DÉDODDLEMSNT DE LA PERSONNALITÉ
lude-t-il h. la scèno qu'il va jouer par ((uelquos mouvements de torsion des mains, qui représentent, en raccourci, les périodes convulsives de l'attaque. Il se livre d'emblée aux divers actes qui sont en rapport avec les liallucinatioasqui le hantent, et sur la nature desquelles on est renseigné, autant par ses paroles, que par sa mimique expressive.
Cotte fois l'intervention ctran^çère est déjà plus efficace; non seulement on modifie les tableaux du délire, sans y rien ajouter de neuf toutefois, mais encore on provoque des réponses du sujet aux questions qu'on lui adresse (1). Cependant le malade n'est pas autrement suîJ:a:estible, et ne présente pas la contracture somnambuliquc. Mais son apparence est plus calme, son activité propre diminue, son passivité augmente.
Enfin, dans une dernière classe se rangeront cescaa actuellement considérés comme des exemples de a dédoublement de la personnalité». La description bien connue du cas de Félida, par M. Azam, est à cet égard démonstrative. On sait que cette femme vivait, pour ainsi dire, d'une double vie, passant alternativement par doux états que M, Azam a désignés sous les noms do c condition première » et « condition seconde ». Dans son état normal ou condition première, la malade est grave et travailleuse. Tout à coup, il semble qu'elle s'endorme ou qu'elle ait une syncope, elle perd connaissance, et, revenue à elle, on la trouve en condition seconde. Dans ce nouvel état, son caractère a changé : elle est devenue gaie et oisive. Elle se souvient de tout ce qui s'est passé pendant les autres états semblables qui ont précédé et pendant sa vio normale. Au bout d'un temps variable, «no sorte de torpeur la reprend, et elle revient à sa condition première. Dans cet état elle a oublié tout ce qui s'est passé dans sa condition
EXEMPLE DE PEnSOMNALITÉ DÊDODBLÉE.
seconde, et ne 8o souvient que des périodes normales antérieures. (Ribot.)
La malade que M. Charcot a présentée à son cour» comme type do cette catégorie est non moins intéresfiante; elle est dotée, elle aussi, d'un étot n° 1 et d'un élîit n" '2. Tout ce qui se passe dans l'état n* 2, elle ne lo sait que dans un nouvol état semblable, et il on est de même pour Tétat n° i .
Elle renferme donc, on réalité, deux personnalités qui s'ignorent l'une l'autre. Dans son état n" 2, elle offre les signes somatiques de la contracture soninambulique qui n'existent pas dans l'état 1 ; de mémo rhémi-anesthésio et le rétrécissement double du champ visuel, observés dans l'état 2, sont très exagérés dans rétat I : on note enfin chez elle, dans l'état 1, une véritable abasie, qu'on no retrouve pas dans l'état n** 2.
Du côté psychique, ello se conduit comme tout le monde en état 2, mais elle y est éminemment sugifostible, disposition qu'on ne constate pas dans l'état normal. Enfin, lorsqu'elle passe de l'un à l'autre état, ello présente une esquisse d'attaque convulsive.
Une autre malade de la Salpétrière, qui est également liystéro-épileptiquo, se trouve depuis 3 ans dans un état second tout à fait semblable; c'est-à-dire qu'elle est constamment contracturable et suggestible.
On voit par ce qui précode que celte conception des somnambulismes hystériques comme des modes d'attaques passionnelles est en quelque sorte la clef qui permet de se rendre compte de la place nosographiquc (le ces états. M. Clkarcot fait remarquer, avec raison, qu'il existe une sorte de gradation de ces états, gradation qui va de Tattaque passionnelle normale, dans laquelle l'activité propre du sujet est exaltée, au somnambulisme liypnolique, où la passivité domine. C'est ainsi ([u'on puiit tout d'abord intervenir dans les actes du homnambulismo hystérique pour éveiller les seuls t;«bleau\ qui font partie de son programme; ù un degré
SOUKAMRULISUE HYPNOTIQUE*
d'activité moindre, on va pouvoir développer de nouveaux tableaux; enfin Tactivité étant réduite aux actes de la vie ordinaire sans hallucinations, la pas.sivilé augmente et permet la sugfçestion. La passivité du sujet devient-elle en dernier lieu complète, il s'agit alors du somnambulisme hypnotique.
