‹ Clinique et thérapeutique infantiles (volume 2)Chapitre 27 sur 63 · PARALYSIES · texte numérisé non relu

PARALYSIES

encore à la voie hypodermique (Jacobi); cet auteur pratique ces injections dans le voisinage des muscles paralysés. Dans les formes bénignes, on conseillera l’hydrothérapie, l’exercice en plein air.

Tous les auteurs insistent avec raison, quelle que soit la gravité de la paralysie, sur la nécessité d’une médication tonique (vins généreux, alcool,'etc.).

Lorsque les localisations sont plus nombreuses, la situation est toujours grave. Aussi, nous conseillons le repos au lit, dans des chambres bien aérées ; on surveillera avec soin le muscle cardiaque (voir plus loin); si la paralysie du voile du palais rend l’alimentation difficile, on aura recours à la sonde œsophagienne. C’est dans ces cas qu’il faut s’attacher à remonter le malade, et qu’on insistera sur le sulfate de strychnine.

L’électrisation variera forcément avec les localisations. A ce sujet, voici quelques détails utiles à connaître. On fera surtout usage de l’électricité galvanique. Adler donne les renseignements suivants pour les points à électriser. Paralysie du voile du palais ; le pôle positit sera placé à la nuque, le pôle négatif le long du cou. ,

Paralysie de l’œil : le pôle négatif sera mis dans e voisinage de l’organe. Paralysie des membres : pôle positif sur les lombes, pôle négatif sur les membres, etc.

La paralysie du pneumogastrique doit nous arrêter quelques instants; en effet, c’est de la localisation a ces nerfs que résulte le pronostic sombre des paralysies diphtéritiques (action sur le cœur). Ajoutons que ces paralysies sont heureusement assez rares. Sus a tort bien étudié ce point, et nous résumerons ici ses conclu-

sions. , .A

Cette localisation se manifeste par des symptômes intestinaux (douleurs abdominales, anorexie, vomissements), des symptômes pulmonaires (dyspnee variable) augmentation des mouvements respiratoires, des symp-

PEAU

tômes cardiaques et circulatoires (pâleur de la face, ralentissement du pouls, douleurs précordiales).

Tous ces symptômes existent rarement en même temps; mais, si on les constate sur le même sujet, on peut porter un pronostic des plus sombres, avec mort rapide. Ce qu’il faut savoir, c’est que ces symptômes de paralysie du pneumogastrique peuvent arriver dans la paralysie locale (simple paralysie du voile du palais) ; dès lors, on réservera le pronostic de toute paralysie diphtéritique. Ziemsen signale également les lésions du nerf vague dans des paralysies incomplètes et fait un pronostic réservé dans tous les cas en raison du peu d’efficacité des traitements.

Peut-on obvier à cette localisation? cela ne semble guère possible. Quant au traitement proprement dit, le seul qui ait produit quelques résultats est l’application de l’électricité au niveau du cœur et sur la partie postérieure du thorax.

4“ Paralysies hystériques. — (Voir ce mot.)

Parotidites. — (Voir Oreillons.)

Peau (maladies de la). — Nous avons déjà vu dans le courant de ce livre quelques-unes des affections cutanées; elles étaient pour la plupart exclusives à l’enfance, et nous leur avons consacré des articles spéciaux. Nous allons maintenant décrire le traitement des autres affections qu’on observe à cet âge. Quelquesunes même y sont très fréquentes. Pour cette étude, nous suivrons Tordre alphabétique, qui répond mieux à Tesprit de notre livre.

Acné. — C’est une affection de la puberté plutôt que del’enfance; mais elle peut se rencontrer dans le

PBAXJ

ieune âse, particulièrement chez les enfants mal soignés et mal nourris, chez les enfants affaiblis et cachectiques.

Traitement général. — On fera appliquer une bonne hygiène générale; s’il y a des causes d’irritation externe, on les écartera par une propreté minutieuse. A la puberté, chercher à stimuler les fonctions cutanées. Le ré°-ime sera surveillé ainsi que les fonctions digestives (laxatifs). Lorsque l’état général laisse à désirer, on donnera de l’huile de foie de morue (lymphatisme), les ferrugineux et les arsenicaux (chlorose, anemie).

A Tintérieur, on pourra essayer le soufre, les sulfureux, le mercure ou les sels de lithine (Brocq).

Les eaux minérales chlorurées, sodiques, ferrugineuses, arsenicales et sulfureuses, devront faire partie du traitement interne; leurs indications varieront avec la nature du terrain.

