‹ Clinique des plaies d'armes a feuChapitre 5 sur 65 · XIV PREFACE · texte numérisé non relu

XIV PREFACE

pu suivre avec plus de soin la marche des blessures par armes à feu dans ses diverses phases , parce que j'avais le double avantage d'aller panser les blessés sur le champ de bataille, et de les ramener ensuite dans un hôpital dont j étais le chirurgien en chef. Alger, comme point central entre Bone et Bougie , Oran et Mostaganem , reçoit par évacuation un grand nombre de blessés fournis par ces diverses villes du littoral, ce qui m'a permis d'observer comparativement l'influence des traitements opposés au mien, et de tirer des déductions qui m'ont été profitables.

Le grand nombre de blessés que nous ont fournis les dernières expéditions militaires m'ont révélé de nouveau les nombreux avantages qui résultent de ma manière d'envisager les coups de feu, et mes convictions n'en sont devenues que plus intimes. J'ai obtenu les succès les plus remarquables. C'est ainsi que les militaires que j'ai amputés, au nombre de vingt-trois, à la suite des campagnes de Mascara, Tlemsen et Medeah, sont tous guéris excepté un seul»

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