Do ce somnambulisme hypnotique nous ne dirons que quelques mots. Nous rappelons que M. Charcot dé- BÎgne ainsi Tune des trois périodes du grand hypnotisme tel qu'il l'a décrit chez les hystéro-épileptiques. On Tobtiont, consécutivement aux périodes de léthargie et de catalepsie, par de légers frottements sur le vertex. Le sujet parait alors se réveiller; mais, en réalité, i n'en est rien, ainsi qu'on peut s'en rendre compte parla constatation des signes somatiques de cet état. 11 existe une hyperexcilabililé musculaire qu*on met en œuvre par une excitation superficielle du tégument externe. Le souffle, ou un frôlement très léger, détermine la contracture, que font disparaître des manœuvres de même ordre, exercées sur leurs antagonistes. On remarque aussi dans cet état une exaltation notable de la puissance musculaire, et surtout des sens spéciaux. Enfin, le sujet n'a aucune activité, et il est passivement docile à toutes les suggestions qu'il plaît à Texpérimentatour de lui ordonner. Do même que dans les états précédents, il oublie au réveil tout ce qui s est passé, mais peut en conserver le souvenir au cours d'un nouveau somnambulisme.
M. Pierre JanetJ) a fait remarquer, clans un livre excellent sur Tautomatisme psychologique, que la transition est facile entre les modifications de la personnalité que nous venons de signaler et celles qui ont lieu pendant le somnambulisme provoqué. Le même auteur ajoute que le passage est aisé d'un déUrc naturel à un
^^^^^^ LES S0UNAMBULISMB8. 69 ^^M
HsomnambulismcartincieL Ce sont là, pour lo noter en ^^M
^ passîint, autant d^arguments à Tappui de cette opinion ^^M
1^ do M. Charcot formulée autrefois, et maintenue en dépit ^H
K des assertions contradictoires, à savoir qu'il existe des ^H
" rapports étroits entre l'état hypnotique et l'état hysté- ^H
. rique. ^H
H Somme touto, si l'on fait abstraction des amnésies ^H
^Ê traumatiques, analogues sans doute, mais dont lëtudc ^^Ê
^P est encore insuffisante aujourd'hui pour permettre de les ^^M
^ classer (1), les états somnambuliquea se réduiraient aux ^^Ê
suivants : somnambulisme naturel, épileptiquo, hysté* ^H
rtque et hypnotique. ^^M
^ft Lo somnambulisme épileptique comprend deux for* ^^Ê
^ mes : grand et petit automatisme. Lo somnambulisme ^^Ê
hystérique admet un nombre extrêmement varié de ^^M
formes — dont nous avons décrit quelques types — mai» ^^M
qui toutes représentent une phase transformée de Tat* ^^M
laque hystérique. Leur comparaison montre enfin ^H
qu'elles tendent à réaliser des modos de transition ^^Ê
entre cette phase de l'attaque et le somnambulisme ^H
hypnotique. ^H
H (Il Voir plus luin n' XXXI. (G. G.).
Documents pour servir à Thistoire des somnaxnbulismes (1).
Du somnambulismo hystérique {phase passionnelle de l'atiaquo, attaque délirante, attaque de somnam-
bulisme).
La grande attaque d'hystérîo est bien connue depuis les travaux do M. le P^ ('harcot, dont la description remonte déjà à plus de dix ans (2). Elle est divisée, ainsi qu'on sait, en quatre périodes : 1" période éplloptoide ; 2" période des grands mouvements; 3* période des altitudes passionnelles; 4" période terminale. Maie il s'en faut de beaucoup qu'elle Boit toujours aussi nettement séparée en ses quatre phases. Nous ne parlons ici, bien entendu, que de la grande hystérie, hysteria major ou. hystéro-épilepsic. Quelquefois une des périodes peut manquer et l'attaque se borner par exemple aux grands mouvements et aux attitudes passion^ nelles. D'autres fois ce sont ces dernières qui manquent, ou bien encore les contorsions, et alors on se trouve en présence d'une ppédomlnancodc la phase épiloptoîde pouvant aller, si les attaques deviennent subinLrantfls, jusqu'à simuler l'état de mal cpileptîque (état de ma! hystérique épileptiforme de Charcot) (3). On peut voir aussi, et ce sont ■ I - ■ ■ ■ ■ . . ^. — ■
(i) Par Gcotfîcs Giunun. — Travail publiô dniis le Progrt^t médical, 1891.
