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Erythème eczémateux du pli du bras droit

12 juin.— T. R. 35.

(ti) Lac. cil., p. ol2.

l'.VRHOT

La mort a lieu le 13 juin, à 2 b.

du matin.

L’autopsie est faite le même jour à 10 h.

Quelques lobules hépatisés dans le poumon droit.

Au niveau de la grande courbure de l’estomac, et sur la face antérieure, au centre d’une surface saillante et rosée d’un centimètre environ de diamètre, on voit une ulcération profonde, circonscrite par une zoned’un millimètrede large environ, violacée, où la loupe montre des vaisseaux très-injectés. — Sur d’autres points de la muqueuse, existent de petites taches d’un rouge foncé au centre desquelles on voit un commencement. d’érosion.

Les divers viscères sont très-congestionnés.

— Billard a vu un fait semblable.

C’est la 29rae observation de son livre (a).

Il s’agit d’une enfant qui mourut 15 jours après sa naissance, et. chez laquelle on avait observé, durant son séjour à l’infirmerie, de la diarrhée, des vomissements, de l’œdème et de la dureté des extrémités inférieures, un cri étouffé et un dépérissement considérable.

A 1 ouverture du cadavre, on trouva

Nature dos ulcd rations.

Où sc développent les ulcérations gastriques? Quelle est leur nature ? Peut-on les reconnaître pendant la vie ? Telles sont les questions qu’il me reste à examiner.

La plupart des observateurs que je vous ai cités, plutôt entraînés vers une opinion reçue que convaincus par leurs propres recherches, les localisent dans les follicules de la muqueuse stomacale. Cruveilhier lui-même n’a pas échappé à ce courant. Il est assez fréquent, dit-il (a), de voir dans les dernières périodes des maladies chroniques, des érosions hémorrhagiques de l’estomac, produire tantôt des hématémèses, tantôt des déjections sanguinolentes couleur chocolat. Dans quelques cas où elles criblent la surface interne de l’estomac, elles résultent, sans aucun doute, de l’inflammation ' ulcéreuse des follicules ; mais dans d’autres, on doit se demander si c’est bien là leur siège?

Je n’hésite pas à me prononcer contre cette manière de voir, en présence des résultats que donne le microscope. 11 nous apprend en effet, (pie la plus petite des ulcérations

une rougeur très-intense avec tuméfaction bien évidente de la membrane interne de l’œsophage, surtout à son extrémité inférieure. — L’estomac, distendu par des gaz, présente au niveau du tiers pylorique et dans le sens de la grande courbure un ulcère profond de forme ronde, ayant deux lignes de diamètre, offrant des bords d’un rouge brun obscur, très-élevés et coupés à pic.

Aucune tuméfaction inflammatoire n’environne cet ulcère, dont le fond qui est d’un aspect noirâtre , est formé par la membrane séreuse de l’organe, car toute l’épaisseur de la membrane muqueuse est détruite....

Lorsqu’on observe l’estomac à l'extérieur, on voit dans la partie correspondant à l’ulcère, une sorte de tache brunâtre et arrondie... Il existe au poumon gauche un commencement d’hépatisation.

billard pense que cette enfant a apporté en naissant l’ulcère dont elle était atteinte ; mais il ne donne aucune preuve à l’appui. Je pense, contrairement à cette manière de voir, que la lésion s’est développée dans le cours de l’athrepsie dont cotte petite fille a été atteinte presque aussitôt après sa naissance et à laquelle elle n’a pourtant succombé qu’au bout de 15 jours.

(a) Cruveilhier, Anatomie, pathologique du corps humain ou Description , etc., Paris, 1830-1842, XXXe livr.

correspond à un grand nombre de glandes. Il n’y a donc aucune raison pour faire de sa forme arrondie un argument en faveur d’une origine glandulaire. Loin de là, parmi toutes les parties atteintes, les glandes ne viennent qu’en dernier lieu, et lorsqu’elles disparaissent, c’est secondairement, si l’on peut ainsi dire, et consécutivement à la lésion de la gaine conjonctive qui les enchâsse. En réalité, il y a une affection de la muqueuse tout entière.

