‹ Clinique des maladies du système nerveux v. 2, 1893Chapitre 65 sur 95 · riaphé miïdiau · texte numérisé non relu

riaphé miïdiau

fi. Fibre* IransverAolM.

b, La portionconservée danR l'alcool noua a Tournl de» coupeci pour la recherche des bacilles, et pour l'étude de la composition du néoplasme. Dans In plupart des préparations, nouflj avons constaté la présence do bacilles do la tuberculose s*] trouvant le plus souvent ou sein de cellules géantes, abondantes dans le tubercule^ et sur la description desquelles noua aurons h revenir.

c. Les pièces durcies dans la liqueur de Miillor ont Hé trai< tées par le picro-carmin, par la méthode do Weigert et par la méthode de Pall.

Nous exposerons d'abord ce qui concerne la topographie du néoplasme, pour indiquer ensuite les particularités qui onttrail à Kl structure et qui nous ont semblé diurnes d'être notices.

< m Huivra aisément cette première partie de notre descH] tion sur les fijrures que nous avons dessinées, et qui repi sentent les décalques des préparations ellos-mêmes.

Il existe deux tubercules dans la région bulbo-protubéi tietle, étage moyen du lobe droit: l'un, plus volumineux» inférieur, l'autre est supérieur ; considérés ensemble Ib •' tendent de bas en haut, de la partie située immédiatement ai dessus de la terminaison des olives, point de Jonction de protubérance et du bulbe (FjV?. 11) jusqu'à cette partie do lapi tubérancc qui correspond à l'union de son tiers supérieur ai ses deux tiers inférieurs.

OBSBRVATIOH.

D'avant en arrière ils siègont do la paroi épendymaire jusqu'à la pyramide antérieure sur laquelle empiôto le luberoul© 5up«*rieur. Latéralement ils occupent la partie droite do la région, maifi débordent un peu sur la ligne médiane, dans la partie inférieure

Fig. 13.

t. N«rr moteur oculaire oxterne

naclte.

î. Tubenruie.

y. NoYou du facial.

\. Noyau du moteur ooulitire ex-

lerofl droit.

FiQ. U.

t. Début du tulicroiilo supi^rieur.

Le tubercule inférieur est, en raison de son siège, le plus important à bien délimiter. On reconnaît ejcaotoment sa situation sur des coupcn aérii^os commencées par la partie inférieure de la protubérance.

tM)n extrémité inférieure apparaît très peu au-dessus du

iwrd inférieur de la protubérance (Frij. 12), elle ee montre sous

' f;jv d'un petit noyau à droite du raphé. et à quelques milli-

■ •■-'H de la surface épendymaire. formant en quelque sorte

le^oDomet d*un triangle isocèle dont les deux autres points

•eraient indiqués par le noyau du facial en avant, cl le noyau

du moteur oculaire externe, en arrière. Sur la préparation

fatteù ce niveau on distinguo LnVs bien le trajet des fibres

dufaoial qui, parties do leur nf>yau originel, vont contourner

h noyau du moteur oculaire externe et disparaissent après un

ourt trajet, car elles s'infléchisaent en bas, juste auni«

-u du tubercule.

Sur une coupe pratiquée un peu au-dessus, le tubercule acquiert déjàun diamètre plus considérable {Fitj, 13), 1 centimètre À peu près ; il empiète à ce niveau sur le noyau du moteur oculaire externe droit, dont on distinguo toutefois encore quelques ceUt|les. 11 dépasse le raphé médian JusquVu nivoau du nerf moteur oculaire externe gauche qui lui est presque tangent.

Ln avant, il reste encore dans la limite dos cordons anté*

ODSBRVATÏON.

heurs et ne gagne pas les (ibrcs transversales de la protubô* rance.

Sur une coupe pratiquée au-dessus iFig. 14), la surface du tubercule est d'un centimôtro ot un millimètre, et englobe la plus grande partie du noyau du moteur oculaire externe : k ce niveau, le tubercule n'est séparo do la surface épondymairo qu'il soulève que par un petit pont de substance nerveuse trè^ mince dont les éléments sont tassés, et dans la trame desquels il existe des vaisseaux nombreux et Eforsiés de globules sanguins. A cet endroit» le quart à p6U près du néoplasme est sitiiè en deçJidu raphé ; mais, en raison do sa forme circonférentioUe. il n'intéresse pa» le noyau du moteur oculaire externe gauche. En avant le tubercule s'étend jusqu'au niveau des libres transversales, parmi lesquelles on voit apparaître leteoond tubercule.

