TRISMUS ET TÉTANOS DES NOUVEAU-NÉS
■if, Teinture de droséra. 10 grammes.
Teinture de belladone. 4 —
Alcoolature de racine d’aconit. 2 —
De 10 à 40 gouttes dans un grog léger. A faire prendre dans la nuit, en cinq ou six fois.
3“ Toux hystérique. —Elle a été étudiée parOllivier; nous la signalons dans ce livre, car elle explique certaines toux persistantes et tenaces chez certains enfants nerveux, hystériques et issus de parents névropathes.
Cette toux doit être traitée, car, à la longue, elle est une cause d’emphysème, de congestion pulmonaire, d’irrégularités cardiaques; enfin, elle prédispose à la tuberculisation.
Le meilleur traitement est celui fourni par l’administration des sédatifs, des antispasmodiques et des toniques (Ollivier).
if Sirop d’écorces d’oranges amères. 120 grammes.
Teinture de jusquiame. 6 —
Bromure de sodium. 8
Une, deux à quatre cuillerées à café par jour.
Nous avons employé avec succès les granules de hyoscyamine dosés à un demi-milligramme et répétés tontes les quatre heures.
Trachéite. — (Voir Bronchite.)
Trismus et tétanos des nouveau-nés. —
Le tétanos des nonveaii-nés est dû, comme celui.de l’adulte, à la pénétration, dans l’économie, du microbe de Nicolaïer. Pour cela, il suffît d’une plaie servant de porte d’entrée ; la plaie ombilicale est la porte d’entrée ordinaire, et explique la fréquence du trismus chez le nouveau-né.
Cette fréquence est d’ailleurs très relative, car dans
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nos climats la maladie est exceptionnelle ; il faut savoir cependant que le trismus a décimé jadis certaines maternités (Pétersboühg, Dublin). Ces épidémies n’existent plus, grâce à l’application de l’antisepsie.
A côté du microbe et de la porte d’entrée, il faut signaler des prédispositions telles que celles de la race nègre et des causes occasionnelles telles que le froid (Islande), la chaleur (régions tropicales).
Le pronostic de cette affection est presque absolument fatal.
Au point de vue prophylactique, signalons une antisepsie rigoureuse de la plaie ombilicale, l’isolement en temps d’épidémies et l’évacuation des maternités lorsque le tétanos s’y déclare.
Traitement de l’affection déclarée. — On a préconisé bien des médications, la fève de Calabar (Monti), le chloral (Monti, Aschbnthaler) ; le premier médicament se donne en injections sous-cutanées, le second en lavements. Ces deux médications ont fait enregistrer quelques succès ; d’autres fois, ils sont restés sans effet (Steiner). On a vanté aussi le cannabis indica (de 3, 5 milligrammes à 2 et 3 centigrammes).
Dans certains cas, on pourra recourir au chloroforme, au nitrite d’amyle, mais avec prudence. Baginski n’ose pas les employer.
Enfin, dans ces dernières années, on a tenté de traiter le tétanos des nouveau-nés par les injections de sérum d’animal rendu réfractaire (Kitosato, Cattani et Tizzoni); les injections d’acide phénique, de sublimé corrosif (Bacceli), de bromhydrate de conicine (Demme). Terminons en disant que Tentant sera placé dans une chambre obscure, éloignée du bruit, mais aérée. On le nourrira par la sonde œsophagienne.
Lorsque lafièvre est très élevée Baginski conseille d’essayer les antipyrétiques et en particulier Tantipyrine.