ALBUMINURIE
Elle appartient à la classe des albuminuries infectieuses. Disons qu’on a signalé chez l’enfant, moins que chez l’adulte cependant, des albuminuries'toxiques apparaissant sous l’influence de l’acool, du plomb, du mercure, etc.
Nous ne nous occuperons ici que des albuminuries infectieuses, et de la plus importante, celle de la scarlatine. La prophylaxie ne doit pas être négligée (Vogel, Blache) ; elle consistera à surveiller attentivement les fonctions rénales, à entourer l’enfant de soins hygiéniques, à bien suivre la desquamation et à insister sur l’usage du lait dansl’alimentation. On aura ainsi l’avantage de soigner la lésion dès les premiers symptômes si on ne la prévient pas. Le traitement de l’albuminurie consiste surtout à soumettre l’enfant au régime lacté absolu. Le lait est ici un tonique et un diurétique excellent et il est admirablement bien supporté par les enfants (Baginski).
L’enfant sera purgé de temps en temps; l’intestin devient alors une excellente voie d’élimination. D’Espine et Picot préconisent les drastiques énergiques, jalap, scammonée, à Os^SO, eau-de-vie allemande, 4 à
10 grammes, suivant l’âge. Nous croyons au contraire qu’il faut agir très prudemment avec les drastiques, et les purgatifs salins semblent préférables ici. Vogel préconise le calomel, l’huile de ricin et plus tard le séné,la coloquinte; cetauteurconseille d’éviterles salins, à cause de leur absorption et élimination par les reins.
Nous ajouterons que nous n’avons jamais observé ces inconvénients quand ces purgatifs étaient administrés avec prudence. On se montrera sobre de révulsions intestinales énergiques quand il y aura de la tendance à la diarrhée. West condamne également les cathartiques qui anémient et qui ont une action fort énergique sur le tube digestif.