‹ Clinique et thérapeutique infantiles (volume 2)Chapitre 10 sur 63 · HERPÈS · texte numérisé non relu

HERPÈS

sur une rugination plus fréquente et plus forte, avec une curette ou de la pierre ponce. Cet auteur fait faire trois lavages de la tête par jour, plus une lotion hydrargyrique quotidienne. Au bout de trois semaines de ce traitement, on applique la pommade aux trois acides (borique, salicylique, chrysophanique). Une ou deux épilations complètent le traitement. Si la rugination est trop douloureuse, on peut prévenir la douleur par le stypage au chlorure de méthyle.

Harrisson, pensant que la longue durée de l’affection résidait dans la difficulté d’attaquer le tricophyton dans les cheveux, a cherché un agent chimique agissant sur ce dernier. Dans ce hut, il a préconisé des frictions avec une solution dépotasse mélangée d’alcool et d’iodure de potassium; ces frictions sont suivies de lotions hydrargyriques. Cet auteur dit avoir ainsi obtenu d’excellents résultats.

Ce traitement doit être prolongé, car l’affection est tenace, rebelle et très sujette à récidiver. Aussi devrat-on surveiller avec soin la tête de l’enfant et la maintenir très propre. Tous ces traitements, fort douloureux en général, doivent être proportionnés à Tétat de la peau.

On ne pourra affirmer la guérison que lorsque l’examen histologique ne relèvera plus rien d’anormal et que les cheveux repousseront normaux, c’est-à-dire solides, brillants, parallèles, et qu’ils auront repris leur coloration. Encore faut-il attendre plusieurs semaines en surveillant attentivement la tête de Tenfant.

(Pommade.)

V Soufre. 1

Turbith minéral.. | 1 à 4 grammes.

Lanoline... . 3

Vaseline. 30

HYDA.TIDBS 21

(Autre pommade.)

Acide ohrysophanique.■)

Vaseline. “

(Solution.)

% Sublimé.

wée::::::::::::V grammes.

Pour lotionner le cuir chevelu après les savonnages.

Herpès zoster. — (Voir Zona.)

Hvdatides (kystes). — Ce sont des tumeurs dues à la^énétration dans l’organisme du tæma ecchmococcus Pour Davaine, cette affection ne serait pas fre queute chez l’enfant; Poutau a -P^^J^^Ve^stTc" vingt-huit cas. D’Espine et Picot, Bagmski, West, etc., en ont également observé.

La localisation hépatique est, comme chez 1 adulte, la plus fréquente; mais il peut y en avoir d arbres West en a trouvé dans le cerveau, Bagmski dans

rein, Roger dans le poumon. . , .

Au point de vue prophylactique, Bagmski dit qu il faut tenir les enfants loin des animaux, et ne pas leui permettre de jouer, comme on le fait continuellement,

^TeÏronSest grave, et ces tumeurs, abandonnées à elles-mêmes, amènent fatalement la mort Le traitement aura pour but de tuer le parasite, et il est toujours chirurgical. Ajoutons que le diagnostic est souvent des plus difficiles. „,c.iKio

On attaquera le kyste dès.qu’il devient accessible ou qu’on craint sa rupture. Pour cela, on aurarecours a la ponction simple, ou à la ponction suivie d injection modificatrice (teinture d’iode).

HYDEOCÈLE

On a préconisé également les ponctions suivies d’aspi rations et les ponctions avec drainage consécutif, l’incision simple, en un ou deux temps (c’est-à-dire avec ou sans le concours d’adhérences).

La suppuration du kyste, accompagnée de fièvre et de pLenomenes de résorption, nécessitera une lar-e ouverture avec lavages antiseptiques

deSTSé“

En résumé, ces lésions sont rares; néanmoins on essayera de faire le diagnostic de bonne heure; car on peut espérer ainsi obtenir une guérison définitive, grâce au peu d étendue des lésions anatomiques produites par le kyste, et grâce à l’état général qui n’est pas encore atteint.

