‹ Clinique et thérapeutique infantiles (volume 2)Chapitre 45 sur 63 · Eau distillée... 500 grammes · texte numérisé non relu

Eau distillée... 500 grammes

Chlorhydrate d’ammoniaque... 0gr,10

Chlorure de sodium. Ogqio

Bichlorure de mercure... OSfjiO

En donner une à deux cuillerées à café par jour.

Potion spécifique.

Julep gommeux. 120 grammes,

Protoïodure d’hydrargyre. 0sr,025

De quatre à six cuillerées par jour, avant les tétées.

Tartre stibié. — (Voir Antimoine.)

Teigne faveuse. — (Voir Peau.)

Teigne tondante. — (Voir Herpès tonsurans.)

Terreurs nocturnes. — Les terreurs nocturnes apparaissent surtout dans la deuxième enfance, c’està-dire entre deux, sept et dix ans. Elles sont bien connues des médecins des enfants et ont été étudiées par West, Descroizille, J. Simon, Ollivier, Moizard.

Les conditions étiologiques sont intéressantes à connaître, car elles mettent sur la voie de la thérapeutique. La question du terrain et des causes prédisposantes est d’une influence manifeste. Par exemple, les enfants sujets aux terreurs nocturnes sont des nerveux, des enfants impressionnables, délicats, mal nourris et soumis à une mauvaise hygiène générale.

Nous croyons que la théorie d’Ollivier est très exagérée ; en effet, cet auteur n’attache de l’importance, aü point de vue étiologique, qu’à l’hérédité neuro-pathologique. En un mot, les terreurs nocturnes constitueraient, pour ce médecin, une des formes larvées de l’hystérie.

Nous dirons que les enfants nerveux sont plus atteints que les autres, mais voilà tout.

tbrrbdes nocturnes

A côté de ces prédispositions, il y a des causes occasionnelles. 1-

Parmi celles-ci, il faut signaler en première ligne les troubles digestifs (West, Bodchut, Moizard). En ettet, les terreurs nocturnes résultent, à notre avis, d une mauvaise alimentation, de l’abus des liquides (café, alcool, etc.). La constipation (West), la dentition,les vers intestinaux sont des causes de terreurs nocturnes Signalons enfin les contes, les scènes violentes (Moizard), l’anémie, l’onanisme (Gomby. J. Simon), le coryza chronioue et l’hypertrophie amygdalienne (Baginski), 1 iiritation prolongée de la peau (Moizard), l’epilepsie,

l’hystérie. vi

On voit que les causes sont disparates et qu il est difficile d’en faire une division rationnelle; nous croyons cependant que dans la majorité des cas, mêine dans ceux où on peut remarquer une ou plusieurs de ces causes, il faut attribuer une grande influence aux troubles digestifs.

Le pronostic de cette affection n’est pas grave et varie avec les causes, l’intensité et la durée des crises.

Traitement. - Il doit être prophylactique, c’est-à-dire s’adresser à la cause, et soigner l’état général. Dans ce but, prescrire une bonne hygiène générale, ne pas surmener les enfants, proscrire les contes effrayants, etc. On ordonnera un régime fortifiant, si l’enfant est délicat et anémié. Dans tous les cas, faire suivre une hygiene sévère, combattre la constipation, les dyspepsies, la dilatation de l’estomac. En résumé, diriger le traitement causal d’après l’examen du petit malade.

iRAiTEMENr PROPREMENT DIT. — Il s’adressera surtout à l’excitation cérébrale etaux autres phénomènes nerveux.

Les bains tièdes au moment du coucher, l’administration de sédatifs : bromure de potassium, bromure de

TÉTANIE

sodium (Os^SO à 2 grammes) seront très utiles. Le bromure de strontium agit fort bien dans les terreurs d’origine stomacale.

On pourra encore ordonner avec succès le chloral, la valériane et ses composés, le sulfate de quinine. Nous conseillons de pratiquer l’antisepsie intestinale (benzonaphtol) dans presque tous les cas.

Testicule. — (Voir Épididymite et Orchite.) — Nous ajouterons à ce que nous avons dit dans ces articles, quelques mots sur les testicules tuberculeux chez les enfants. La tuberculose testiculaire est rare avant la puberté (Reclus), mais elle a été signalée chez les enfants, même très jeunes. Guersant, Giraldès en ont observé des cas. Lylod en signale un cas à trois ans, Prestat à neuf mois, Dufour à dix-huit mois.

Au point de vue thérapeutique et prophylactique, il faut savoir que cette localisation tuberculeuse apparaît chez des enfants chétifs, nourris au biberon, nés de parents tuberculeux et habitant avec eux (Laünois). L’évolution en est assez longue, en général, mais elle peut être rapide. On instituera le traitement général de la tuberculose; quant au traitement local il sera le même que chez l’adulte (voir de plus l’article épididymite). Nous avons vu quelques cas guérir lorsque l’état général s’améliorait.

Tétanie. — Maladie connue encore sous le noni de tétanos intermittent (Danéb).

La tétanie n’apparaît guère que dans la première enfance ; parmi les conditions étiologiques, nous signalerons surtout l’hérédité neuro-pathologique, les troubles de la digestion (Baginski), le rachitisme (Schoenberg). La tétanie apparaît encore dans le cours et à la fin de certaines maladies infectieuses, et accompagne

OU complique certaines convulsions (éclampsie, spasme glottique, etc.).

Tbaitembnt. — On aura recours à la médication calmante (bains tièdes, chloral, bromures); on s’attachera à combattre les' troubles digestifs, car ceux-ci oni une grande influence sur l’apparition et la répétition des attaques. Dans quelques cas, on a eu recours aux révulsions le long du rachis, à l’électricité.

L’antipyrine a donné d’excellents résultats dans la tétanie, et il est peut-être permis de rapprocher ces cas des succès obtenus par l’antipyrine dans la chorée.

Tétanos (Tétanos des nouveau-nés). — (Voir Tris-

Thrombose. — (Voir Phlébite des sinus.)

Tics. — On peut observer chez les enfants des tics dès les premiers jours de la vie; ces tics sont alors connus sous le nom de Tic de Saluam ou de spasme irritant.

Les enfants ainsi atteints, sont des nerveux ou issus de nerveux. West, Descroizille rattachent cette névrose à l’épilepsie.

On la traitera par les antispasmodiques et les antinervins.

On observe de plus chez les enfants plus âgés, des mouvements convulsifs de la tête, et mieux, de la face. Descroizille dit qu’on ne peut confondre ces tics non douloureux, ni avec aveclachorée, l’hystérie, l’épilepsie, ni avec certains tics coordonnés influencés par la volonté.

Ces tics, dit cet auteur, durent pour la plupart indéfiniment, et ils ont une influence sur le caractère et l’instruction du jeune sujet; celui-ci devient souvent

Page 1