SCARLATINE
gras. Ces onctions sont, selon nous, de la plus haute importance.
'3° Médication proprement dite. — Elle s’adresse surtout aux symptômes divers que peut présenter toute scarlatine, même la plus bénigne. Jadis, on attribuait à la belladone une action curative et prophylactique; ce médicament peut être utile au cours de la scarlatine, mais il n’a rien de spécifique. Voici la formule que nous employons dans ce ca’s :
■2f Teinture de cannelle. 30 grammes.
Extrait de belladone.. OS'^tS
De 2 ù. 10 gouttes matin et soir dans un peu d’eau sucrée.
Les différents symptômes qui, par leur intensité, leur durée, peuvent nécessiter une intervention thérapeutique, sont les suivants :
La fièvre, qui est toujours exagérée dans la scarlatine, devient parfois un véritable danger. Un bon traitement antithermique est fourni par les bains. Sui vant le degré de gravité, la persistance de la fièvre, etc., on emploiera les onctions grasses ou les enveloppements mouillés simples ou avec frictions; les bains tièdes (courts ou prolongés), les bains progressivement refroidis et enfin les (bains froids. L’hydrothérapie, dans les cas hypertoxiques, a donné d’excellents résultats; l’action des bains se fait sentir sur la température, qui est abaissée, sur le cœur, sur les phénomènes de stupeur, de collapsus; etc.
Disons cependant que lorsque ces deux derniers symptômes se manifestent, l’administration des bains froids sera faite avec prudence, et devra s’accompagner de frictions excitantes; on donnera en même temps de l’alcool, de l’éther, de la caféine. Les bains seront répétés aussitôt que cela sera nécessaire, et d’après les auteurs ils donnent des résultats supérieurs à l’administration de la quinine, de l’antipyrine, du salicylate de soude ;
SOABLÀTINE
ces médicaments devront cependant être essayés d’abord; nousnous en contentons dans Tes cas légers.
Les troubles nerveux (agitation, convulsions, ataxie, adynamie) sont justiciables du chloral, du bromure, de la digitale et du camphre ; lorsqu’ils relèvent de l’hyperthermie, ils seront efficacement combattus par l’antipyrine.
Le musc (O^LfiO à 1 gramme), le carbonate d’ammoniaque, l’éther, etc., sont indiqués contre le collapsus. La caféine, l’éther et les préparations alcooliques seront employés lorsqu’on constate des phénomènes adynamiques. Dans ces cas encore, on a préconisé la balnéation tiède et même froide (Iemsen, Reimer); nous préférons agir alors par la digitale, l’alcool et autres excitants (quinquina, café).
L’éruption peut tarder à se faire, ou se faire d’une façon anormale, la situation est alors aggravée; on cherchera à favoriser l’éruption par l’acétate d’ammoniaque, les bains de vapeur, les enveloppements mouillés, la pilocarpine.
Comme pour la rougeole, on combattra les formes hémorrhagiques par les acides (acide chlorhydrique dilué), la quinine, le ratanhia, le perchlorure de fer.
Enfin on peut avoir encore à soigner l’angine grave du début (gargarisme, lavages antiseptiques), les sensations pénibles de chaleur de la peau (lotions tièdes, enveloppements humides, onctions avec des corps gras), l’aïbuminurie (régime lacté absolu, diurétiques et diaphorèse, bains chauds et tièdes).
4“ Complications. — Nous ne pouvons insister ici sur le traitement des complications. Nous les avons énumérées plus haut et nous renvoyons aux articles spéciaux où elles sont traitées. Disons seulement qu’elles arrivent le plus souvent à la fin de la maladie et pen-
SOEOFÜLE
dant la convalescence. Cette dernière sera donc étroitement surveillée.
^ Antipyrine... 14 2 grammes.
Sirop de cerises. 30 grammes.
Eau distillée. 100 —
Le salicylate de soude sera donné par Obi-, 25 à 0 b%S 0 dans 30 grammes de lait chaud et bien sucré. On le répétera suivant les indications.
Dans les cas moyens nous faisons prendre tous les jours une dose de quinine variant de Ob'-, 10 à O^^SS, matin et soir, dans un peu de sirop de réglisse, ou en pilules.
Sclérème. — Le sclérème des nouveau-nés est une affection caractérisée par l’endurcissement de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané qui est, de ce fait, plus ou moins immobilisé. Gomby dit qu’il doit être différencié de l’oedème des nouveau-nés, qui est une infiltration séreuse du tissu cellulaire.
Quoi qu’il en soit, l’étiologie des deux affections présente de grandes ressemblances : enfants nés avant terme, hérédo-syphilitiques, misère physiologique et physique, athrepsie, froid (fréquence pendant l’hiver), (Bouchot, Billard).
Traitement. — Réchauffer l’enfant quia des tendances au refroidissement, frictions alcoolisées, onctions avec des corps gras. Les enfants seront chaudement vêtus, entourés d’ouate; on leur donnera tous les jours des bains simples ou légèrement sinapisés. Comby conseille en outre de ranimer le cœur et la circulation avec quelques gouttes d’alcool, des injections de caféine.
Scoliose. - [Yoir Rachis.)
Scrofule. — La scrofule constitue une véritable diathèse, souvent héréditaire, et répond à un processus