VACCINATION
car ils permettent de vacciner en tous temps et en tous lieux.
Nous n’avons pas à entrer dans le détail des procédés opératoires de l’inoculation ; nous dirons seulement que celle-ci doit être faite proprement, c’est-à-dire d’une façon aseptique. En effet, il ne faut pas que la vaccination se complique de phénomènes inflammatoires autres que ceux qui résultent de l’inoculation vaccinifère. On devra donc laver avec des solutions antiseptiques la région choisie pour l’inoculation; celle-ci faite, on cherchera à assurer l’asepsie de la région par des pansements propres : ouate hydrophile et même boriquée.
Nous avons l’habitude de recouvrir, pendant les premiers jours, chacun des points inoculés, avec de petits morceaux de baudruche gommée.
A quel âge doit-on vacciner l’enfant? A moins de contre-indications, il nous semble préférable de le vacciner dans les trois premiers mois de la vie. Nous attendrons de préférence la cinquième ou sixième semaine.
Disons cependant qu’on peut vacciner l’enfant dès les premiers jours de la vie. En effet, les nouveau-nés supportent très bien la vaccination (Gusserow).
Ils semblent moins réfractaires que plus tard, car la vaccination réussit alors dans presque tous les cas. Quant à l’immunité conférée, elle est la même que lorsque l’enfant est plus âgé. Cette vaccination du nouveau-né nous conduit à parler de la vaccination pendant la grossesse; disons simplement qu’elle n’assure à l’enfant aucune immunité (Gdsserow).
En temps d’épidémie variolique, la vaccination ne comporte, à notre avis, aucune contre-indication, et on vaccinera les enfants dès la naissance, à partir du huitième jour.