^ Hydrocèle. — L’hydrocèle chez le nouveau-né s observe assez fréquemment ; elle est bénigne, passe souvent inaperçue et guérit seule la plupart du temps

On observe également chez le nourrisson des hydrocèles qui, si elles peuvent être symptomatiques de lésions testiculaires, sont le plus souvent consécutives à de l’érythème des parties avoisinantes.

Séjournet explique ainsi la pathogénie decette hydrocèle : érythèmes des organes génitaux, uréthrite et propagation au testicule, à l’épididyme et finalement à la vaginale. Cette hydrocèle est bénigne et dure deux à six semaines.

L’bydrocèle peut être vaginale ou funiculaire, enkystée ou non.

Enfin, on peut observer chez l’enfant des hydrocèles congénitales et des hydrocèles symptomatiques, des lésions du testicule, etc.

Quant au traitement, en dehors de la prophylaxie, soins de propreté, nous appliquons de légères révul-

hydrocéphalie

„i„ns des compresses trempées dans l’eau blanche, dans

une solution faMe dechloral. Le chlorhydrate dammo-

niaaue nous 'a été utile dans quelques cas. On peut

E mployer des pommades à base d’acide borique,

“«"sent-- O”-'»-

bliera pas la compression ouatee.

Hydrocéphalie. - L’hydrocéphalie aiguë n été observée et n’est pas exceptionnellement rare , nou^

n’avons pas à nous en occuper au point de vue thera

^ mions'cependant que Baginski conseille, danslescas où on pourrdt l’observer, une médication énergique (révuls^ions, émissions sanguines, laxatifs, glace, etc.), mais l’affection est toujours très grave.

Hvdpocéplialie chronique. - Elle est congénitale ou acSe ; la guérison est exceptionnelle, et les enfants succombent le plus souvent, au bout de quelques années. La’scrofule, le rachitisme, etc., s y ajoutent

OnTsTgTal'é cependant des guérisons par évacuation spontanée°(nasale: suturale) et même par évacuation

""l'e^rtitement se réduit à peu de chose ; on a préconisé les moxas, les vésicatoires, les onctions fondantes. A ce sujet disons que l’hydrocéphalie est assez freiente Sez les syphilitiques héréditaires (Saxdoz) Dans ce cfs! qu’elle soit congénitale ou acquise, il fau instituerle traitement mercuriel ; cette médication aurait eu une influence heureuse dans f

Si on a recours à un traitement plus actif (compres sio„ Z cTne, ponction, cyncuntion), U touts.vo.r que

ces essais seront des plus hasardeux. ^

Dans les hydrocéphalies modérées, a marche lente,

HYDEONÉPHROSE

nous pensons, comme d’autres (Pott), qu’on doit s’abstenir de toute intervention active. Celle-ci est, au contraire, permise dans les formes à marcbe rapide et accompagnées de phénomènes de compression, d’irritation.

Ajoutons que jusqu’à présent les résultats obtenus sont peu favorables. Les divers procédés préconisés sont : la ponction simple, la ponction suivie d’injections (iode, etc.), l’évacuation. Ces interventions et d’autres (crâniectomie de Laknelongue) doivent être faites dans des conditions d’antisepsie absolue; elles présentent, en outre, des dangers immédiats (hémorrhagies, déplétion vasculaire, cérébrale, brusque, etc.).

Terminons en disant que l’expectation simple devra être appliquée dans la majorité des cas. Quanta l’intervention, dont les résultats sont encore hypothétiques, elle sera réservée aux cas d’hydrocéphalie à marche l’apide et accompagnée de phénomènes d’excitation, de compressions, etc. On a signalé ainsi quelques résultats, mais, même alors, l’amélioration n’est que transitoire (Pfeiffer), et la ponction ne semble être alors qu’un simple palliatif, non sans danger.