Quant à la nature même du processus, il n’est pas facile de la déterminer. Qu’il soit irritatif à une certaine période, cela ne paraît pas contestable; puisqu’il existe une prolifération de noyaux dans le tissu conjonctif interglandulaire, et dans la tunique fibreuse. Mais est-ce par ce travail que les choses débutent? Dans quelques cas on peut affirmer que non; c’est par exemple lorsque I ' ulcération est précédée par des mamelons, connue chez les enfants atteints tout à la fois d’œdème et d’ictère. Le premier phénomène pathologique chez ces malades parait être une oblitération des vaisseaux; et peut-être, s’agit-il d’une destruction d’abord nécrobiotique, dont la proliféra lion de cellules plasmatiques ne serait qu’une conséquence.

Quoi qu’il en soit de ces effets et de ces causes, et de la place réciproque qui doit leur être assignée dans la genèse des érosions gastriques, je n’affirmerai pas leur nature inflammatoire; je pense qu’elles se produisent sous l’influence de plusieurs causes : d’abord l’altération du sang; puis faction irritante du lait imparfaitement digéré par l’estomac; enfin la déchéance vitale qui exposé tous les tissus aux actions destructives, et en particulier à celle du suc gastrique (J).

Pal Impunie.

(I) On a donne d’autres explications de cnC.c lésion. Voici, par

exempte, comment. M. Tlindfleiscli (a) cherche à rendre compte des éro-

(a) Loc. cil., |i. :)()(i.

ilingiioslic.

Esl-il possible de reconnaître pendant la vie ou tout au moins de soupçonner l’existence des ulcérations gastriques? On peut la considérer comme très-probable, quand le mal a une marche aiguë, chez les enfants qui ont rapidement la peau cyanosée et sèche, les yeux excavés et arides, la face grippée et

sions hémorrhagiques, qui existent ordinairement en nombre considérable, surtout au sommet des replis muqueux de la région pylorique :

« Comme cause de l’hémorrhagie, dit cet auteur, on peut ordinairement invoquer des vomissements qui ont immédiatement précédé. Nous pouvons dès lors nous représenter la marche du processus de la manière suivante : le vomissement, en produisant un arrêt momentané de la circu lation, donne lieu à de petites hémorrhagies par les veines superficielles de la muqueuse gastrique; ces hémorrhagies se produisent au sommet de la muqueuse, car la pression sanguine doit atteindre son maximum dans la partie la plus périphérique du réseau vasculaire. Dans une certai ne étendue, les globules sanguins extravasés sont tellement abondants, que les capillaires étant comprimés, la circulation et la nutrition s’arrêtent. L’infarctus hémorrhagique devient un caput mortuum ; les connexions avec la partie saine de la muqueuse sont rompues, et sa séparation réelle n’est plus que l’affaire du temps. Si nous faisons remarquer que le suc gastrique dissout parfaitement les parties mortifiées comme il s’en présente dans l’infarctus hémorrhagique des muqueuses, on com-

prend que, quelques heures après l’hémorrhagie, l’infarctus soit déjà remplacé par une perte de substance nettement circonscrite. »

Cette hypothèse qui n’est pas incompatible avec celle que j’ai proposée, est inadmissible dans un grand nombre de cas où l’autopsie a révélé des ulcérations, chez des malades qui n’avaient pas eu de vomissements ou qui n’eu avaient eu que quelques heures avant la morl.

M. Luton(a)apcnsé, avec M. Treizl, que les érosions hémorrhagiques de l’estomac pouvaient bien être sous la dépendance de l’urémie.

« L’urée, dit-il, apparaît à la surface de l’estomac chez les animaux dont ou a enlevé les reins dans un but expérimental, et chez les malades atteints de dégénérescence granuleuse de ces mêmes organes. Dans ces conditions, l’urée ne tarde pas à subir sa décomposition habituelle en carbonate d’ammoniaque, dont le contact sur la muqueuse gastrique amène bientôt un catarrhe de cette membrane et jusqu’à son érosion hémorrhagique. Ces faits , sur lesquels nous avons autrefois appelé l’attention, quelque temps même avant que le prof. Treitz ait publié à leur propos un important travail, indiquent donc qu’il existe une gastrite urémique

(a) Lulon, NouveauMicl. île vieil, et ilecliirurg. prat., art. Estomac, t. Xl\ , |>. l'J6>

LÉSIONS DE L’ESTOMAC, anxieuse, dont les cris, incessants et aigus annoncent une souffrance extrême, chez lesquels la diarrhée, après avoir été excessive, cesse d’une manière à peu près complète, pour être remplacée par des vomissements.

