (Tribune méd., 1885). Leçon publiée par Edwards. — Marie et Souza-Leite. [Progr. méd., 20 octobre 1884).

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