‹ Clinique des maladies du système nerveux v. 2, 1893Chapitre 35 sur 95 · AUTRE CAS DE M« AZAU · texte numérisé non relu

AUTRE CAS DE M« AZAU

ravant que cela aurait Hou, c'est-à-dire par rinstallation définitive de rétat second. Car, bien qu'aujourd'hui l'alternative des deux personnalilcs n'existe plus guère, cet état normal qui l'a remplacée doit être creusé de lacunes énormes, causes de trouble profond et continuel dans cette existence « semblable à un livre dont on aurait de loin en loin déchiré les feuillets, tantôt un, tantôt vingt ou trente, n

Il me reste, pour en finir avec la relation des faits con« nus jusqu'à ce jour de dédoublement de la personnalité, à rapporter un cas du encore à M. Azam cl qui se rapproche beaucoup do celui de la dame américaine de Mao-Nîsh, Il 8 agit d'un jeune c:arçon de douze ans et demi, bien élevé *t chez qui les sentiments religieux ont été très développas. Il était atteint depuis longtemps d'une toux nerveuse ï'ebclle. Le 5 janvier 1875, dans un accès de toux plus violent que d'habitude, on essaie de l'cthcriser, mais celte tentative exaspère les phénomènes nervous, et des attaques <^onvulsivcs suivies de paralysies apparaissent.

En même temps l'enfant perd complètement la mémoire ^u passé. 11 ne sait plus lire, ni écrire, ni compter; il *^**Uae mal et a totalement oublié tout ce qu'on lui aensei- S^é, Il ne reconnaît plus les personnes ([ui l'entourent, ^^Uffion père, sa mère et la religieuse qui lui donne des ^û'ns. Cependant il sait bien marclier et même montera cheval et conduire. Cette première crise dure vingt jours. <^uls tout cesse et l'enfant revient à son état antérieur.

Quelques jours après, retour des accidents convulsifs ®^» k leur suite, de Tétat d'amnésie, comme précédemment. ^tle fois cet état se prolonge pendant deux mois, puis ^ôril. Après huit mois d'ctat normal, les phénomènes ^onvulaila reparaissent, bientôt suivis d'une période d'état ^^ond qui dure un peu plus d'un mois. Enfm une troi- ***onie crise analogue, d'une durée de trois semaines, re- ^'nt encore dans les mêmes conditions aprèd deux mois de °^tine santé.

Cïomme on le voit par celte courte analyse, le cas du JJ^^ne Albert X... est tout à fait analogue à celui delà dame f^^ Mac-Nish à qui l'on fut obligé de réapprendre à lire et * écrire.

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