Traitement local. — La sensibilité de la peau exige des précautions dans le traitement topique. On commencera par les lotions et les pulvérisations d eau

'^^Les'^lotionS tièdes avec des savons médicamenteux (ichthyol, etc.), seront essayées ensuite. Dans l’intervalle, on fera des onctions avec des pommades à base de camphre, de soufre, de naphtol. ^

L’oxyde de zinc, l’acide salicylique ont egalement leurs indications. Enfin, on essayera de modifier les lésions par des lotions alcoolisées.

Le traitement de l’acné polymorphe des strumeux, sera à peu près le même; on fera usage des sulfureux, du savon noir, de frictions alcoolisées, etc.

BHOCQ.

Il, Acide salicylique.

Soufre précipite...

Oxyde de zinc.

Vaseline pure ou corat sans eau.

0Sr,15.

Qgr.SO.

3 grammes,

PEAÜ

Ecthyma. — L’ecthyma existe surtout chez les enfants âgés. Mais il existe un ecthyma infantile ; il est alors ulcéreux et arrive chez des enfants cachectiques; il indique un mauvais état général.

Cette affection est contagieuse, inoculable et autoinoculable (grattage) ; elle complique beaucoup de dermatoses (Hébra, Vidal). L’état général a une grande influence sur son apparition.

Traitement général. — Il variera avec la nature du terrain ; par exemple, dans la scrofule, on ordonnera des préparations ferrugineuses et iodées, etc.; dans tous les cas, on instituera une bonne hygiène générale et une médication tonique.

Traitement local. — Écarter les causes de l’ecthyma (irritation), saleté, parasites. Éviter autant que possible le grattage à l’aide des mains et l’auto-inoculation.consécutive; en emploiera les bains sulfureux, les lotions, les enveloppements caoutchoutés. On procédera ensuite àl’antisepsie des plaies, par les lavages au chloral 1/200, à l’acide phénique 1 0/0, au sublimé dédoublé (solution de Van Swieten). Les pansements se feront avec des pommades à Tiodoforme, à l’acide borique, à l’oxyde de zinc, au naphtol; il vaut mieux se servir simplement de ces agents antiseptiques en poudre.

L’ecthyma ulcéreux des enfants sera traité par les lotions astringentes (feuilles de noyer), par les poudres (chêne, café, quinquina, ratanhia). Ici, en effet, on doit combattre l’atonie des ulcérations ; dans la majorité des cas, nous nous contenterons du vin aromatique ou de solutions au nitrate d’argent. Inutile d’insister sur la nécessité, dans ce cas, de relever l’état général.

Favus {Teigne faneuse). — Maladie du cuir chevelu produite par l’achorion Schœnleinii ; elle est fréquente chez les enfants entre trois et six ans, et plus particu-

lièrement chez les enfants scrofnleux et lymphatiques Les écoles sont de véritables centres de contagion et, c^slle-ci, favorisée par la saleté et la négligence, est la seule cause déterminante. ^

Cette affection est sérieusepar sa longue duree, et par^ fois désespérante; elle est souvent grave lorsqn elle est mal soignée (alopécie cicatricielle définitive) (Brocq).

Le traitement général a ici une importance moindre ; cep^endant, on combattra la débilite, la scrofule lorsqu’elles existent. La prophylaxie a au contraire, une

importance capitale : soins de propreté, isolement immédiat et prolongé des petits malades, etc.

Traitement local. - H est sensiblement le même que celui de la teigne tondante (Brocq). On commencera par nettoyer la tête et par couper les timètre de longueur environ. On songera ensuite a fai disparaître les croûtes ; pour cel^a, on se ?

gras (huile d’amandes douces, d olives, de ricin, de foie de morue). , ,

Ce résultat obtenu, on les enlèvera par des savon noir, à la décoction de bois de Panama. Lorsque les croûtes sont très épaisses, on peut ®“P'®y®® loppements de caoutchouc, les pansements humides sim pies ou antiseptiques (acide salicyhque, phenique, etc.). ^ Après ces nettoyages, qui durent trois a ®mq Çuis on procède à un point important du traitement 1 epi afmn; celle-ci sera méthodique, et intéressera tout le cuir chevelu, lorsque le favus est disséminé.

L’épilation se fait par courtes séances, afin de ne pas Lguer et de ne pas faire trop souffrir le petit Llade. Les surfaces épilées ne dépasseront pas 1 2 ou 3 centimètres carrés chaque fois. B™cq dit j on soulage la douleur parles onctions a 1 huile de cade et par les pommades à la cocaïne. Les pansements humides

PEAU

sont utiles pour combattre l’inflammation consécutive. On a essayé, sans grand succès, de remplacer l’épilation par le grattage, l’huile de croton (Descroizilles). Après et entre les séances d’épilation, on badigeonnera les surfaces malades avec des solutions phéniquées de sublimé 3 0/0 (Baginski), d’acide chrysophanique, de naphtol. Comme Brocq,, nous employons de préférence les pommades au turbith minéral (1 gramme pour 10), au sulfate ou à l’acétate de cuivre (O^^SO à 1 gramme).

