HERPÈS
trouvés d’un bandage approprié, et même du bandage en fer à cheval. Nous conseillons, cependant, d en surveiller l’application et le maintien. , .
Les accidents (engouement, étranglement, etc.), sont exceptionnels chez l’enfant, mais ils existent. De plus,
certaines hernies, par leur volume, leur irréductibilité et par les douleurs qu’elles occasionnent, reclament parfois l’intervention chirurgicale. Lorsque les indications en sont nettes, il ne faut pas hésiter à y recourir. Les enfants supportent très bien l’opération (Breton) et grâce à l’application des procédés antiseptiques, elle
est simple et sans danger. ^
Disons cependant, avec de Saint-Germain, quon est obligé rarement d’avoir recours à la kelotomie chez
l’enfant, car la réduction sous le chloroforme réussit très
souvent. L’application consécutive d’un bandage approprié amène la guérison dans la majorité des cas. Pour ce qui est des hernies ombilicales, l’éfranglement et l’intervention sont exceptionnels.
Herpès. Herpès labialis, génital. — (Voir art. Peau.) Herpès circiné. — L’herpès circiné est une affection de la peau, qui relèverait également du tricophyton de l’herpès tonsurans ou teigne. ^
Cette affection est bénigne; elle guérit seule le plus souvent. Si elle se prolonge ou s’étend, on lui appliquera, à part l’épilation, la même médication que celle de la teigne. Nous nous contentons, en general, de quelques badigeonnages de teinture d’iode, en ayant soin de dépasser les limites du mal de 1 centimètre à. 1 centimètrel/2 environ.
(Pommade.)
Vaseline..; 30 grammes.
Turbith minéral..2 a 4
En onction matin et soir.
HEEPÉS
On peut également employer les lotions au sublimé ou les frictions mercurielles.
Herpès tonsurans (teigne). — Affection du cuir chevelu, fréquente dans le jeune âge; elle devient exceptionnelle après quinze ans. A l’encontre du favus, elle s’observe surtout dans les villes.
Les causes en sont la malpropreté et la contagion (chapeaux, peignes, pensionnats). Baginski ajoute que la teigne existe chez les animaux domestiques et qu’elle peut être ainsi transmise à l’homme. Vidal et Brocq pensent, avec raison, que les scrofuleux semblent atteints plus souvent que les autres enfants.
Gette affection se complique souvent de furonculose, eczéma, impétigo, et on sera appelé assez souvent à soigner ces complications.
1“ Traitement. — Améliorer les conditions hygiéniques et l’état général.
2° Prophylaxie. — On commencera par isoler l’enfant atteint de teigne et à désinfecter ses effets.
^ Dans les pensionnats, dans les écoles, etc., on évitera l’apparition et la contagion de cette affection rebelle par les précautions suivantes (Nicolle) :
1° Ne pas admettre les enfants sans certificat de médecin.
2° Tenir les cheveux courts à cause de la surveillance plus facile.
3» Faire nettoyer la tête des enfants tous les deux
jours avec de l’eau chaude et du savon.
4° Eviter les changements de coiffure, attribuer à chaque enfant ses objets de toilette.
5» Exclusion des teigneux jusqu’à guérison complète. (Voir plus loin.)
3» Traitement proprement dit. — La thérapeutique
est assez variable avec les auteurs. Quoi qu’il en soit, cette maladie exige un traitement sérieux et prolongé.
La partie principale du traitement consiste dans l’épilation ou le raclage de la partie malade. Quelques auteurs ont essayé de remplacer l’épilation par les frictions irritantes; c’est ainsi que l’huile de croton a été préconisée par Ladreit de La Charrière.
Voici le traitement préconisé par MM. Besnier et Brocq. Couper les cheveux et les maintenir ras. Laver soigneusement la tête avec de l’eau chaude et du savon, à l’acide borique ou à l’acide salicylique. Ce lavage doit être quotidien.
Enduire les plaques de corps gras pour faire disparaître les croûtes et les pellicules. On peut se servir d’huile, de vaseline, de lanoline simple ou associée à des parasiticides (acide phénique, sulfate de cuivre, naphtol, turbith minéral, ichthyol).
On fait ensuite un léger raclage de la région qui est alors épilée; le cercle d’épilation doit dépasser les plaques de 6 à 8 millimètres. Les séances d’épilation ne seront jamais prolongées ; elles seront plus ou moins répétées, suivant l’étendue des lésions et la marche de l’affection.
On fera, en outre, tous les jours, des lotions sur tout le cuir chevelu avec des solutions de biiodure ou de bichlorure de mercure. Ces solutions seront dédoublées lorqu’elles occasionneront de l’irritation ou seront remplacées par des onctions avec des glycérolés phéniqués (Baginski) ou sublimés (Hahrisson), ou par des onctions avec l’huile de cade, les pommades soufrées, etc., suivant les auteurs.
Entre les séances, les plaques seront recouvertes de rondelles de Vigo.
Quinquaud préconise un moyen plus énergique, basé