LÉSIONS 1)E I /INTESTIN
lin, depuis la valvule jusqu’à 0 a / centimètres au-dessous, était plissée , tuméfiée, injectée, couverte, sur quelques points, d'une couche grisâtre, et de saillies analogues a celles de l’observation précédente, déprimées à leur centre, mais non ulcérées. C’est au niveau du cæcum que toutes ces altérations étaient le plus apparentes; l’on n’en trouvait aucune trace dans l’intestin grêle.
Ainsi, l’on, peut trouver, chez les athrepsiés, une entéropathie ulcéreuse et une entéropathie diphthéroide , mais cela est tout à fait exceptionnel, puisque, sur un nombre considérable d’autopsies, je n’en ai rencontré que deux cas. Chez ces deux malades, la lésion siégeait surtout dans le gros intestin, et la muqueuse gastrique présentait des lésions à peu j. près identiques.
Je vous ai déjà dit, à propos des gastropathies diphthéroïdes, qu’elles avaient été prises pour du muguet gastrique. Une erreur du même genre a été commise, à propos des lésions de l’intestin, par quelques observateurs, Billard entre autres, qui a rapporté un cas d 'entérite avec altération de sécrétion ou muguet des intestins (1).
est injectée et tuméfiée, surtout au voisinage et au niveau de la valvule, où elle est rouverte, comme celle de l’estomac, d’un exsudât grisâtre.
C’est dans le cæcum que celte lésion est le plus apparente. Au-dessous de la limite inférieure précédemment indiquée, et dans l’intestin grêle, on n’en trouve aucune trace, si ce n’est toutefois sur quelques plaques de Peyer très-rapprochées de la valvule.
On y voit un exsudât analogue à celui du gros intestin.
Un examen de cet exsudai, fait à l’étal frais, y montre un grand nomlire de leucocytes.
(1) Obs. 46 de Billard. — Il s’agit d’un enfant de 10 jours, qui succomba très-amaigri, après avoir eu de l’ictère, une diarrhée très-abondante et des vomissements. — L’estomac était le siège d’un ramollissement gélatiniforme. Le dernier tiers de l’iléon, le cæcum et toute l’étendue du côlon, étaient d’un rouge intense, tuméfiés, ridés, et comme chagrinés; le cæcum et tout le côlon offraient à leur surface un grand nombre de petits llocons blanchâtres, de consistance crémeuse et fort adhérents à la surface des villosités rouges et tuméfiées de la membrane. Quelques-uns
Lésions du foie.
Pour terminer avec ce qui a Irait aux organes de la digestion, je n’ai plus qu’à vous parler du foie. U est probable qu’il joue un rôle important dans l’Athrepsie; pourtant je n’ai que fort peu de choses à vous en dire, attendu que, jusqu’ici, il m’a été impossible d’y trouver une altération particulière.
La vésicule est habituellement distendue par une bile très-verte et visqueuse.
Tantôt le parenchyme est marron foncé, d’autres fois violacé et gorgé de sang. Il y a, en général, peu de graisse dans ses cellules, à moins que les accidents se soient précipités, chez un enfant pourvu d’un certain embonpoint. Dans les formes très-chroniques, si les sujets ont atteint le dernier degré du marasme, toute la matière grasse a disparu. Quoi qu’il en soit, la stéatose hépatique, chez les athrepsiés, est très-irrégulière et n’est pas soumise, comme celle des autres viscères, à des règles à peu près certaines. Je chercherai plus tard à vous expliquer cette exception.
de ccs llocons ilollnienl libres au milieu des matières fécales ; mais le plus grand nombre étaient follement adhérents à la membrane, et ne
s’enlevaient que lorsqu’on les grattait avec le scalpel. Cet aspect disparaissait à l’S iliaque et ne reparaissait qu’au rectum.