Tous ces topiques seront supprimés et remplacés par les émollients, si l’irritation est trop vive. Ajoutons qu’on a préconisé encore, comme parasiticides après les séances d’épilation, la teinture d’iode, surtout dans les régions glabres, les frictions à l’huile de cade, au naphtol, à l’ichthyol (Besnier). Les applications des pommades signalées plus haut et de l’emplâtre de Vigo se feront entre les séances.

Après cette thérapeutique active, on laisse l’enfant au repos plusieurs semaines, en continuant simplement les topiques. Les cheveux repoussent et on procède à une autre épilation, et ainsi de suite.

Grâce à ces moyens, on voit les parties faviques diminuer chaque fois ; mais on devra continuer tant qu'il se formera des croûtes. Cette diminution des godets faviques, la disparition de la rougeur et de la desquamation sont de bons indices de guérison (Brocq).

Néanmoins, la surveillance devra se prolonger plusieurs mois, car la durée moyenne de cette alïection varie entre dix mois et trois ans. Quant à la guérison certaine, on ne peut l’annoncer guère que deux mois après la disparition de tout godet favique.

Herpès. — L’herpès a diverses manifestations et ne semble pas être une affection unique et identique

‘ir*re\‘r?— «etestle phé^^^

.pp.?eSprincip.l,da„sl'he,-pàB»s.er,la«êvr.herpe-

SSBsFSs^FrH

certaim CS, où les bulles sont ouvertes et ùleereeem les touchera avec une solution de nitrate d ar„e à 1/10.

isSÉESSSS

;Slll«5ss:s

^issss

PEAU

utiles pour diminuer la sécheresse de la peau : huiles, huile de foie de morue, lanoline. L’allaitement au sein est indispensable, si on veut tenter de sauver les jeunes enfants.

Lichen. — Rare chez les enfants. On a pu y rencontrer les différentes variétés signalées chez l’adulte. Brocq dit que bien des affections, désignées sous le nom de lichen, n’en sont pas : le lichen scrofuleux, par exemple. Seulement, ajoute cet auteur, il faut savoir qu’il y a des lichénifications de certaines dermatoses.

Supposons un cas de lichen vrai; voici les moyens de traitement à suivre : l’arsenic à l’intérieur est très indiqué. Le régime alimentaire sera sévère.

Le traitement externe consiste à appliquer des emplâtres et des pommades. Vidal conseille les onctions avec l’huile de foie de morue.

On a préconisé encore : les pommades à l’acide phénique (Unna), à la résorcine, à l’acide salicylique, à l’huile de cade.

Les cautérisations ignées légères auraient donné quelques résultats.

Enfin, on veillera à assurer une propreté rigoureuse par des lavages, des bains, des lotions émollientes, etc., bains de sel à deux ou trois kilos pour un bain.

Lupus. — Le lupus a été signalé chez l’enfant; il atteint les enfants scrofuleux; la forme hypertrophique serait plus fréquente que le lupus ulcéreux. Brocq prétend que le lupus vulgaire débute en général dans l’enfance et pendant la jeunesse; Besnier a décrit un lupus vaccinal.

Il faut en connaître la nature tuberculeuse, qui est universellement admise aujourd’hui.

Cette maladie a une longue durée, mais elle peut guérir spontanément; cette guérison succède le plus

souvent à un processus inflammatoire. C’est lui qu i faudra donc créer et les parasiticides ne seront que de adjuvants (Brooo).

Sf/e S‘nr,ts Ç;—

hygiène générale et alimentaire.

local. - Ici, la thérapeutique est.très riche mais nous signalerons seulement la plus indiquée pa? Ccq. Les moyens thérapeutiques peuvent se

mm sanglante : ablation, -dage avec ou -ns nnstiaue- scarification avec ou sans antiseptique,

20 Méthode non sanglante: cautérisations igne ,

"^t'plrakicides, caustiques électifs : arsenic, nitrate d’ar “dde pyrogallique, acide salicylique et creorÏorcine,"Lphtol, camphre, mercuriaux, etc.,

'"bÏSTousS^^^^^^ ^

neté, etc.).

Pelade - La nature en est encore mal déterminée ; le micTOsporon Audouini pas admis par touUe

monde. B^in, Hardy, Malassez, admettent la natur

Page 1