‹ Clinique des maladies du système nerveux v. 2, 1893Chapitre 58 sur 95 · SOLUTION DU PROBLÈME CLINIQUE · texte numérisé non relu

SOLUTION DU PROBLÈME CLINIQUE

deosité faible, absence de polyurie, de polyphagie, de polydipsie, etc., les prcsoinpiions seront en faveur de Torigino tabélique. Ces présomptions se changeronl en qiiasi-cerlilude si ou constaie en même temps : I aneslhêsie dans la sphère du trijumeau, la fré(juence du pouls et des crises laryngées, respiratoires.

Si, au contraire, ces syniplùnies, presque pathogoonioniques — nous voulons parler des deux premiers — sont absents, de fortes probabilités s'ensuivent, par le fail même, en faveur du diabète sucré. El ces probabilités deviendront certitude si vient à se montrer le cortèa^e classique du diabète constitutionnel.

Telle est, nous send>le-t-il, la marche à suivre pour arriver à la solution de ce double problème clinique. Nous nous croyons, en conséquence, pleinement autorisés, en alleiidant la conlirmation d'une autopsie qui serait péremploire et irrelragable, à tirer de celle élude les conclusions suivantes :

l** Il existe des cas d'associations du tabès vrai avec le véritable diabète sucré;

2 Cette association du labes avec le diabète, chez un même individu comme dans une même famille, u*est pas une coïncidence fortuite; elle est la conséquence des liens étroits de parenté qui unissent les deux grandes familles arthritique et névropaihique en général, le diabète et l'utaxie locomotrice progressive en particulier ;

3*" Pour établir le diasçnostic de ces cas d'association et les séparer du pseudo-tabes diabétique et de la gly^ cosurie labélu|ue avec lesquels on pourrait les con* fondre, il faut procéder de la manière suivante :

a. — Il s'agit d'uu diabétique avéré avec signes

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nerveux tabétiformes. Si le traiteaieut antidiabétique amende ces signes nerveux en même lemps que les symptômes habituels du diabète, on peut affirmer le pseudo-labes. Dans le cas contraire, on aura des présomptions en faveur du vrai labes. Et l'existence ou l'apparition ultérieure de certains signes tabéliques : incoordination spéciale, troubles vésicaux, oculaires, iransformeronl ces présomptions en certitude. On sera alors en présence d'un véritable tabès associé au diabète sucré.

b. — ]l s'agit d'un tabélique avéré dont les urines contiennent du sucre. Si cette glycosurie s'accompagne d'anesthésie dans le domaine du trijumeau, de fré- I quence du pouls, de crises laiTngées, respiratoires, ^■elle est sous la dépendance de Tataxie locomotrice progressive. Si, au contraire, ces signes concomitants manquent, il y aura de fortes probabilités — le nombre restreint des cas de glycosurie labétique empêche d'être plus afSrmatif — en faveur de l'origine diabétique de celle glycosurie, sans parler de l'existence à un moment ou Paulre des symptômes classiques du diabète sucré. Ou se trouvera alors en présence du diabète vrai associé au tabès.

Appendice au précédent numéro.

Notre travail elaît déjà sous preese lorsque M. le D*" Latil (d'Aix) fit au Congrès de Marseille une intéressante commuaication sur une famille dont presque tous les membres étaient atteints de maladie de Friedreîcli. L'un d'eux était diabétique. M. Latil. avec une grande obligeance, dont nous le remercions ici, voulut bien nous envoyer quelques notes concernant cette famille et son tableau gt^nt^alo^que. On trouvera également plus loin un autre tableau qu'il nous envoya dans lu suite et qui u*est pas moins intéressant.

OlisïRVATioN DE LA FAMfLLB A... {MalatUc dc FriedrâcH.,) (D' Latil, d'Aix.)

La famille A... offre un intéressant exemple é\itaj:ie héréditairt. Huit de ses membres unt été alteiiils succcssiveinont en l'espace du quatre ^t'iiûraliuns.

Tous ceux que nous avons pu étudier réunissaient lessymptdm«s cardinaux J^'crits par Friedrelcb : caractère familial de raffeclioui iocoordiiiatiuM motrice se maoifestaiit dans les jambes et les bras, d'aboid sous forme d'incertitude, puis avec les caractères ataiiformes; troubles de la parole; absence de douleurs fulgurantes, de crises viscérales, de troubles de la sensibilité. Cependant quelquesuns des symptômes do l'ataxie héréditaire font défaut cliei uos malades : c'est le nystagmus et la déviation vertébrale, qui oui été con5tjL;né5 chez cinq des 0 malades du mémoire de Kriedreich. De plus, contrairement à ce qui a été observé par cet auteur, te codtrûle de la vue chez deux sujets de notre famille corrÎArc nettement l'iocourdiuation motrice. Chez l'un d'eux, fait signalé par Meudel,

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