‹ Clinique des nouveau-nésChapitre 33 sur 127 · ALTÉRATIONS UE L’URINE. H · texte numérisé non relu

ALTÉRATIONS UE L’URINE. H

raient déjà la faire naître ; mais réunis, ils doivent la provoquer presque fatalement. L’un et 1 autre, en elfet, déterminent la rigidité des membres, ou du corps entier, et en particulier de la mâchoire ; c’est-à-dire un état qui a toutes les apparences du véritable trismus. Et j’ajoute qu’une particularité physiologique fréquente favorise la confusion : c’est la résistance qu’opposent habituellement les nouveaunés à l’écartement de leurs mâchoires, dont les muscles sont doués d’une puissance remarquable (a).

L’Athrepsie modifie notablement la sécrétion de l’urine; et cela d’une manière différente, suivant que sa marche est rapide ou lente. Aussi, dans ce qui va suivre, je distinguerai soigneusement ces deux cas (b).

Dans la forme aiguë, sa quantité diminue d’une manière sensible et la moyenne de l’émission matinale tombe à 5 centimètres cubes. A la période ultime , il est des malades chez lesquels on n’en peut recueillir que quelques gouttes; encore faut-il avoir recours au cathétérisme. Une fois, l’on ne put extraire qu’une matière demi-solide , rouge jaunâtre, et formée exclusivement de cristaux d’acide urique, agglomérés par une très-faible proportion de mucus et d’eau.

Lorsque la marche est lente, la diminution est beaucoup moins sensible, car l’émission matinale, bien que plus faible qu’à l’état de santé, est encore de 8 à 10 centimètres cubes chez les enfants de dix à trente jours. Quand il y a tendance à la guérison, la quantité, qui s’était abaissée à l’origine,

(a) Voyez mon mémoire intitulé : Élude sur l'encéphalopathie urémique et le tétanos des nouveau-nés, in Arch. gèn. de méd., 1872, p. 257.

(b) Extrait d’un travail que j’ai fait eu commun avccM. Albert Robin : Eludes cliniques sur l urine des nouveau-nés dans V Athrcpsie, in Archives générales de médecine, t. II, p. 129, 1876.

PARROT. ,in

Altérations île l'urine.

Quantité.

SYMPTOMATOLOGIE.

Odeur.

Densité.

Coloration.

s’élève graduellement jusqu’au chiffre normal. Quand au contraire les principaux symptômes s’accentuent, elle diminue progressivement. Quelque avancé que soit le mal, dès que la diarrhée s’arrête, l’urine augmente toujours.

En toute circonstance, l’anxiété respiratoire, la cyanose et les complications inflammatoires s’accompagnent d’un abaissement brusque de la sécrétion rénale.

L’odeur est fade et nauséeuse comme celle du lait qui commence à s’aigrir, ou franchement urineuse.

La densité est plus forte dans la forme aiguë que dans la chronique.

Dans les cas aigus, l’urine a une teinte jaune citron, en général assez claire et sans réfringence, qui se prononce à mesure que les accidents s’aggravent. Quand le mal est foudroyant, elle est d’emblée d’un jaune foncé. — Sa coloration est au contraire pâle ou d’un jaune verdâtre dans les cas à marche lente, excepté dans la période hématique, où elle se fonce notablement, pour reprendre sa pâleur deux ou trois jours avant la mort. — Avec une diarrhée intense et des complications phlegmasiques, on observe une urine plus foncée.

Toujours trouble dans la forme aiguë, l’urine y est tantôt louche et opalescente, tantôt opaque et jumenteuse. Dans ce dernier cas elle s’éclaircit par le repos, et apparaît à peu près limpide au-dessus de son sédiment; mais celle qui est émise opalescente ne se modifie nullement, ce qui tient à la présence d’une petite quantité de graisse divisée en particules d’une extrême ténuité. La consistance est toujours augmentée.

Lorsque la marche générale est lente, la limpidité normale n’est troublée qu’au début, si l’invasion est brusque, et à la fin, quand la déchéance de l’organisme est très-rapide*

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