La présence de flocons brunâtres au milieu des matières vomies, rendra cette hypothèse encore plus probable, mais non certaine, car je vous ai dit que le sang pouvait arriver à la surface de l’estomac sans lésion apparente de la muqueuse. Je ne vous parle pas du melæna, qui vous laissera dans un doute encore bien plus grand.

Mais s’il est malaisé de spécifier les cas où il existe des ulcérations, il en est un certain nombre où l’on peut affirmer leur absence. C’est quand le mal est chronique quelle que soit sa durée. Plus il se prolonge, plus est lente la destruction de l’individu; et plus on est autorisé à affirmer que l’estomac a conservé toutes les apparences de l’état normal.

Sur l’époque précise à laquelle apparaît la lésion, il est très-difficile de se prononcer. — Denis (a) dit qu’il l’a trouvée dans l’estomac d’un enfant naissant, et dans celui de beaucoup de nouveau-nés âgés de quelques jours seulement. Billard (b) affirme que l’inflammation peut exercer ses ravages sur l’estomac de l’enlant, pendant qu’il est encore contenu dans l’utérus, et donner lieu à des désorganisations

Les ulcérations ne sontjaniüis congénitales.

ou, pour mieux dire, ammoniacale... j>

Je ne puis aecepler cette explication, du moins, pour la plupart des cas que j’ai observés. En effet, d’une part l’urémie est loin d’être constante dans l’Athrepsie, et quand

elle se manifeste, c’est à la dernière période. D’un autre côté, les ulcérations se montrent, comme le prouvent les observations, dès les premiers jours, et bien souvent chez des sujels qui n’ont présenté aucun des symp • ’ tomes de l’intoxication urémique.

(a) Loc. cil., p. 52.

(b) Loc. cit., p 310. •

ANATOMIE PATHOLOGIQUE, trop évidentes pour qu’on puisse mettre leur nature en doute ; et il cite des observations a l’appui. Dans la première (obs. 28 de son livre), il s’agit d’un enfant naissant, qui mourut à la crèche le jour môme de son entrée et chez lequel on avait observé des cris pénibles, une contraction permanente des traits et quelques vomissements de matières brunes. Le sujet avait de l’embonpoint et son cordon était à peine flétri. L’estomac, avec du mucus mêlé à des flocons épais d’une couleur bistre, présentait beaucoup de follicules blancs, gros comme un grain de millet; son grand cul-desac était couvert d’ulcérations irrégulièrement arrondies, assez superficielles, ayant leur centre ou leur fond d’un beau jaune, et leurs bords légèrement tuméfiés et d’un rouge carmin. Il y avait une injection générale des viscères.

L’auteur dit que ce fait prouve, jusqu’à la dernière évidence, la possibilité d’une inflammation de l’estomac pendant la vie intra-utérine. — Je n’ose contredire absolument Billard; toutefois, il n’est pas rigoureusement impossible que l’enfant ait succombé à une atteinte d’Athrepsie suraiguë extra-utérine. Il en a présenté tous les symptômes; et quant à l’argument que l’on pourrait tirer de son âge, contre cette manière de voir, il est insuffisant ; attendu que l’on n’est nullement fixé sur la date de la naissance, et qu’il avait peut-être quarante-huit heures, au moment où il fut exposé à l’hospice.

M. Barrier (a) est beaucoup plus radical que les deux auteurs dont je viens de vous faire connaître l’opinion, ci Les faits observés par Billard, Ollivier d’Angers et par nous-mème, dit-il, établissent positivement que. la gastrite follieplouse se développe le plus souvent avant la naissance,

(a) Loc. rit., t. II. p. 22.

vers les derniers jours de la vie intra-utérine. On la trouve presque exclusivement chez des enfants qui succombent du premier au douzième jour après la naissance. »

Les observations de Rindfleisch que je vous ai citées ayant montré qu’il suffit de quelques heures pour que les ulcérations gastriques se produisent, l’argument de M. Barrier, tiré de la durée du mal, perd toute valeur.

Pour moi, à part les cas d’empoisonnement, dont je n’ai vu d’ailleurs aucun exemple, mais qu’il est permis d’admettre théoriquement, je considère la gastrite ulcéreuse des nouveau-nés, comme une lésion dé l’Athrepsie aiguë, et je confesse que les preuves que l’on a apportées jusqu’ici en faveur de son origine intra-utérine sont insuffisantes à me convaincre.

Gastropathie

pscudo-

mcmbraneuse,

ou

diplithdroïdo.

Première v.i' riété.

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