{^} ChMcoU—Leçonasur lesyyial&diesdti systèmenerveux,\SSO. l. I, p. 373 et 43?, — Voir aussi P. Richor. Etudes cliniques sur la grande hystérie ou hyfUéro-épilepsiti^iiiSU, On trouvera mémo dîina le livre de M. Richcr que dc-ja Bernutz avait considéré une période de délire comme inhérente a la consliiuLion de l*attaquo d'hystérie complète. Nous reviendrons d'ailleurs plus loin sur co point,
(3) Charcot. — Tribune médicalG^ 188j, leçon publiée par Bl Edwards, — Mario et youza-Leite. ^Prog, méd., 20 oct. 188^.
MODIFICATIONS DB L ATTAOUE HV8Ttn!0OB.
les cas de ce genre dont nous nous occuperons seulement ici, les attitudoB passionnelles se prolonger aux dépens dos autres phénomènes et prendre une prédominance telle que TatUique devient vôritablementunoattaquodélîrante, l'élument convulsif so trouvant rejeté au second plan. Dans les cas les plus ordinaires, les deux dernières périodes durent peu ou même peuvent manquer complètement. Nous nioatrerons dans le cours de ce ti*avail que Tune d'elles, la phase passionnelle, qui chez le plus grand nombre des malades dure seulement quelques minutes, peut, sans perdre ses caractères essentiels, s^ctendre à plusieurs heures et môme plusieurs jours.
Ces diverses modalités de la grande attaque d'hystérie se trouvent déjà signalées dans le livre de M. Charcot que nous citions plus haut. Mais c'est surtout dans ces derniers temps que l'attention a été attirée par lui sur quelques-unes d'entre elles et en particulier sur la forme délirante do lattaque (1). Dans ses leçons cliniques, M. Charcot avait fait remarquer maintes fois combien cette attaque de délire so rencontre souvent dans l'hystério. On voit alors les phénomènes convulsifs de la crise se réduire à leur mini* mumi et, au contraire, les attitudes passionnelles prédominer avec grande violence, au point de constituer une période plus ou moins prolongée d'un délire généralement actif et bruyant, quelquefois furieux, quelquefois gai ou erotique, quelquefois caractérisé par un bizarre changement de la personnalité, la zôànthropie.
On avait déjà à la vérité observé et publié des cas de ce nre. Les deux observations bien connues de Mcsnct doivent, ainsi que nous le montrerons dans le cours de ce travail, rentrer dans la catégorie du délire de la phase passionnelle de l'attaque auquel M. Charcot propose d'attribuer la dénomination do itomnambu/tsïne/iysïï^rique. Elles doivent être, dans ce uroupe, considérées comme des pro-
(1) Voir Leçons du Mardi, t, I et II, et plu» haut, n" XXVIh
PnBMtEn CAS DR V. IfESVBT.
tolypcs. M. Mesnot, initiatourdans la matière, caractérisait cet état délirant qu'il avuïl observé avec les plus grands détails par lo terme do somnambulisme pathologique, opposé ù celui do somnambulisme naturel ou mieux noctambulisme, que l'on applique aux individus qui se lèvent lanuil pour accomplir quelque acte plua ou moins raisonnable^ mais déplacé, et dont lady Macbeth, dans la scène magistrale de Shakespeare, représontolo type le plus connu.
H est facile de se rendre compte de la nature réelle du délire chez la première malade de M. Mcsnct(i). Il s'agissait d'une jeune femme do 30 ans, soignée pour des accidents hystériques graves, consistant surtout en grandes attaques qui revenaient avec uno violence et une fréquence inu- Bitéos. On en constata jusqu*à 921 en dix jours, c'est-à-diro en moyenne 03 par vingt-quatre heures. Ces attaques, quï étaient tout d'abord vulgaires, commenccroril un beau jour par s'entremêler do phônomènos que noua considérons aujourd'liui comme du domaine de l'hypnotisme, maïs quo l'on prenait encore à cette époque pour des névroses spéciales» la catalepsie, par exemple. Nous n'insistons pas ici sur cette immixtion de phénomènes liypnotiquos dans l'attaque tlhyslério, nous réservant d'y revenir plua loin à propos d'un do nos malades.
