‹ Clinique et thérapeutique infantiles (volume 2)Chapitre 43 sur 63 · SCROFULE · texte numérisé non relu

SCROFULE

clinique qu’on observe fréquemment chez les enfants.

Jadis, les auteurs distinguaient nettement la tuberculose de la scrofule, plus tard, la doctrine de l’unité des deux affections prévalut; aujourd’hui enfin, la théorie dualiste est redevenue en honneur. Ceci revient à dire qu’il y a des enfants scrofuleux non tuberculeux. A ce sujet, G. de Gassicourt, dans une leçon où il insiste sur l’existence des deux diathèses, dit que la question a été tranchée non par la clinique, mais par l’anatomie pathologique. En effet, dit cet auteur, la tuberculose étant une maladie spécifique, parasitaire et infectieuse, toutes les lésions inoculables en séries et produisant des bacilles ou des zooglées, sont tuberculeuses.

Les seules lésions non inoculables sont des affections cutanées, muqueuses, etc., de l’ancienne scrofule.

Terminons ces considérations générales en disant que le terrain scrofuleux prédispose ;i la tuberculose, mais que c’est une des maladies constitutionnelles sur laquelle la médication a plus de prise.

Au point de vue prophylactique, il est bon d’énumérer les causes occasionnelles et prédisposantes de la scrofule ; avec le docteur Aubert, nous les résumerons ainsi :

1° L’air froid, humide et vicié; 2» les habitations insalubres; 3“ l’insuffisance de la lumière solaire; 4“. les mariages consanguins; 5° l’alcoolisme (des parents et des enfants); 6»une alimentation défectueuse et insuffisante.. Ajoutons, avec Comby, l’influence très grande des maladies infectieuses et surtout de la rougeole.

L’hérédité est indiscutable, surtout lorsque les parents sont tuberculeux.

En résumé, nous trouvons dans l’étiologie de la scrofule les défauts d’hygiène, l’alimentation défectueuse, les maladies graves (rougeole) et l’hérédité, qui

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