y a des vomissements et delà diarrhée
8. La tuméfaction du sein est trèsétendue, et est due à un abcès d’où
il s’échappe, quand on l’incise, une grande quantité de pus.
La mort a lieu le 10, à 1 heure du matin.
L’autopsie est faite le même jour à 10 b.
Poids. 2,332.
L’encéphale est congestionné.
Le poumon gauche présente des j noyaux d’hépatisation au niveau du sommet et de la partie déclive du lobe inférieur.
Le cœur contient dans ses cavités un sang lluide, qui se coagule immédiatement. Les faisceaux musculaires du ventricule gauche sont stéatosés à un faible degré.
Le pharynx et l’œsophage sont remarquablement congestionnés. La muqueuse de ce dernier canal est
Comment se sont produites ces altérations et quelle est leur nature? Dans les deux premières variétés, il est probable (pie le point de départ a été une irritation superficielle, qui a atteint les glandes et a déterminé une altération et une production exagérée de l’épithélium qui. les tapisse. Dans la deuxième sans dou te, l’issue des leucocytes hors de leurs voies naturelles doit être mise sur le compte de la congestion; mais ce qui domine, dans l’une comme dans l’autre, c’est, le catarrhe, c’est-à-dire un processus de nature inflammatoire. — Dans la troisième variété, l’inflammation n’est plus représentée que par la multiplication de quelques cellules plasmatiques de la tunique fibreuse et la présence fies leucocytes dans l’exsudât; elle n’y joue qu’un rôle secondaire, et la première place revient aux troubles circulatoires, à la
Nature et pathosénic des gastropathies
diphthéroïdes
couverte d’une socle de bouillie grisjaunâtre, qui adhère très-peu à sa surface.
L’estoraac contient une grande
I quantité de lait caillé, et un peu d’une matière rougeâtre â odeur légèrement gangréneuse. Dans toute son étendue, la muqueuse est d’un rouge-brun. Sur ses deux faces, on voit des ulcérations assez irrégulièrement distribuées, cl un exsudât grisâtre dont l’épaisseur variable peut atteindre deux millimètres. Sur quelques points, il semble formé de deux 3 .couches, l’une qui existe partout et se trouve dans un rapport immédiat avec la paroi, â laquelle elle adhère assez intimement, bien qu’on la détache sans peine par le raclage ; l’autre, superficielle, moins dense, lloconncuse, d’un gris rosé, unie à la précédente dont elle semble n’ètre que la portion le plus anciennement dé- 1 vcloppée. C’est sur la face postérieure
et autour du pylore que celle production est la plus abondante. — Des coupes pratiquées sur la paroi gastrique, perpendiculairement â sa surface, montrent qu’elle a subi un épaississement considérable et presque général. Cela est surtout trèsmarqué dans la région pvlorique, où elle a le triple de son épaisseur habituelle. Toutes les (uniques sont très-injectées.
L’examen des exsudais œsophagien et gastrique, pratiqué â l’état frais, n’y (ail découvrir ni spores ni tubes de muguet. Le foie généralement congestionné contient très-peu de graisse. On voit de la matière grasse dans les gros tubes de la couolie corticale des reins, et dans ceux de liellini. Dans ces derniers, elle est peutêtre plus abondant!', et ,se présente en une line poussière, tandis que dans les autres elle est en goutteloties.
Lirions de l'œsophage.
Lésions do l'in testai.
congestion et à l’ hémorrhagie; — le processus est donc hématique*.
Ce ne sont pas des états phlegmasiques francs, mais des inflammations bâtardes, comme celles de la peau et de la muqueuse buccale. Gela tient à l'état misérable de l’organisme et à la part que prend le sang dans la plupart des lésions athrepsiques.
Pour toutes ces raisons, j’ai préféré, meme ici, le nom de (jastropathiek celui de gastrite , parce qu’il ne préjuge en rien la nature du mal, dont la détermination est fort difficile.
Il est deux régions du tube digestif dont je ne vous ai encore entretenus qu’à propos du muguet. Ce sont l’œsophage et l’intestin. Je vais y revenir et vous dire en peu de mots les . autres lésions que l’on y peut constater.
L’œsophage, comme la plupart des viscères, est souvent congestionné. Dans un petit nombre de cas, il présente de petites érosions, surtout à la région supérieure. Elles sont très-superficielles, et il faut une grande attention pour les apercevoir. Probablement elles sont dues à la chute de la couche la plus superficielle de l’épithélium.
Chez un seul malade (obs. XLII*), j’ai trouvé à la surface de la muqueuse un exsudât gris jaunâtre, peu adhérent. Il en existait un semblable dans l’estomac. La lésion présentait une certaine analogie avec le muguet œsophagien, cependant l’examen microscopique n’y a fait découvrir ni tubes, ni spores.