Les choses en étaient à co point chez la malade de M. Mesntt, lorsqu'une nuit, immédiatement au sortir d'une attaque convulsîvc d'une grande violence, elle se love, s'habille, descend au jardin, court avec agilité et saute sur les bancs, alors qui! lui fallait, à létat de veille, un bras pour la soutenir pendant la marche. Apres quelques évolutions, elle rentre, se couche' ot lormino la sccno par de grandes convulsions.
Dans d'autres crises somnambuliqucs^ toujours prôcé* dées et suivies, comme la première, d'une période convul* Bive, la malade est en proie à des hallucinations visuelles terrifiantes. Elle parle, lutte contre des gens imaginaires qui veulent lui enlever ses enfants, écarte des bétes qui veulent les dévorer. Elle fait dans ses crises plusieurs
(l) Meancf. -^ Etudes sur te somnambulisme, cnvisatjt^ a« point de vue patholoijique. {Arch. (jén. de mtf(^,l860, I. p. 117).
QARACTËnES DU OÊLIRE.
tentatives do suicide^ essaie de se jeter par la fcnètro, do 60 pendre (et dans cette tentative M. Mesnet attendit que la pendaison fut presque exécutée pour couper la corde) ou d'avaler une macération de vieux sous. Elle écrit pendant son délire des lettres fort correctes pour annoncer à sa famille son intention de mettre lin à ses jours ou pour lui dire que l'ange lui étant apparu au moment où elle allait avaler lo poison» elle a renoncé à une tentalivo indigne d'elle.
En observant la malade, M. Mesnet s'était aperçu qu'elle était renfermée dans son délire, qu'elle no semblait pas se douter de la présence des personnes qui ronlouraient, lui parlaient^ sinon quand ces personnes ou les objets ambiants s'incorporaient dans son délire. Alors elle répondait mémo aux questions qu'on lui adressait. Mats l'intelligence semblait s'exercer dans un cercle invariable d'idées, et les sens, bien qu^éveillés, n'agir que dans une sphère res- Ircints, toujours en rapport avec Tidce dominante.
II est impossible de décrire mieux les caractères qui
distinguent lo somnambulisme hystérique ou délire de la
phase passionnelle de l'attaque. L'interprétation est facilo
ici, et P. Richer (i) dans son livre cite cette observation
sous la rubrique de somnambulisme remplaçant la phase
passionnelle de Tattaque. Elle Test peut-être moins chez le
second malade de M. Mesnet, dont il publia l'histoire
quatorze ans plus tard {i\,
K II s'agit dans ce second cas d'un homme de 27 ans, chez
^qui le débutdes accidents nerveux se fit à l'occasion d'une
plaie par arme à feu du crâne et du cerveau, plaie
suivie d'accidents paralytiques qui guérirent parfaitement
bien. FjOS stigmates hystériques étaient à leur plus haut
H>degré chez cet homme. Il était anesthcsique total, dans le
' domaine de la sensibilité générale et des sens spéciaux, la
vue et le sens musculaire exceptés. Chez lui la transition
do la vie normale à la période délirante se faisait cepen-
fl) P. Richer.— Loc. cit.. p. 302 et suiv.
(2) Mesaet. — De rautomatittme de la mémoire et du souvenir [dan* le ttomnambulismo pathologique, (C^nion médicale, 21 et '53 juillet 1874).
SRCOND CAS DE II. MESNBT.
dant sans Tintermédiairô d'aucun clément convu aussi bien (juo lo relourâ l'état normal qui marquait la fin de la crise. C'est dans cette absence de rélémentconvulBif que résidait alors la plus grande difficulté d interprétation. Mais cette circonstance no doit pas nous éloigner de ridée que nous soutenons, si nous nous reportons aux détails du délire do cot Itorume, absolument analogue à celui do tous les malados que Ton doit faire rentrer dans la caté* gorie des somnambules hystériques.
