CAS FHU3TB8 ET CAS COMPLETS
seule présence, d*afllrmer la nature hystérique du io innambuli&nie dont il était atteint et de le rattacher à la phase pa&fiionncllc de l'attaque, maîadumoins plaide quelque peu parlui-méinedanscesens.Ledébutde chaque crise est en effet, chez cet homme, « préccdédVm malaise, d'une pesanteur vers le front, que le malade compare à Tétreinto d'un cercle de fer. » N'est-ce jwint là une sorte d'aura qu il nous semble possible de comparer, sans trop s'aventurer, h l'aura céphaliquede l'attaque normale, décrite par M- Charcot Y Joignons à cela les caractères du délire lui-mémo, si parfaitement identique à celui des autres malades que nous avons examinés, et nous n'aurons point de répugnance à le ranger dans la même catégorie. t>*aulrc part, à ta lumière des connaissances nouvelles, le malade de M. Mcsnet, s'il se présentait aujourd'hui^ apparaîtrait, la est on ne peut plus vraisemblable, comme un bel exemple d'hystérie traumatiquo chez Thomme.
En réalité, le cas de M. Mesnet présente une petite dlffi- Ité d'interprétation, que l'on peut ainsi résoudre, nous mblc-t-il, d'après les caractères propres tirés du malade lui-même, mais qui se trouve singulièrement amoindrie si Ton est en mesure de fournir des cas de transition, pour ainsi dire, montrant que le fosse est moins profond entre cas absolument typiques comme nos deux précédents It les cas tout à fait frustes comme le sien. Du reste ee ne sont point là choses entièrement nouvelles. Si l'on \eul bien se reporter à l'ouv rage déjà cité do M. P. cher, on y trouvera de semblables considérations, nettement tormulces. On nous dira ({uc le somnambulisme liécril par cet auteur ne se rapporte pas toujours exactement au type dont nous nous occupons ici. Mais cela l'explique facilement par la confusion relative où se trouvait encore cette question, à l'époque où il écrivait son li\re.Quoi qu'il en soit.conformémentàrenseignomcntde M. Charcot, il adopte calé^roriquemont la classification uivante il) : > a) Le somiiam))uli3me apparaît mêlé aux Altitudes passionnelles de la trrande attaque hystérique
I ain ee
I mt
\\) 1*. ftichor. — Etudes eiinUjue8 «ui* la grande hyêtérie ou
CAA DE TnAN^ITtOM.
OU les remplace complèienMat. » Voilà donc un premier point établi : le somnambulisinea sa place dans la troUième période de La grande attaque.
Faaions maintenant â In troÎBiême division de M. P. Richer (nous reviendrons tout à 1 heure h la seconde}. « cj Le somnambulisme apparaît BOUS forme d'accès distincts chez une malade qui, d*autre part, a des attaques convuU bivcsou simplomenld'aulrcs si^^nes d'hystérie. » Cette catégorie de cas comprend celui du malade de M. Mesnet. La seconde englobe précisément ces uis de transition auxquels nous faisions allusion quelques lignes plus haut et qui nous sont précieux pour relier entre eux les cas complets et le« cas tout à fait frustes. M. F. Richer la caractérise ainsi : c 6) Le somnambulisme n'edt accompagné que de quelques-uns des phénomènes appartenant aux diverses périodes de la grande attaque hystérique. « Conclusion: que le somnambulisme apparaisse isolé ou encadré des phénomènes classiques de la grande attaque, il ne faitpAS moins partie de celle-ci, dont il peut être à lui seull'uniquf représentant.
On objectera : mais comment imaginer une attaque d'hys* térie, quelle qu elle soit, qui dure, nous ne dii*ons pas dtf heures^ mais dos jours, dos semaines entières? A cela U réponse est facile. On ne fait pas dirHcullé de considérer comme attaques de sommeil les cas bien connus de ces dormeuses dont le sommeil dure dos mois entiers. M. Charcot en a montré plusieurs dans ses leçons; M. Gilles de la Tourettc en a rapporté des exemples fort probants [1|. Considérant une autre période de l'attaque classique, la phase cpileptoide, on peut voir celle-ci, dans ce qu'on appelle l'état de mal hystérique épileptiforme. fl*individualiscr et s'allonger au point de durer une et deux semaines consécutives (2). Pourquoi s'étonner de voir se produire pour les attitudes passionnelles ce qu'on observe
(IJ Gilles de la TourcHte. — Des attaquett de sommeil hyêtértque. {Arch. ilc Scurol., 1888, t. XV, p. 93 ei 566).
("2) Charcot. — [TriOune méd., 1885). Loçon publiée par Kdwarde. — Marie et Souia-Lcite. [Progr, mérf., 20 octtjbte 198M.