‹ Clinique et thérapeutique infantiles (volume 2)Chapitre 40 sur 63 · RACHITISME · texte numérisé non relu

RACHITISME

jus de viandes; proscrire les fruits acides, le vin, le café, etc.

Médication. — On a remarqué que les lésions rachitiques étaient dues surtout à l’absence des phosphates calcaires.

On a cherché à y remédier par l’emploi des phosphates : os pulvérisés, sirop de phosphate de chaux, phosphate de chaux gélatineux. Deux bonnes préparations sont celles du chlorhydro et du lacto-phosphate de chaux. Comby dit que les laits naturellement phosphatés sont très recommandables; nous avons nousmème obtenu de bons résultats avec les laits artificiellement phosphatés. Comme bien d’autres, nous préconisons l’usage abondant et prolongé de l’huile de foie de morue (10, 20, 30 et 50 grammes par jour, progressivement).

Ce médicament est excellent et ne saurait être remplacé par d’autres corps gras (huile, beurre, glycérine, etc.).

Le phosphore donne également de très bons résultats (Trousseau) ; Kassowitz l’emploie depuis 1879 à la dose de 1/2 à 1 milligramme et a ainsi obtenu de nombreux cas de guérison. Il est préférable, croyons-nous, de l’associer à l’huile de foie de morue.

L’électricité (Tedeschi) a été employée surtout en Italie, où on considère le rachitisme comme d’origine nerveuse ; elle peut rendre quelques services contre les amyotrophies, ainsi que le massage contre les gonflements osseux. Disons enfin que la chirurgie, l’orthopédie seront parfois nécessaires pour le traitement de certaines déformations permanentes (scoliose rachitique, etc.).

En résumé, la prophylaxie a une très grande importance, et on doit s’ingénier à prévenir l’apparition de la maladie. Nous avons vu que la tâche est difficile.

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mais non impossible, et qu’on a obtenu d’excellents résultats avec de la persévérance dans les moyens mis

L’hygiène (générale et alimentaire) suffit bien souvent à arrêter l’évolution de la maladie, et on lui doit

de nombreuses guérisons. ,

Enfin la médication associée à l’hygiene amene la guérison dans la très grande majorité des cas.

Rectum. — Le prolapsus du rectum est assez fréquent chez les enfants, et est dû à l’issue par l’anus de la muqueuse rectale. La constipation, la diarrhée, les entérites cholériformes, le rachitisme, les quintes de la coqueluche, les calculs vésicaux, le phimosis, sont des affections qui coïncident ou peuvent provoquer les prolapsus chez les enfants débilites.

Signalons encore la station prolongée sur le vase. ^

Ta.uTBMBNT. — Écarter par une médication appropriée les maladies qui viennent d’être signalées pour prévenir les récidives. La partie qui fait prolapsus sera nettoyee (lavages boriqués) puis enduite de vaseline et réduite Un morceau d’ouate et un bandage en T suffiront souvent pour maintenir la réduction.

On a essayé de combattre le relâchement du sphincter par les lavements froids, les ablutions froides de 1 anus et de son pourtour par l’électricité. A l’intérieur, on a conseillé l’ergotine, le sulfate de strychnine.

Dans certains cas rebelles, on a dû avoir recours a une intervention chirurgicale ; cautérisation au galvanocautère, résection, etc.

Reins. — (Voir Albuminurie, Anasarque, Calculs, Hydronéphrose, Néphrites.)

Rétropharyngiens (Abcès). — Nous conside-

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