CRI
pagne, la physionomie désolée de ceux qui le lont entendre. On sent bien qu’il ne s’agit pas seulement d’une douleur localisée à l’estomac ou aux intestins, mais d’une souffrance étendue et profonde, de celle qui embrasse le corps tout entier. La vie végétative épuisée, la nutrition aux abois, exhalent dans ce cri leurs dernières plaintes.
Nul autre ne lui est comparable, entre ceux qu’en dehors de l’Athrepsie arrache une douleur aiguë et profonde, passagère ou tenace.
Parmi les signes de l’Athrepsie confirmée, c’est leplus sûr, et tous les autres vinssent-ils à manquer, il suffirait à la faire reconnaître. Il est infaillible. Il n’existe que dans cette maladie. Toutefois il n’y est pas constant, et elle peut parcourir toutes ses périodes sans qu’il ait été perçu; mais dès qu’il s’est fait entendre, la limite de l’espérance est franchie; la vie est atteinte dans ce qu’elle a d’essentiel.
En général, le cri de détresse ne dure pas longtemps ; et dans l’anéantissement où tombent toutes les fonctions, lui aussi, il s’affaiblit et s’éteint plus ou moins longtemps avant que la mort soit réelle.