L’intestin est très-exceptionnellement altéré chez les athrepsiés; et, chose bien digne d attention, I on peut dire ipie, de tous les organes qui contribuent àladigestion, c est le
(*) Page 274
moins fréquemment atteint. Cela paraît surprenant, quand on songe que la diarrhée est constante dans cette maladie; et que, pour un grand nombre d’auteurs, le flux intestinal est sous la dépendance d’une entérite (1). Dans l’immense majorité des cas, le tube intestinal a conservé sa teinte et son épaisseur normales ; sa muqueuse est grisâtre et comme lavée; dans le côlon, il n’est pas rare de rencontrer quelques follicules clos légèrement saillants.
Comme dans tous les viscères, il y a de la congestion ; et cela dans les différentes tuniques. En outre, chez certains malades, la muqueuse, particulièrement injectée et épaissie, a, dans la plus grande étendue de l’intestin grêle, une couleur brun rouge, avec un aspect velouté (2). Les matières intestinales ont à ce niveau une teinte et une consistance qui rappellent le chocolat à l’eau un peu crémeux (3).
(1) Voici sur ce point d’anatomie pathologique les renseignements que l’on trouve dans Denis (a) : « Je n’ai pu, quelques recherches minutieuses que j’aie faites, rencontrer plus d’une fois, dans l’intestin grêle des nouveau-nés, une ulcération prononcée ; encore était-ce bien une ulcération de ce genre?...
« Les ulcérations du gros intestin sont infiniment plus rares que celles de l’estomac, mais moins que celles de l’intestin grêle, où leur existence est encore problématique. C’est au centre des follicules développés au quatrième degré, que je les ai remarquées 4 à 5 fois. Ces follicules ressemblaient alors à l’éruption crue varioleuse. Ces soldes d’ulcérations m’ont semblé avoir détruit l’épaisseur de la muqueuse seulement, sans
(a) Loc. cil., p. 60.
(b) Loc. cit., p. 393.
avoir altéré sensiblement la musculeuse ; et leurs bords élevés les faisaient paraître profondes, leur couleur était jaunâtre.
» Les fausses membranes à la suite d’une vive irritation intestinale s’offrent rarement à l’autopsie ; c’est spécialement à l’extrémité inférieure du pe'it intestin qu’on peut espérer d’en rencontrer, elles y sont sous forme d’un cylindre accolé à la muqueuse...
Cela est applicable au gros intestin ; j’ai trouvé des fausses membranes dans le cæcum et le commencement du côlon. »
(2) Billard caractérise d 'entente érythémateuse des étals analogues.
Voy. en particulier son obs. 45 (ù).
(3) Lorsque, pendant la vie, les malades rejettent de ces matières,
1 on peut annoncer à peu près cer-
Chez deux sujets, j’ai trouvé l'intestin altéré de la môme façon ([ne l’estomac. Dans un de ces cas (obs. XLI *), il était atteint depuis le rectum jusqu’à 15 centimètres environ de la valvule. Les follicules clos étaient tuméfiés, saillants, d’un rouge foncé, de 2 à 3 millimètres de diamètre, et présentaient à leur centre une ulcération d’un gris brunâtre. En
se rapprochant de la valvule, on voyait les ulcérations s’élargir, la muqueuse s’épaissir, prendre une teinte carmin, et former des plis de plus en plus saillants, avec un exsudai identique à celui de l’estomac. Le cæcum, la valvule et l’appendice étaient altérés de même, mais à un degré moindre. L’intestin grêle n’était lésé que sur une longueur de 15 centimètres environ au-dessus de la valvule. Sa surface était violette et couverte d’un léger exsudât.
Dans le second fait (obs. XLI II), la muqueuse du gros intes-
tainemenl que la muqueuse intestinale est altérée, comme je viens de vous le dire.
Dus. XLI H. Maigreur, vomissements.
— Castro -enter apathie pseudo-
membraneuse.
Une petite fille d’un mois environ est trouvée le1 15 novembre 1870; elle est très-amaigrie et succombe le 16, après avoir eu un certain nombre de vomissements.
L’autopsie est faite le 17.
Il existe, dans les deux poumons, un léger degré d’emphysème alvéolaire, et un peu de congestion du poumon droit en arrière.
Sur toute sa surface interne, excepté au niveau du cardia et de la petite courbure, la paroi gastrique est d’un rouge violacé, épaissie et parsemée de pla-
ques grisâtres de forme généralement arrondie. Les plus petites, difficiles à voir à l’œil nu, semblent n’avoir pas de relief. Les plus larges, au contraire, font au-dessus de la muqueuse une saillie assez prononcée due à leur épaisseur plus grande, mais surtout à celle de la membrane qu’elles couvrent. Sur plusieurs points, elles se réunissent de manière à constituer des groupes à contours irréguliers.
La muqueuse du gros intestin, depuis la valvule jusqu’à 6 à 7 centimètres au-dessous, fait des plis saillants et il est très-difficile de lui restituer sa surface unie. On y voit des taches arrondies, de 2 à 3 millimètres de diamètre, dont le centre est un peu jaunâtre et le pourtour d un rouge vif. Elles ne sont le siège d aucune érosion. Entre elles, la muqueuse
,*.) Yoy. p. 2G7.