Lorsque les enfants continuent à vivre avec leur hydrocéphalie, on s’attachera à les entourer de bonnes conditions hygiéniques et à s’occuper sérieusement de leur .éducation intellectuelle.

Hydronéphrose. — L’hydronéphrose consécutive à la lithiase rénale est exceptionnelle dans l’enfance.

L’hydronéphrose ne s’observe guère qu’au début de la vie ; elle est alors congénitale.

Englisch en a réuni 89 cas d’après Bidder, mais encore faut-il ajouter que c’est une alîection très rare.

Le- pronostic en est sévère, car, en dehors de la dys-

HYPEBTBOPHIE

tocie que l’hydropisie peut occasionner, l’intervention chirurgicale, qui est le seul traitement applicable, est touiours très grave. On a cependant signalé des cas de o-uérison après opérations (Schuttaner). D’Espme et Picot disent que, lorsqu’un seul rein est pris et que la tumeur reste peu volumineuse, cette affection est compatible avec une survie quelquefois très longue.

Dans tous les cas, les ponctions doivent être faites avec une antisepsie rigoureuse, car les cas de mort signalés par les auteurs semblent relever surtout d’infections occasionnées par les fautes contre l’antisepsie.

Hydropéricarde. — (Voir Cœur.)

Hydropisie. — (Voir Ascite, Pleurésie, etc.)

Hydrothérapie. — (Voir article Bains.) — Nous avons étudié les bains dans leurs applications hygiéniques et thérapeutiques. , , •

Les considérations auxquelles donnent lieu les bains froids dans les hyperthermies ont été résumées dans différents articles. {Yoiv Fièvre, Fièvre typhoïde et autres maladies infectieuse^. )

Mais, en dehors des bains, on emploie souvent avec succès l’hydrothérapie froide ou chaude (douches, etc.), dans beaucoup d’affections de l’enfance. (Voir articles Chlorose, Chloro-anémie, Chorée, Dyspepsie, Hystérie et Maladies nerveuses, etc.) Dans toutes ces affections, nous avons essayé de faire ressortir les particularités de cette méthode applicable à l’enfance. Nous y renvoyons le lecteur.

Hypertrophie. — (Voir les articles Amygdales, Cerveau, Cœur, Foie, Rate.)

HYPOSPADIAS

Hypodermiques (Injections). -- La voie hypodermique a été souvent employée dans ces dernières années dans la thérapeutique infantile. Les résultats signalés montrent que cette méthode est applicable chez l’enfant. Sans insister ici sur la question de dosage et de posologie, qui doit être considérée avec soin chez l’enfant, nous dirons que la méthode souscutanée ne présente pas des dangers plus grands que chez l’adulte.

West avait, jadis, eu recours à la voie hypo3ermique pour administrer la morphine. Il en avait obtenu des succès très réels et se servait de solutions de de

morphine pour 30 grammes d’excipient. Cet auteur injectait 5 à dO gouttes et n’a jamais eu d’accidents.

Voici les médicaments qui ont été employés le plus souvent, et leurs indications principales :

Injection de quinine (chlorhydrate de quinine de préférence) dans les fièvres intermittentes compliquées de gastrites ou de vomissements incoercibles.

Injection de caféine, d'éther, d’huile camphrée, dans les maladies accompagnées de phénomènes adynamiques.

Injection de sels de mercure, d'eucalyptol, de gciiacol iodoformé, dans la syphilis et la tuberculose.

Injection d’éther iodoformé, de naphtol camphré, dans les ganglions tuberculeux.

Injection de chlorure de zinc (L.vnnelongue), tuberculisation articulaire.

Ces essais de médication indirecte et directe, par voie hypodermique, ont donné des résultats et montrent qu’on doit y avoir recours dans certains cas donnés. Nous avons simplement tenu à signaler ici les injections le plus ordinairement employées.

Hypospadias. — Cette affection peut présenter

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