‹ Clinique des maladies du système nerveux v. 2, 1893Chapitre 67 sur 95 · Dec du calamuft · texte numérisé non relu

Dec du calamuft

Cette hypothèse nous parait malaisée à défendre d'une façon générale, car on imagine difficilement qu'il puisse exister une différence de structure assez grande entre les parties du noyau relovant de l'un et l'autre nerf, pour qu'elles puissent être différemment inté-

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par un ap^ent aussi brutal que lo nodule tuberculeux.

De plus, dans notre cas, il nous a sembla que lu dispo!>ition topograpliiquc des lésions suflisait à rcndro compte de rintéprité de la Hcptitme paire. Dans lo noyau commun, la partie dtWolue au inolcur oculairo serait située en haut et en avant, par rapport aux cellules appartenant au centre du facial. Sur l'uiio do nos préparations, on voit d'une façon ln*s notto un noyau d'origine du facial, ainsi que les fibres qui en émanent; celles-ci entourent d'une buuclo ouverte on avant lo noyau commun, cl c'est à la partie postérieure de co noyau qu'elles semblent se rendre, de là elles se coudent en bas et en dedans. Kn aucun point de leur trajet les fibres nerveuses ne sont en rapport direct avec le néoplasme, qui épargne même à ce niveau la plus grande partie du noyau.

Nous penson.s donc que si dans notre cas il n'a pas existé de paralysie faciale, cela tient à ce que las M lots intraprotubéranticls et le noyau principal de ce nerf sont complètement indemnes, et que, <le plus, les parties postéro-infcrieurcs du noyau commun n'ont pas été envahies.

Les verli^^es dont le malade souffrait sont en p-rando partie attribuables à sa dipbqiic; toutefois il s'y joi- ^aitdes sensations d'entraineinentà gauche, et do plus le vertige ne disparaissait pas complotemtuit par Tocclusion des yeux. Aussi nous scmble-t-il que la destruction des fibres transversales du lobe droit du la protubérance correspondant en partie au faisceau cérébelleux moyen, eHoctuée par le tubercule supérieur, peut être rendue responsable de ces troubles.

II est à remarquer en dernier lieu que, bien que la portion sensitive des pyramides, ainsi que le ruban de Heil aient été touchés par ce mémo néoplasme, nous n'avons pas constaté pendant la vie de troubles de la sensibilité. Le malade prétendait, il est vrai, avoir été

tlubhl:ulbs qoutaiiibs du BumB.

au début de sa miiladio hémianosthésique du côté gauche. Il est possible, d'après cela, que ce phénomène n'ait été que passager.

Quant h la structure intime des néoplasmes, elle prête à peu do considérations. Les tubercules avaient l'aspect et la consistance qu'ils présentent d'habitude dans les cas de ce genre, où Ton observe, comme on sait, spécialement cette variété connue sous le nom do tubercules solitaires. L'absence de membrane d'enveloppe, et surtout la présence- des bacilles tuberculeux, les différenciaient très nettement des gommes syphilitiques. Leur structure était égalonient caractéristitiue par les culhiles géantes et les proliférations do vaisseaux oblitérés qu'on y observait. Notre attention a été attirée en paiticulier sur le mode de réaction des éléments nerveux vis-à-vis des éléments tuberculeux. A cet égard, nous avons vu, dans quelques préparations, des cellules nerveuses, encore reconnaissables à leur forme et à leur volume, dépourvues de leur prolongement et entourées par un amas considérable de leucocytes qui sans doute étaient sur le point de terminer sa destruction.

Les tubes nerveux, au voisinage du néoplasme, étaient réduits parfois à leur cylindraxe ; plus loin leur gaine de myéline était pour ainsi dire remplacée par un manchon leucoeytique. Certains de ces noyaux montraient du reste, dans leur masse, des gouttelettes de myéline, bien colorées dans les préparations traitées par la méthode de \Veigurt(l).

[I] Voir 8ur ce sujet: Bouna'villo t'I Isch-Wall. — Coutu rendu de Bicétre pour 18tfli, p. lOb-i'ÎH «t l^rogré^ wnJrficai, W

i. VI. p. m t?t iJô.

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