Sur la coupe faite au-dessus, ce second tubercule situé en avant et h droite du premier \Fitj. 15) a un demi -centimètre de diamètre, ce dernier ayant lui-même un diamètre de l*"" î."», et englobant complètement le noyau du moteur oculaire externe droit, dont il n'existe plus de trace. La région du noyau •cauche correspondant n'est pas encore affectée, en raison de la forme du néoplasme.

Fig, 15.

Tiff. 16.

Sur les coupes pratiquées successivement au-dessus, néoplasmes attei{?nent leurs plus crrandes dimensions. Ils soDl d'abord séparés l'un de l'autre {Fig, l'i),mafs ils ne tardent à se réunir, figurant ainsi la forme d'un8 dont la longuëui est de 2 centimètres ff'i;^. 17), dont la boucle postérieure attelnla surface épcndymairo, alors que la boucle antérieure est ii tuée dans l'épaisseur dos fibres transversales et empiète ui peu sur la pyramide antérieure.

Au point de vue do la structure intime, les éléments nei veux situés dans le voisinaL'e des tubercules présentent pou modifications. Dans les coupes qui portent sur la partie inf' rieuro du tubercule principal, on retrouve quelques celluls

OBSERVATION

nerveuses appartenant au noyau du moteur oculaire externe droit. 11 en est qui paraissent îronttôea. granulcuBca. privées de prolonge me nts, et ciroonscrites par un amas considôrabla de leucocytes.

Oans les parties qui touchent au néoplasme, on observe un véritable tassement des tubes nerveux, coexistant avec une hyperhémie notable; tou» les vaisaraux sont gori^és de globules sanguins. A l'extrême limite du tubercule, les tubes nerveux présentent dos altératiunsqui sont surtout remarquables dans U réi^ion où la pyramide est partiellement envahie par le tubercule supérieur. Les tubes sont déformés, étranglés par places, privés do myéline dont on voit des débris, et envahis par des leucocytes qui sMnfiltront dans les intervalles dos tubes nerveux et dans les tubes eux-mêmes. Mais il n'existe nulle part dans le voisinai^e des néoplasmes de tissu de sclérose à proprement parler ; les pyramides n'ont pas dégénéré» et dans les régions du bulbe siluées au-dessous de la lésion, pas plus que dans l'étage supérieur do la protubérance, il n'existe aucune altération.

Fig. !7.

Les masses tuberculeuses elles-mêmes sont remarquables Parles caractères bien tranchésqu'elles présentent. Elles n'ont Pas de membrane d'enveloppe, et on pnut leur décrire une par- *'e centrale et une zono périphérique. La partiecentrale est '^rmée par une subshince granuleuse, presque amorphe, dans '^Vquelle on reconrnît encore cependant des débris de vais- •«aux obturés, sous forme de petits cordons sinueux et pleins. *-n zone périphérique est constit.iée^par, des amas de leucocytes au milieu desquels on voit se détacher des cellules %«;antea. CoIIes-cî sont assez abondantes et servent décentre h Qos agglomérations encore plus denaes.de noyaux. On observe ^nfîn une quantité considurahle do petits vaisseaux, tantôt cout^és transversalement, tantôt longitudinalement. Ils forment ^lors des anses plus ou moins ondulées, i Tous ers vaisseaux %ont oblitérés par des globules sanguins qui les distendent.

362 DÉVIATION CONJUGtlÉB DK Ik TÊTE ET DBS YHUX.

Cette observation est avant tout un exemple probant de déviation conjuguée dos yeux et do la tête, on rapport avec une lésion protubérantiello localisée ; mais elle offre, de plus, certaines particularités intéressantes au point de vue clinique dont peuvent rendre compte, à notre avis, les détails de rexanioa microscopique.

F*ifl. Ifi. — Co dessin et le suivAnt sont la reproduction d'aprài notiuc de la piCoe au moment do l'Aulopsio.

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