‹ Clinique des maladies du système nerveux v. 2, 1893Chapitre 92 sur 95 · H ^^^^^KS^^^^^^^I · texte numérisé non relu

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HYâTËHIB LOUALB.

pas de dy.spaéo bien marquée» ni de sutïooation : il en est quitte pour un peu de fatigue. D'eulleurs, avec les bruits, pas d'aulres.phénûniùneK laryngés concomitants; pas de sécrétion laryngée ou bronchique; pas de signes particuliers à l'auscultation. Il ne faut pas oublier toutefois, à co propos, que la toux ou les bruits hystériques se développent quelquefois pendant le cours ou a la suite d'un rhume, qui se traduira do son côté par des signes stclhoscopiqu«îs plus ou n>oins acoentués.

4* Ce que dit Lasègue, à savoir que la toux, comme les autres bruits laryngés hystériques, ne se développe pas après vingt-cinq ans et qu'on la voit habituellement chez les jeunes filles, est parfaitement exact. Mais d n'est pas exact qu'on ne la voie pas chez les jeunes gari^ons ; je vais, dans un instant, vous en fournir la preuve, par la présentation d'un exemple approprié,

5" Un caractère fort remarquable et dont la connaissance est d'importance en pratique, c'est que la toux et les autres bruits laryngés sont dans lacception la plus étroite du mot des phénomènes d'hystérie locale. lia ont, en d^autres termes, une tendance meu'quée à subsister chez, l'hystérique à l'état d'isolement, sans accompagnement d'autre stigmate ; si bien que l'hystérie dans laquelle ces accidents existent représente en quelque sox'te une forme anormale, un groupe a part; ainsi les attaques convulsivcs en pareil cas sont vraiment rares; rares aussi les autres accidents d'hystérie locale tels que clou, contractures, paralysies, etc II semble en somme qu'il y ait une sorte d'antagonisme entre cotte forme et les autres. Et c'est là une circonstance qui, incontestablement, est bien faite pour rendre parfois le diagnostic difficile, en masquant la véritable nature du mal. .le dois dire cependant que, d'après mon expérience personnelle, dans un grand nombre de cas de ce genre, la recherche des stigmates sensitivo-senfioriels permanents, anesthésie, rétrécissement du champ visuel, lorsqu'elle est poursuivie très attentive-

DIAGNOSTIC. PROKOSTIC.

ment, pormet de recueillir des indices significatifs nu laissant aucun doute sur la présence de la diathè&e hystérique.

6* Quoi qu'il en soit, comme des bruits laryngés plus ou moins analogues i\ ceux qui se produisent dans l'hystérie peuvent se manifester en dehors d'elle^ dans d'autres affections du système nerveux, sans lésions organiques appréciables, en particulier dans la chorée de Sydcnbam, le paramyoclonus multiplex, la maladie des tics, etc., il y aura lieu d'insister sur les difficultés que le diagnostic peut présenter.

7" Il nous reste à vous présenter encore quelques considérations générales relatives à l'évolution, au pronostic des bruits laryngés hystériques, lis se développent le plus souvent tout à coup, inopinément^ et peuvent cesser de même brusquement, soit spontanément, soit à la suite encore d'une attaque hystérique qui aura pu, peut-être, être provoquée à dessein. Mais c'est, en tous cas, une affection généralement très tenace, très rebelle, qui peut durer des semaines, des mois, des années même, et dont un des caractères, on peut le dire, est de résister de la façon la plus obstinée à l'emploi le plus énergiquemont dirigé des moyens en apparence les plus rationnels, opium, bromure de potassium, extrait de belladone, etc., etc. C'est d(>nc en dehors de ces agents-là qu'il faudra chercher nu» moyens d'action. Un dernier caractère ; les récidives sont fréquentes.

111. — Tels sont, Messieurs, les grands traits communs au groupe tout entier des bruits laryngés hystériques. Je bornerai là cas préliminaires et actuellemei je vais passer à Texamen des divers cas que j'ai .sous" la main et à propos desquels je vous présenterai, chemin faisant, quelques remarques complémentaires relatives à Thistoire de ces bruits laryngés.

1" Cas. — Voici d'abord une jeune lllle nommée

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