Le délire auquel il était en proie n'était point violent et on aurait pu passer à côté de lui pendant une de ses criées sans 80 doulcr dans quel état il était, sauf qu'il avait alors une propension à voler tout ce qui lui tombait sous la main et à lo cacher sans réflexion là où il se trouvait. Il allait droit devant lui, les yeux grands ouverts, le regard fixe, tournant les obstacles quand il se heurtait à eux, mais sans s'en occuper, sans les incorporer en général dans son délire.
En s'adressant au sens du loucher M. Mesnet s'est aperçu que l'on pouvait jusqu'à un certain point entrer dans 8on délire et io diriger partiellement. Mais il arrangeait à sa rni;on l'idée qu'on lui suggérait. Une canne placée entre ses mains devenait un fusil (il avait été soldat en 1870-71 et c'est pendant la guerre franco-allemande qu'il avait reçu une balle dîins la tête) avec lequel il se battait contre des Prussiens imai^Mnaires. Une plume placée entre ses doigts lui suggérait l'idée d'écrire. Mais nous laisserons de côté cette particularité du cas do ce malade, pour y revenir plus loin à propos d'un des nôtres.
Tout co qui Bc passait tout autour de lui semblait lui être étranger. Il paraissait enfermé dans l'unique idée qui le faisait agir et ne tenir aucun compte du reste. Ainsi on pouvait se mettre on travers de son chemin, lui résister jusqu'à le renverser à terre, sans qu'il parût s'en émouvoir, ni s'en étonner. Pour le rendre sensil>]o il fallait entrer dans son idée et s'adresser au sons qui paraissait le plus éveillé, c'est-à-dire le toucher. S'il voulait allumer une cigarette et que son allumette fût éteinte on pouvait lui en présenter une assez près pour lui brûler les cils sans qu'il parût la voir. En la lui mettant dans les mains il
C\S DE U. OARNIER.
allumait sa cigaretto et fumait, n'ayant pas cherché à s'enquérir de celui qui venait ainsi au-devant do ses désirs. Ce sont bien ià tous les caractères du délire hystérique*. Kne de nos observations serait absolument identique à celle-ci, si on n'y trouvait en plus, co qui n'est point à dédai^mer pour l'interprétation des faits et leur Identification, une attaque convulsivo ouvrant et formant la scène.
On pourrait encore relever dans la littérature médicale un certain nombre do faits do co genre (1). Nous nous contenterons d'en signaler quelques-uns brièvement, car la plupart d'entre eux sont loin d*étre aussi complexes que le deuxième cas do M, Mosnet, bien qu'ils ne soient pas moins caractéristiques. 1^. Uichor, dans son ouvrage déjà cité, on rapporte quelques-uns. L*un d*eux a trait à un jeune collégien dû 20 ans, envoyé à M. Cimrcot par M. Hillairet (2). Celui-là se promenait, parlait, jouait aux dames, faisait des calculs pendant la phase délirante de son atta<iue, dont la phase couvulsive était réduite au minimum. Dans un autre, emprunté à E. Chambard (3), la malade était à un oortain degré accessible à quelques suggestions vulgaires. Xous reviendrons là-dessus plus loin. P. Uicher fait observer avec raison, à propos des divers cas qu'il rapporte, que le délire peut être accompagné des autres phénomènes do l'attaque à l'état d'intégrité ou de simple ébauche, ou, dans d'autre cas, élre absolument isolé chez un hystérique.
Le cas publié par M. Oarnier (4) présente à tous égards un grand intérêt. Chez ce sujet il y avait: l" des accès de somnambulisme spontiuio dans lesquels il avait les yeux ouverts : 2» du somnambulisme hypnotique provoqué par le procédé ordinaire de la fixation d'un objet brillant; ;i« des attaques de sommeil ; 4" des accès de condition seconde dans un desquels il avait commis et plus tard re«
[I I Voir, h ce sujet : Chambnrd. Du somnamhuliftme en généraU Tli- Pans, 1881.
(?) P. Kiclier. — Loc. cit,, ?• édil., p. 310.
(3) P. Ricber. — Loc. cit., *2» ôtlit., p. 3U.
{\\ Oaruier. — L'&utomatiHme somnamt^uliquc devnT\t IcB tri»